L’ancien joueur des Élites de Jonquière et des Saguenéens de Chicoutimi, Jérémy Fortin, a profité d’un entretien en direct sur Instagram pour partager son parcours et inviter les jeunes qui ont été repêchés à savourer leur expérience et à travailler sans relâche, que ce soit sur la glace ou dans leurs livres. Photo Instagram des Élites de Jonquière
L’ancien joueur des Élites de Jonquière et des Saguenéens de Chicoutimi, Jérémy Fortin, a profité d’un entretien en direct sur Instagram pour partager son parcours et inviter les jeunes qui ont été repêchés à savourer leur expérience et à travailler sans relâche, que ce soit sur la glace ou dans leurs livres. Photo Instagram des Élites de Jonquière

Travailler sans relâche, sur la glace et à l’école: le message de Jérémy Fortin

Lors d’un direct sur la page Instagram des Élites de Jonquière tenu dimanche soir, les jeunes joueurs repêchés ont pu recevoir d’excellents conseils lors du témoignage d’un ancien porte-couleurs de la formation jonquiéroise midget AAA en Jérémy Fortin, un Dolmissois qui a évolué pour les Saguenéens de Chicoutimi durant deux saisons (2017-19).

Cinq joueurs des Élites ont été sélectionnés dans le cadre du repêchage virtuel de la Ligue de hockey junior majeur du Québec tenu vendredi et samedi. Outre le défenseur Maveric Lamoureux repêché en première ronde par Drummondville (12e au total) et l’attaquant Félix Gagnon en deuxième ronde par Baie-Comeau (24e), trois autres joueurs des Élites de Jonquière ont été réclamés, soit l’attaquant Gabriel Tremblay par Drummondville en 8e ronde (143e), l’attaquant François Breton par Rouyn-Noranda au 12e tour (212e), et l’attaquant Charles-Antoine Tremblay par Baie-Comeau au 12e tour (215e).

Durant l’entrevue menée par la directrice des communications, Anick Berger, Jérémy Fortin a partagé son parcours depuis qu’il a été sélectionné en 2015 par les Cataractes de Shawinigan. «C’est un long processus, le repêchage et c’est difficile à gérer parce que tu ne contrôles rien. Moi, quand j’ai entendu prononcer mon nom, j’étais vraiment soulagé et content», a-t-il raconté, en avouant que la suite reste vague tellement les émotions sont fortes. «C’est spécial comme journée et honnêtement, je pense que c’est de loin mon plus beau souvenir de hockey depuis que j’ai commencé à jouer», assure celui qui a passé la dernière saison avec les Flames de Gatineau dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec.

L’athlète qui aura bientôt 21 ans n’avait aussi que des éloges concernant ses deux saisons passées avec les Saguenéens. Et il a aussi profité de l’occasion pour partager trois conseils aux joueurs qui feront leur entrée dans le circuit Courteau.

Le premier, ne jamais se ménager parce qu’on a fait l’équipe. «Quand tu arrives junior, il n’y a jamais rien d’acquis. Il y a toujours d’autres joueurs qui veulent ta place et te poussent. Il faut toujours avoir la pédale dans le plancher et travailler fort tous les jours», souligne-t-il dans un premier temps.

Il faut ensuite savourer le moment, car le stage junior passe rapidement. «Tout le monde qui a vécu le junior majeur le dit : ça passe vraiment vite! On dirait que quand on a 16 ans, on est jeune et on se sent intouchable, mais c’est vraiment vrai que ça passe vite. Alors je vous dis de vraiment apprécier le moment, que ce soit un voyage en autobus, un dîner au resto, un échauffement ou un but, il faut juste tirer profit de ces moments-là qui sont enrichissants. Ce sont tellement de beaux moments que je recommencerais demain matin.»

L’importance des études

Son dernier conseil et non le moindre est de toujours accorder autant d’importance aux études qu’au hockey, même si ce sport est leur passion première. «C’est tellement le fun de jouer au hockey que ce serait facile de vouloir arrêter les études. Moi, cette année, quand j’ai terminé mon hockey et que j’avais des options un peu boiteuses, j’étais vraiment content d’avoir complété mon parcours scolaire.»

Pour lui, les équipes offrent beaucoup de soutien aux joueurs pour bien concilier hockey et études malgré les nombreux matchs et voyagements. «Il faut être fou pour ne pas profiter de la chance qu’on a lorsqu’on arrive dans le junior majeur, de ne pas profiter de tous les outils qu’ils nous donnent. Tu pars sur la route, tu as des professeurs qui nous suivent, tu as des périodes d’études. Tu peux avoir des cours privés quand tu as de la difficulté dans une matière. Oui, il faut que tu sois à ton affaire, mais au bout de la ligne, c’est vraiment faisable. Ton éthique de travail doit être A1, mais il n’y a pas de secret. Il faut que tu travailles et ça se fait vraiment bien», affirme le Jeannois qui estime que le junior majeur lui a permis de grandir et d’acquérir de saines habitudes de vie en plus de forger sa personnalité.

Résilience

François Breton fait aussi partie des beaux témoignages de la soirée. L’attaquant avait en effet connu la déception l’an dernier alors qu’il n’avait pas été réclamé. Cette fois-ci, il avoue que «ç’a été un grand soulagement» d’entendre son nom, lui qui avait connu une «grosse déception l’an dernier». Il a toutefois su tirer profit de ce revers en redoublant d’efforts. «J’ai travaillé fort l’été dernier et toute l’année pour sortir cette année et ç’a été un grand soulagement quand j’ai entendu mon nom. J’étais fier. J’étais avec toute ma famille et ils étaient tous fiers et contents pour moi parce qu’ils savaient tous les efforts que j’avais mis pour atteindre cet objectif», a raconté celui qui a été le deuxième meilleur marqueur des Élites.

Le Chicoutimien, qui aura 17 ans en juillet, a aussi pu comparer l’expérience du repêchage traditionnel avec la formule virtuelle. «C’était mieux l’an dernier, au niveau expérience (même si ça n’avait pas eu le dénouement escompté)», admet-il. «C’est plus l’ambiance. C’est plus grandiose quand tu es là et que tu vois les installations, les équipes. Quand tu es chez vous, ça peut paraître plus banal de voir sortir ton nom sur Internet.» Par contre, la formule virtuelle lui a permis de célébrer avec les siens, ce que ne permet parfois pas le repêchage traditionnel quand il est tenu dans les Maritimes par exemple.

Le jeune homme est aussi fier et heureux de se retrouver avec les Huskies de Rouyn-Noranda. D’anciens joueurs l’ont texté, dont Rafaël Harvey-Pinard, pour lui vanter les mérites de l’organisation. Il a d’ailleurs hâte de retrouver un ancien des Élites, Charles-Édouard Drouin.

Charles-Antoine Tremblay fait aussi partie des joueurs qui ont su saisir leur chance. Le Jonquiérois de 16 ans a commencé la saison avec le Midget Espoir tout en jouant avec les Élites à quelques reprises, dont le Challenge midget AAA en décembre. En janvier, il s’est joint aux Élites pour le reste de la saison. Le jeune avoue qu’il y a une bonne différence entre les deux calibres de jeu, mais il estime avoir été très bien encadré par les entraîneurs Maxime Desruisseaux et Arnaud Dubé.

«Je crois que c’est ce qui a fait en sorte que j’ai connu une bonne fin de saison avec les Élites», avance celui qui a été soulagé d’entendre son nom, même si l’attente fut longue et stressante.

Tremblay avoue que son éthique de travail a sans doute milité en sa faveur auprès de Baie-Comeau et il souhaite continuer à être un travailleur acharné sur la glace et pour la possession de la rondelle, en plus d’offrir de la robustesse. «J’aime livrer de bonnes mises en échec, lancer au filet et aller dans le trafic, là où ça fait mal autrement dit», de conclure celui qui compte aussi apporter de l’offensive et de l’émotion.

Rappelons que quatre joueurs des Espoirs du Sagenay-Lac-Saint-Jean ont aussi été réclamés, soit le défenseur Hugo Larkin (136e) par Val-d’Or, l’attaquant Mathis Gagné (179e) par Drummondville, le défenseur Olivier St-Louis (183e) par Chicoutimi et l’attaquant Félix Riverin (217e) par Shawinigan.