Antoine Duchesne
Antoine Duchesne

Duchesne doit oublier le Tour de France

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Le natif de Saguenay, Antoine Duchesne, faisait partie des quatre réservistes de l’équipe Groupama-FDJ en vue du Tour de France qui s’amorce samedi, à Nice, mais il a dû renoncer à ce projet en raison de la mononucléose, selon ce qu’il a confirmé au collègue Simon Drouin de La Presse mardi. Le Chicoutimien d’origine ne pourra donc pas revivre le bonheur de 2016, alors qu’il avait pris part à la Grande Boucle sous les couleurs de l’équipe Direct Energie.

La mauvaise nouvelle est tombée vendredi, selon ce qu’il a confié à La Presse, et évidemment, la déception a été grande. Il devrait subir de nouveaux examens dans une dizaine de jours et les résultats décideront de la suite des choses.

En mai 2019, Duchesne avait subi une importante opération à une artère iliaque et ce n’est qu’en février dernier, lors du Tour de la Provence en France, qu’il avait enfin pu rouler sans devoir limiter ses efforts. Cette fois-ci, un nouvel ennui de santé semble vouloir compromettre le reste de la saison de l’athlète de 28 ans. À suivre.

Boivin dans la bulle du Tour

D’autre part, Guillaume Boivin, qui a grandi à Saguenay, sera premier réserviste chez Israël Start-Up Nation. Il s’apprête d’ailleurs à prendre la direction de Nice, dans le sud de la France, où sera donné le départ du Tour de France samedi. En tant que réserviste, il devra entrer dans la « bulle sanitaire », au cas où un de ses coéquipiers ne pourrait pas s’élancer samedi.

« Ça va quand même me briser le coeur un peu », a avoué à Sportcom celui qui a participé aux deux autres grands tours nationaux.

« Aller au Tour, c’est un rêve depuis que je suis jeune. Ça faisait longtemps que je n’avais pas été dans une équipe qui va au Tour. Depuis Cannondale [en 2014]. C’était vraiment un objectif pour moi cette année », avait déclaré l’athlète de 31 ans à La Presse la semaine dernière.

À Plouay

Cela dit, mardi, Boivin a dû surmonter un problème mécanique en plus de conditions météorologiques difficiles à la Bretagne Classic Ouest-France disputée à Plouay où l’Australien Michael Matthews (Sunweb) s’est imposé en coiffant au sprint le Slovène Luka Mezgec (Mitchelton-Scott).

Malgré ses ennuis, Boivin s’est classé 45e, à 27 secondes de l’Australien. Le Belge Jenthe Biermans a été le meilleur coéquipier de Boivin en prenant le 27e rang (+5 secondes) de cette épreuve de 245 kilomètres.

« C’est une course vraiment dure, avec la pluie et beaucoup de vent dans les petites routes. Je me sentais super bien, mais malheureusement, j’ai eu des problèmes mécaniques (freins) à un moment où ça roulait à bloc, a expliqué Boivin à Sportcom. J’ai dû changer de vélo et ça m’a pris 35 kilomètres pour rentrer (dans le peloton) et j’ai laissé vraiment beaucoup de cartouches. Une fois au sommet de la dernière bosse, à 2 kilomètres de l’arrivée, j’ai sauté ! »

Tout juste avant cet incident, une chute est survenue dans le peloton, ce qui a eu pour effet de désorganiser la caravane des voitures suiveuses. Si la caravane avait été plus compacte, Boivin aurait pu profiter de l’effet d’aspiration derrière les voitures pour l’aider à revenir sur la tête de course. Il y est parvenu, mais au prix d’un gros effort.

« Honnêtement, je ne pensais pas que j’allais revenir. Je me sentais quand même bien après, mais les jambes ont flanché dans le final. Il m’en manquait peu. Je l’ai payé cash ! », a-t-il conclu.