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Roger Blackburn
Le Quotidien
Roger Blackburn
Natif de Chibougamau, Tommy Surprenant, un préposé à l’accueil du secteur Nicabau, accompagne les clients des nouveaux chalets Horizon.
Natif de Chibougamau, Tommy Surprenant, un préposé à l’accueil du secteur Nicabau, accompagne les clients des nouveaux chalets Horizon.

Engouement autour des chalets horizon  [VIDÉO]

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Pendant que les ministres du gouvernement du Québec et les membres de la direction de la Sépaq dévoilaient la réalisation de quatre chalets Horizon sur les rives du lac Nicabau, dans la Réserve faunique Ashuapmushuan, au coût de 2,6 millions de dollars, je pêchais le doré en face de ces magnifiques chalets qui sont à la hauteur de ce que peut offrir ce magnifique territoire.
Le chroniqueur du <em>Progrès</em> avec un doré capturé sur le grand lac Nicabau soufflé par un grand vent du nord.

« C’est une véritable folie, c’est un engouement incroyable. Tous nos forfaits de location ont disparu en une seule journée », rapporte Aurélien Launière, directeur de la Réserve.

Les chalets Horizon étaient attendus par la clientèle. La Sépaq devait commencer les réservations au mois de novembre, mais en raison de la pandémie, le processus a été retardé.

Les chalets Horizon offrent une belle luminosité grâce à de grandes fenêtres.

« Nous avions commencé à préparer le terrain il y a quelques mois, nous avions affiché la réalisation du projet au poste d’accueil, et les gens s’informaient du produit. Nous avons montré des photos des chalets Horizon dans la réserve Saint-Maurice pour montrer à la clientèle ce qui allait se construire au lac Nicabau », rapporte Aurélien Launière.

Forte demande
« Le téléphone a sonné sans arrêt à partir du mois de novembre. Les gens voulaient réserver. Après les Fêtes, j’ai dit à la direction qu’il fallait faire que chose, on passait notre temps au téléphone à répondre aux gens qui voulaient louer. Quand on a ouvert les réservations en février, nous avons tout vendu les forfaits en une seule journée », raconte le directeur avec un beau problème sur les bras.

Jérôme Bergeron de Saint-Félicien a oeuvré dans les camps rustiques du secteur Chigoubiche avant de se retrouver au secteur Nicabau. Il passe l’été dans la Réserve Ashuapmushuan avant de partir guider au chevreuil à Sépaq Anticosti à la fin août.

Pour la saison estivale, il reste quelques forfaits d’une nuitée seulement, tout le reste du calendrier a été vendu et les réservations ont déjà commencé pour la saison 2022. Il était temps que cette réserve faunique profite d’investissements majeurs pour mettre en valeur ce territoire impressionnant d’environ 4500 kilomètres carrés situé entre Chibougamau et La Doré, au nord du Lac-Saint-Jean.

Le secteur d’hébergement du lac Nicabau (« lac entouré de foin » en langue innue) est situé au kilomètre 164 sur la route 167, à près de 300 kilomètres de Chicoutimi (475 km de Québec et 500 km de Trois-Rivières). J’ai rencontré des gens de Trois-Rivières, de Montréal et de Québec qui avaient fait le trajet dans la journée. Il faut parcourir trois kilomètres de chemin en gravier pour atteindre le site d’hébergement superbement aménagé en harmonie avec le milieu forestier.

Tommy Surprenant de Chibougamau, finissant du programme de Protection et Exploitation de territoires fauniques de la polyvalente de La Baie offre le service de filets de doré en porte-feuille pour la clientèle prêt à payer pour ce service.

C’est flambant neuf, il manque un peu d’aménagement pour que tout soit parfait. Les quatre chalets éloignés les uns des autres offrent une grande intimité et une vue sur le plan d’eau. La clientèle peut choisir de pêcher sur le grand lac Nicabau ou sur un des 17 autres lacs disponibles dans le plan de pêche.

À l’accueil, les préposés peuvent vous informer des possibilités qui s’offrent à vous. Une affiche indique les différents lacs de pêche disponibles en précisant le nombre de kilomètres à parcourir pour s’y rendre, la grandeur du lac en hectares, les espèces de poissons disponibles, le type de véhicule nécessaire pour se rendre au lac (VUS, 4X4, auto, VTT), le nombre de chaloupes disponibles sur le lac et les conditions pour la mise à l’eau des embarcations personnelles. Les clients peuvent profiter des chaloupes en aluminium de la Sépaq ou utiliser leur embarcation personnelle, selon les facilités aux abords des lacs.

Accessibilité
L’accessibilité au lac de pêche est un élément important, dans ce genre d’expédition. « Il fallait qu’un budget d’entretien des chemins forestiers accompagne ce projet d’hébergement. Nous investissons des sommes importantes chaque année et nous avons ajouté des interventions sur le réseau routier forestier qui figure dans le plan de pêche du secteur Nicabau », a fait valoir le directeur de la réserve.

Trois des quatre chalets Horizon comptent deux chambres et peuvent accueillir jusqu’à quatre personnes et un autre peut héberger six personnes dans ses trois chambres disponibles. On note également un chalet de gardien, un poste d’accueil, un abri d’éviscération, un garage et deux quais.

Karol Connelly de Mashteuiatsh, responsable de l’accueil du secteur Nicabau et des nouveaux chalets Horizon dans la Réserve faunique Ashuapmushuan.

« Nous avons reçu les quais en fin de semaine, mais on attendait le permis du ministère pour les installer. Le printemps hâtif a été salutaire dans l’aménagement des chalets. Nous avons réussi à les rendre disponibles à la location à temps pour la chasse à l’ours printanière », ajoute le directeur Launière, qui est très fier de cette réalisation.

« Ça va générer une nouvelle clientèle. Déjà, on voit un changement. Ce sont des couples ou des familles qui louent les chalets. Le site d’hébergement du lac Chigoubiche existe encore, mais ce sont essentiellement des groupes de pêcheurs qui louent les chalets rustiques », fait valoir Aurélien Launière.

Quand il n’y a pas d’interdiction de feu à ciel ouvert de la SOPFEU, la clientèle peut se regrouper autour d’un feu, devant les chalets.

En terminant notre entretien, le directeur de la réserve n’en revient pas de la popularité du plein air générée par la pandémie. « L’été dernier, tous nos sites de camping étaient pleins, il n’y avait pas une place de disponible. On parle ici de sites de camping sans services, sauf au lac Chigoubiche, où nous avons un bloc sanitaire. Les gens voulaient quitter la ville pour se retrouver en nature, ils étaient vraiment tannés du confinement », fait-il part.

Le chroniqueur a été reçu gracieusement par la Sépaq pour ce reportage.