Du muscle sur la Côte-Nord

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dirigeants d’Excavations A Savard de la Haute-Côte-Nord de la Ligue de hockey senior du Lac au Fleuve ont ajouté du poids à leur formation en vue de la visite du MGR Express de Jonquière, vendredi soir, à Forestville.

Après discussions avec leurs homologues de Dolbeau, ils ont confirmé sur leur page Facebook les embauches de Joey Blacksmith, 6pieds3, 300 livres, qui a passé deux saisons dans l’uniforme du Titan d’Acadie-Bathurst, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, de Jonah Coonishish, 6 pieds 5, 270 livres, qui a porté les couleurs des MAINEiacs de Lewiston, d’Emerson Petawabano, 5 pieds 9 et 225 livres, et de Travis Blacksmith, 6 pieds 212 livres. À tout cela s’ajoute la présence de Luc Petiquay, 6 pieds 3, 250 livres, qui était en uniforme la semaine dernière. Les équipes ont le droit d’aller chercher des joueurs sur d’autres territoires si les responsables de l’équipe leur donnent la permission de le faire. «Le message est clair, le temps où les équipes adverses venaient faire la loi et de se permettre certains écarts contre nos joueurs est terminé», a-t-on souligné dans la missive qui a déclenché bon nombre de réactions. 

Président du circuit régional regroupant quatre formations, Mathieu Caron sera aux premières loges pour surveiller ce qui se passera sur la patinoire vendredi puisqu’il sera l’arbitre responsable. «Je ne sais pas trop à quoi m’attendre», a-t-il réagi, annonçant qu’il allait communiquer avec les dirigeants de l’équipe avant la rencontre afin d’en savoir plus sur cette stratégie. Il s’est dit toutefois surpris de la situation alors que la formation de la Côte-Nord est la moins punie de la ligue avec 200 minutes de pénalité. La formation jonquiéroise, qui compte quatre hommes forts, est celle qui passe le plus de temps au cachot avec 490 minutes. Le premier duel entre les deux équipes n’avait pas non plus anormalement robuste. Le président estime qu’il s’agit d’une certaine stratégie afin d’attirer des amateurs alors que la clientèle du hockey senior est friande de bagarres. «Si les hommes forts s’arrangent entre eux sans s’en prendre aux bons joueurs, je n’ai pas de problèmes avec ça», de confier Mathieu Caron. 

Ce dernier se montre très satisfait des premiers mois d’activités de la nouvelle ligue qui approche de la vingtaine de matchs disputés. La moyenne de spectateurs tourne autour de 500 par rencontre. «Les joueurs aiment le produit. C’est ce qu’ils voulaient et on leur offre sans qu’ils aient besoin de payer pour jouer dans une ligue de garage le mercredi soir», de raconter le président, concédant que son circuit est encore en construction. «On est encore sur la table à dessin, admet-il, se disant ouvert à une expansion pour la deuxième année, mais avec des organisations solides. «Le but, c’est d’avoir des clubs en santé. On ne veut pas de matchs avec 15 spectateurs dans les estrades. On veut aussi que les équipes soient capables d’avoir un minimum de joueurs», de laisser tomber Mathieu Caron.