Dure journée pour Guillaume Boivin

Les 144 rescapés du Tour d’Italie ont eu la vie dure lors de la 16e étape, qui a été roulée sous la pluie et un mercure à peine au-dessus du point de congélation. Le cycliste aux racines saguenéennes Guillaume Boivin a réussi à rallier l’arrivée d’une épreuve réduite à 194 kilomètres et plus de 5000 mètres de dénivelé, non sans en avoir payé le prix.

Pour bien imager les conditions auxquelles ont été confrontés les participants, en raison de trop grandes accumulations de neige au sommet du Passio Gavia, son ascension a été annulée.

« On n’a pas fait le Passio Gavia, mais c’était quand même 5000 mètres de dénivelé aujourd’hui. Les deux dernières heures, c’était un peu l’apocalypse ! Au sommet du Mortirolo, il devait faire 4-5 degrés et avec la plui,e c’était vraiment des conditions pas faciles », a relaté Guillaume Boivin au réseau Sportcom, après avoir pris la 119e place à 33 minutes du gagnant de l’étape, l’Italien Giulio Ciccone.

Au classement général, Boivin est passé de la 134e à la 126e position. L’Équatorien Richard Carapaz a conservé le maillot jaune avec près de deux minutes d’avance sur l’Italien Vincenzo Nibali. Pour Guillaume Boivin, le dernier droit, avec la montée du Mortirolo, a été particulièrement éprouvante.

« Il faisait frette. Il faisait pas mal frette ! Il mouillait vraiment, vraiment fort et, dans la descente, c’était vraiment désagréable. J’avais les bras et les épaules barrés et je commençais à trembler. À la vitesse où l’on va, ce n’est pas la meilleure idée de “shaker du guidon”. J’ai dû me concentrer pour reprendre le contrôle, et ça aurait pu être dangereux. J’ai dû me battre mentalement, mais tout le monde était complètement congelé », d’indiquer Guillaume Boivin, qui a une journée de 181 kilomètres au programme mercredi. Dave Ainsley