Maveric Lamoureux a été classé au 5e rang sur la liste finale de la Centrale de recrutement de la LHJMQ, au même endroit où son père Patrick, a été sélectionné par les Bisons de Granby en 1991.
Maveric Lamoureux a été classé au 5e rang sur la liste finale de la Centrale de recrutement de la LHJMQ, au même endroit où son père Patrick, a été sélectionné par les Bisons de Granby en 1991.

Repêchage de la LHJMQ: Maveric Lamoureux sur les traces de son père

À pareille date l’an dernier, le défenseur des Élites de Jonquière Maveric Lamoureux était bien loin de penser être choisi en première ronde au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il se demandait tout simplement avec quelle équipe il allait jouer. Un an plus tard, il se retrouve sur les traces de son père Patrick qui a été un choix de première ronde des Bisons de Granby en 1991.

À 14 ans, Maveric Lamoureux a décidé de s’exiler en Ontario afin de poursuivre son développement. Au précamp du printemps l’an dernier, les dirigeants des Vikings de Saint-Eustache l’ont retranché, principalement parce qu’il avait quitté la structure de développement l’année précédente. C’est à ce moment que les Élites entrent dans l’histoire, eux qui ont sauté sur l’occasion lors du repêchage d’équilibre tenu durant la période estivale. Les dirigeants de la formation jonquiéroise n’ont certainement pas regretté leur choix. 

« À cette période-là, je ne pensais pas être classé aussi haut », reconnaît le défenseur format géant qui a cumulé 14 points, dont deux buts, en 38 rencontres la saison dernière, avec un différentiel de +2, tout en passant 54 minutes au banc des pénalités.

Dans un repêchage qui s’annonce dominé par les défenseurs, Maveric Lamoureux s’est donc retrouvé au 5e rang de la liste finale de la Centrale de recrutement de la LHJMQ. « Plus la saison avançait, plus je prenais confiance. Cinquième, je ne m’attendais pas à aussi haut, mais je m’attendais quand même à être bien classé », reconnaît Maveric Lamoureux.

« Je suis vraiment reconnaissant envers les Élites, seulement pour le fait qu’ils m’aient repêché, sinon j’aurais peut-être joué dans le midget espoir. Avec Maxime, j’ai vraiment appris. Il m’a amené à un autre niveau », souligne-t-il à propos de l’entraîneur-chef Maxime Desruisseaux, qui a depuis quitté pour retourner dans l’organisation des Tigres de Victoriaville comme entraîneur associé. 

Pour l’entraîneur qui a passé une saison avec les Élites, l’apport de Maveric Lamoureux a été plus important que prévu au départ. « C’est rare que dans le repêchage d’équilibre que tu as un joueur de cette qualité disponible, met-il en contexte. On était extrêmement contents et on savait que ce serait un bon joueur, mais de là à ce que ce soit un choix de première ronde, il y a une marge. On a été chanceux d’avoir Maveric avec nous. »

Deux semaines avant le début des séries dans la Ligue midget AAA, Maveric Lamoureux a subi une importante blessure au talon, dont il est maintenant complètement rétabli, qui a mis fin à sa saison. 

« Regarde nos résultats au Challenge (demi-finale) avec Maveric Lamoureux dans l’alignement et ce qui est arrivé dans les séries (élimination en 3 matchs) sans lui. Des gars comme ça, c’est dur à remplacer. Ce sont des “gamers” qui jouent un style de séries. Ce n’est pas l’unique raison, mais il y en a certainement 2 ou 3 qui auraient été plus tranquilles du côté de Châteauguay », avance en riant Maxime Desruisseaux, soulignant la passion du hockey du défenseur natif de Laval. 

Au moment de l’entrevue, mercredi après-midi, Desruisseaux venait de terminer un appel-conférence de Hockey Canada réunissant tout le personnel pour les équipes du Défi mondial des moins de 17 ans qui doit avoir lieu à l’automne, dont il fait partie. 

Patineur fluide et robuste

Sur la patinoire, trois éléments frappent immédiatement en regardant aller Maveric Lamoureux. D’abord, avec sa charpente de 6 pieds 5 et près de 190 livres, il est difficile à manquer, tout comme son coup de patin et son style de jeu robuste, qui s’apparente d’ailleurs à celui de son père à l’époque. 

« Il mesure déjà 6 pieds 5 et pas loin de 190 livres. Pour cette grandeur-là, être aussi bien coordonné à cet âge, c’est rare. Souvent, tu vas avoir des joueurs de 6 pieds 5 qui ne sont pas trop coordonnés. Pour sa grandeur, être aussi habile et mobile, je n’ai pas vu ça souvent. Il est aussi un lanceur très dévastateur. Il avait un des meilleurs lancers dans la ligue. Il n’y en a pas non plus qui étaient aussi physiques que lui dans la ligue. Maveric, autant il est doux à l’extérieur de la glace, mais quand il embarque, il est très physique. Ce sont des atouts qui sont tout à son avantage », plaide Maxime Desruisseaux qui a été impliqué dans le processus d’évaluation des espoirs même s’il a été embauché il y a un peu plus d’un mois par les Tigres qui, pour l’information, détiennent le 7e choix en première ronde. 

« C’est sûr que je veux amener ce style dans le junior », assure Maveric Lamoureux avec confiance à l’autre bout du fil. 

Comme son père

Si, comme prévu, Maveric Lamoureux est bel et bien sélectionné vendredi, les Lamoureux entreront dans le club très sélect des duos père-fils repêchés en première ronde qui compte une dizaine de membres. Le plus récent de mémoire est Samuel Poulin par le Phoenix de Sherbrooke en 2017 après son père Patrick en 1989. Chez les Sags, on peut penser à Jérémy Groleau en 2015 après son père François par les Cataractes en 1989. Ironie du sort, Maveric est classé par le CSR au même rang que son père a été sélectionné par les Bisons avec lesquels l’attaquant a ensuite disputé trois saisons, cumulant près de 100 points et plus de 200 minutes de pénalité.  

« Il se rappelle comment ça avait été une belle journée. En même temps, il a hâte de voir où je vais sortir. On est tous les deux très compétitifs. On se fait donc une petite compétition de savoir lequel va être sorti avant l’autre », raconte Maveric Lamoureux, qui a parlé à de nombreuses équipes virtuellement au cours du dernier mois. 

« C’est sûr que je suis nerveux, mais en même temps, j’ai vraiment hâte. J’ai hâte que ce soit passé pour savoir où je m’en vais l’an prochain au camp. J’ai plus hâte que je suis nerveux », de décrire le défenseur qui, à défaut de pouvoir être sur place, vivra le moment en famille et bien sûr, avec son père.

Félix Gagnon 

Chez les joueurs régionaux, l’attaquant Félix Gagnon vient en tête de liste, lui qui est classé en quatrième ronde, 71e au total, par la Centrale de recrutement de la LHJMQ. Le 71e choix du repêchage appartient justement aux Saguenéens pour le moment, mais entre les branches, le nom de Félix Gagnon est évoqué souvent en troisième ronde. Son intelligence sur la patinoire retient particulièrement l’attention. Surtout utilisé dans un rôle défensif la saison dernière avec les Élites, Félix Gagnon a tout de même amassé 21 points, dont six buts, en 41 rencontres à sa première saison dans le midget AAA.

En plus de son jeu physique, Maveric Lamoureux possède un très bon jeu de pieds pour sa grandeur.