Le Club de golf Chicoutimi a réussi à atteindre l’équilibre budgétaire pour l’année 2018. Toutefois, le défi reste important pour contrer la décroissance du membreship et trouver de nouvelles sources de financement.

Du pain sur la planche au Club de golf Chicoutimi

Même si l’été a été exceptionnel, le Club de golf Chicoutimi ne roule pas sur l’or pour autant. À défaut de présenter un surplus aux membres en assemblée générale annuelle, les dirigeants du club ont atteint l’équilibre budgétaire, en 2018, ce qui est déjà un plus par rapport à l’année précédente.

« On a une dette à long terme de 1,2 million $, incluant le financement des voiturettes de golf. La dette nous coûte environ 100 000 $ par année. C’est dur de dégager de grands profits », explique le directeur général du club, Carl Bouchard, en entrevue téléphonique.

« D’autre part, l’achalandage à partir de juillet jusqu’à la mi-septembre a été très bon, mais il ne faut pas oublier que le printemps a été tardif et que l’automne a été très mauvais, met en relief Carl Bouchard. On ferme toujours les services à l’Action de grâce, et le terrain a été fermé à la fin du mois d’octobre, mais il n’a pas fait beau en octobre. Juste pour le mois d’octobre, on a perdu entre 15 000 $ et 20 000 $ en termes d’achalandage, comparativement à l’an dernier. Nous avons eu une belle augmentation pour les droits d’entrée (green fees) d’environ 75 000 $, mais nos membres actionnaires sont en baisse, depuis quelques années. »

« Pour cette année, on a réussi de peine et de misère à équilibrer tout ça, mais idéalement, il faudrait être capables d’augmenter notre membership », pointe-t-il.

Gérer la décroissance

Évidemment, comme bien des clubs de golf au Québec, le club de Chicoutimi gère la décroissance du membership. Le club compte une vingtaine de membres-actionnaires en moins. Les membres du conseil d’administration ont reçu le mandat de trouver des solutions pour réduire les dépenses. « Je dirais qu’on est rendu à la limite de ce qu’on peut couper, souligne le DG. Il faudra regarder pour trouver des façons d’améliorer nos revenus et du même coup, notre situation financière. »

Parmi les avenues envisagées, les membres du conseil d’administration se pencheront sur un projet visant à réduire le nombre de catégories de membres.

« Il faudra être novateur et trouver de nouvelles idées, ajoute-t-il. On a beaucoup parlé avec des clubs de Québec semblables au nôtre, comme Le Lorette, Le Lac Saint-Joseph et Cap-Rouge. Eux aussi se posent des questions, car la marge de manœuvre financière rétrécit. Chaque année, on a l’impression de se répéter, mais c’est causé par différents facteurs. Par exemple, les tournois sociaux sont moins nombreux et ils attirent moins de joueurs. C’est pourquoi il faut essayer de trouver des idées novatrices et s’assurer que nos membres soient heureux là-dedans, tout en préparant une relève. Donc, on a de l’ouvrage! »

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EN BREF

• Deux nouveaux membres se sont joints au conseil d’administration, soit Serge Émond et Christine Martel, tandis que les administrateurs Claude Châteauneuf et Jonathan Banford ont vu leur mandat être renouvelé...

• Le président, Marc Tremblay, et le vice-président, Léo Pedneault, ont décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat. Les membres du CA 2019 se réuniront lundi pour l’attribution des fonctions et des grandes lignes du travail à faire en vue de la prochaine saison et de la nouvelle tarification...

• Le directeur général, Carl Bouchard, et le surintendant, Charles Ouellet, se sont chacun entendus avec la direction pour un renouvellement de contrat d’une durée de trois ans...

• Le professionnel du club, Jonathan Moreau, a accepté un contrat de quatre ans. Ce dernier s’est associé avec Frédéric Théberge, du club de Cap-Rouge, pour assurer la gérance de la boutique du club au cours des quatre prochaines années. M. Théberge gère déjà la boutique du club de golf Cap-Rouge et celle du club de golf Lorette. L’ajout de Chicoutimi permettra d’augmenter le pouvoir d’achat...

• Même si l’état des verts n’a pas été à la hauteur des attentes au printemps, la situation n’a au moins pas généré de frais d’entretien additionnels...