Duchesne se paie une autre échapée

Antoine Duchesne a encore roulé quelques kilomètres en échappée, mercredi, cette fois lors de la 106e édition du Grand Prix de l’Escaut, en Belgique. Le cycliste originaire de Chicoutimi a attaqué le peloton avec une cinquantaine de kilomètres à franchir.

Duchesne s’est retrouvé à l’avant avec le Britannique Owain Doull. « Nous avons fait les trois tours du circuit final en échappée et on s’est fait prendre à six ou sept kilomètres de l’arrivée. C’était une de mes meilleures journées depuis le début de la saison. J’avais vraiment de bonnes sensations. J’ai pu en profiter et me faire plaisir à l’avant à la fin. Ça regarde bien pour Paris-Roubaix dimanche, le gros objectif. Nous croyons tous que nous sommes capables de gagner », a-t-il raconté au réseau Sportcom après avoir terminé avec un retard de 3min11 du vainqueur, le Néerlandais Fabio Jakobsen de la Quick-Step Floor. Son coéquipier de Groupama-FDJ, Ramon SInkeldam, également des Pays-Bas, a terminé dans le peloton au 22e échelon. 

« C’était une journée avec beaucoup de bordures, de pluie et de vent de côté en montant aux Pays-Bas. Ç’a été un début de course très nerveux. Vers le kilomètre 120, il y a eu un bon coup de bordure. Ils [les commissaires] ont mis une partie du peloton hors course à cause d’un passage à niveau un peu limite et nous nous sommes retrouvés une cinquantaine devant. Notre meneur, Arnaud Démare, a été pris là-dedans. Il ne restait que Ramon et moi dans le premier groupe. Je voulais suivre les nouvelles attaques qui allaient sortir parce que nous avions pris du retard sur l’échappée matinale », a indiqué Antoine Duchesne. 

Houle disqualifié

Son compatriote Hugo Houle, de l’équipe Astana, a fait partie du groupe de 30 cyclistes disqualifiés. « Juste avant le passage à niveau, il y a eu une chute dans le peloton et ça s’est mis à accélérer, ce qu’on appelle un coup de bordure. Il y avait une cinquantaine de coureurs devant et j’étais derrière, en chasse, à environ 5 ou 10 secondes du groupe de tête. Il y avait un troisième groupe derrière moi, a expliqué Houle. Arrivé au passage à niveau, j’étais devant dans le deuxième groupe. J’ai vu que les lumières clignotaient, mais j’étais sur le passage et les barrières ont commencé à baisser après. Nous avons continué, mais ils nous ont disqualifiés, a poursuivi le Québécois. Je ne pouvais pas m’arrêter dans cette situation parce que nous roulions tellement vite, à environ 60 km/h. La règle stipule que quand les feux clignotent, on doit s’arrêter. Si la même chose arrive demain, ce sera pareil. C’est juste un mauvais “timing” et ce n’est pas évident pour les commissaires d’interpréter la situation. »