Deux revers pour les Élites

La grande glace du Centre sportif Alphonse-Desjardins de Trois-Rivières n’a pas souri aux Élites de Jonquière qui ont subi deux revers aux mains des Estacades, le premier de 5-4 en prolongation pour la fin de match à reprendre du 2 novembre, et le second par la marque de 6-4. Dans les deux cas, l’indiscipline a aussi été coûteuse pour les troupes de Steve Thériault.

«Pour le premier match à terminer, on leur a fait cadeau de la victoire. On menait 4-3 avec trois minutes à faire, mais une erreur en sortie de zone a fait qu’on leur a carrément donné la rondelle (et ils ont marqué). Puis, on a été indisciplinés en fin de match. Ç’a donc été une question de prises de décision et d’indiscipline pour le premier match», a résumé Steve Thériault.

Évoluant sur une glace olympique comme celle du centre Georges-Vézina, les Estacades ont su tirer parti de leur vitesse et de l’espace pour manoeuvrer pour s’imposer dans le second match.

«Il faut se faire un devoir de jouer très serré avec eux et c’est ce qu’on n’a pas été capable de faire pendant 60 minutes. Quand on leur laisse l’espace, c’est une équipe systématique qui amène la rondelle devant le filet. C’est ce qui a fait qu’on a accordé des buts dans les 5 contre 5. Nous avons aussi accordé trois buts en désavantage numérique. Pendant qu’on est puni, on dépense beaucoup d’énergie et l’adversaire se crée un momentum. On avait pris les devants 3-2, mais l’indiscipline a fait que nous avons tiré de l’arrière assez rapidement.»

Les Estacades ont pris les devants 2-1 en première, notamment grâce à un jeu de puissance. Avec 26 secondes à faire en première, Justin Roy (sans aide) a réduit l’écart à un seul but à la faveur d’un avantage numérique.

Les jeux de puissances ont été à l’honneur en deuxième, où les quatre buts sont le fruit d’avantages numériques. Les Élites sont revenus en force avec deux buts d’affilée, oeuvre de Félix Gauthier et du défenseur Maxime D. Lavoie (son premier dans le midget AAA). Si les Jonquiérois ont pris les devants 3-2 à mi-chemin de la rencontre, les Estacades leur ont rendu la politesse avec deux buts en avantage numérique pour retraiter au vestiaire avec une avance de 4-3.

En troisième, avec un peu plus de 10 minutes à faire dans la rencontre, Trois-Rivières a asséné un dur coup en marquant en désavantage numérique pour ensuite doubler les Élites 6-3 deux minutes plus tard. Les Élites n’ont pas baissé les bras et Mathis Roy a réduit l’écart à 6-4 avec moins de trois minutes à écouler au tableau. Les Jonquiérois ont joué leur va-tout en retirant leur gardien William Blackburn au profit d’un attaquant, mais en vain. À noter que le cerbère des Élites a été beaucoup plus occupé que son vis-à-vis. Blackburn a fait face à 33 lancers tandis qu’Alexis Giroux n’a eu que 13 tirs en sa direction.

«On aurait aimé avoir plus de lancers, mais c’est une équipe qui joue bien sur sa grande glace et qui utilise bien son espace. Oui, c’est 33-13 dans les lancers, mais on a quand même passé du temps en zone offensive. On n’a pas passé juste notre temps à se défendre», nuance le pilote des Élites.

Match repris

Juste auparavant, c’était la reprise du match du 2 novembre contre les Estacades, qui l’ont finalement emporté en prolongation. La rencontre avait été interrompue lorsque le père d’un joueur avait été victime d’un malaise cardiaque dans les estrades du Centre sportif Alphonse-Desjardins. La rencontre était à égalité 2-2 avec 3mn33 à faire en deuxième période lors des événements. Tristan Gagné et Charles-Édouard Drouin (2e étoile) avaient marqué.

À la reprise, Anthony Munroe-Boucher a redonné une avance d’un but (3-2) en fin de deuxième. Puis, les Estacades ont à nouveau créé l’égalité en début de troisième, avant que Charles-Édouard Drouin ne fasse bouger les cordages. Mais avec moins de quatre minutes à faire, Trois-Rivières a nivelé la marque (4-4). À la 22e seconde de la prolongation, Alexandre Parent a tranché le débat en déjouant Thomas Boucher qui a fait face à un total de 33 lancers.