Le directeur général des Élites de Jonquière, Simon Tremblay, estime qu’un joueur de l’extérieur doit avoir une importante contribution en plus de cadrer dans le moule pour demeurer avec l’organisation jonquiéroise.

À talent égal, la priorité va au joueur local

Simon Tremblay a fait le tour du jardin, avec les Élites de Jonquière. Il a joué pour la formation régionale de la Ligue de hockey midget AAA du Québec et, après avoir évolué dans le junior majeur, le hockey universitaire et le senior, il est revenu dans le giron de l’équipe comme entraîneur adjoint et, depuis cet été, comme directeur général.

Le Jonquiérois est donc bien au courant de la réalité dans laquelle baignent les Élites et, depuis son arrivée en poste, il a réfléchi sur plusieurs éléments, notamment en ce qui touche les joueurs de l’extérieur et les recrues de 15 ans.

« On se fait souvent dire que les gars de l’extérieur volent des postes aux gars de chez nous. On ne veut pas trop en parler, mais c’est une réalité ici. On a toujours dit qu’à talent égal, on va toujours prendre un gars local. Maintenant, ce n’est plus à talent égal. Le joueur de l’extérieur qui va venir ici à Jonquière doit avoir un impact majeur sur notre équipe », annonce Simon Tremblay, précisant qu’un gardien devra être de calibre numéro un, un défenseur top-4 tandis qu’un attaquant devra être en mesure de jouer sur les deux premiers trios. Cette saison, les Élites en auront quatre dans leur alignement alors que le règlement en permet six, soit François-Xavier Bédard, Maveric Lamoureux, Adam Emery et le vétéran gardien Thomas Boucher. « On sait qu’on en a quatre solides », affirme-t-il.

« Dans les dernières années, on en a fait des erreurs. On ne se mettra pas la tête dans le sable », admet Simon Tremblay, soulignant au passage les bons coups avec Charles-Édouard Drouin, Carl-Olivier Dignard et Anthony Munroe-Boucher. Le directeur général rappelle que la formule du repêchage d’équipe a comme objectif de permettre à des joueurs de calibre dans de plus gros marchés d’avoir l’opportunité de jouer dans le midget AAA. Toutefois, après quelques mauvaises expériences, les Élites veulent maintenant des joueurs qui cadrent dans le moule.

« Les gars du Saguenay, ce sont des gars qui travaillent, qui ont le logo à cœur et qui rêvent de jouer pour les Élites depuis longtemps », avance Simon Tremblay qui s’est rendu à la rencontre de candidats, en juillet, en compagnie de l’entraîneur-chef Maxime Desruisseaux et son adjoint Arnaud Dubé afin d’en apprendre plus sur eux, leur entourage ainsi que leurs résultats scolaires.

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LA MÊME LOGIQUE S'APPLIQUE AVEC LES 15 ANS

La situation sera un peu la même pour les joueurs de 15 ans qui devront être en mesure d’obtenir un rôle important au sein de l’équipe afin de faire leur place.

« L’an passé, on pensait bien faire en ayant plusieurs joueurs de 15 ans. Avec le recul, je ne pense pas que c’était une bonne chose. On le voit présentement, ils ne sont pas dominants », convient Simon Tremblay, mentionnant que plusieurs joueurs midget espoir ont été sélectionnés plus tôt au repêchage en plus de demeurer plus longtemps à leur camp d’entraînement respectif dans le junior. Pour le directeur général, les aspirants devront avoir dominé leur groupe d’âge avant de pouvoir espérer un poste avec les Élites. 

« Le plus bel exemple, c’est Rafaël Harvey-Pinard. On l’a coupé à 15 ans, il est allé dominer dans le midget espoir. Il est revenu avec nous et a dominé le midget AAA », illustre Simon Tremblay. Cette saison, Maveric Lamoureux, Gabriel Tremblay et Félix Gagnon ont réussi à se tailler un poste à 15 ans.

« On ne rentrera pas un 15 ans pour être sur une quatrième ligne. C’est dur physiquement et mentalement, une saison midget AAA, pour un joueur de 15 ans. Il faut qu’il reste en confiance », estime Simon Tremblay.

« Les 15 ans dans le midget AAA, les recruteurs voient leurs défauts tandis que dans le midget espoir, ce sont leurs qualités. Ils sont en confiance et se retrouvent dans la bonne chaise, fait-il valoir. Laissons les 15 ans se développer. Prenons un 16 ou un 17 ans qui va nous aider à compétitionner dans la ligue. Je suis sûr que rendu à 16 ans, il va être pas mal plus efficace que s’il jouait à 15 ans avec nous dans un rôle effacé. »

Le dirigeant rappelle que le hockey scolaire entre également en ligne de compte, les Élites ayant trois joueurs qui ont passé par cette voie.

Pour ce qui est des joueurs de 17 ans, ils doivent cogner à la porte du junior majeur comme l’ont fait Charles-Édouard Drouin et Mikisiw Awashish, l’an dernier, et qui sont tous les deux dans la LHJMQ cette saison, respectivement à Drummondville et Baie-Comeau.