Francis Milloy (directeur du circuit BN), Jean Delisle (président du comité organisateur), Kevin Flamand-Lapointe (président du CA du CTIS), Carl Dufour (conseiller municipal) et Sylvie St-Pierre (vice-présidente régionale SLSJ/Côte-Nord de la BN) ont dévoilé les principaux éléments de 14e édition du Challenger Banque Nationale de Saguenay.

Du gros calibre attendu au Challenger de Saguenay

Directeur du circuit Banque Nationale à Tennis Canada, Francis Milloy a confirmé que la Lavalloise de 17 ans (251e) sera à la tête du contingent canadien pour sa deuxième présence au Challenger en trois ans. L’étoile montante du tennis canadien se retrouve au 12e rang du tableau principal du tournoi doté d’une bourse de 60 000 $ US. Après avoir conquis le titre junior de Roland-Garros et s’être hissée au deuxième rang mondial junior, Fernandez a effectué ses débuts chez les pros. L’été dernier, elle a remporté ses premiers titres professionnels en gagnant en simple et en double au Challenger Banque Nationale de Gatineau. Une semaine plus tard, elle a été finaliste du Challenger de Granby. En 2017, à Saguenay, Fernandez s’était distinguée en atteignant les quarts de finale alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans.

Françoise Abanda (Montréal), Carol Zhao (Ontario) et Mélodie Collard ont pour leur part obtenu un laissez-passer pour le tableau principal. Dans le cas d’Abanda, qui pointe au 412e rang au 30 septembre, elle revient d’une blessure. C’est d’ailleurs ce qui explique son recul au classement. « Elle a eu une blessure à l’épaule et elle n’a disputé que huit tournois cette année. Elle a obtenu de bons résultats en 2019, surtout à la maison, accédant au carré d’as des épreuves de Gatineau et de Granby. Elle a aussi joué un rôle important au sein de l’équipe canadienne de la Fed Cup qui a vaincu les Pays-Bas en février dernier. Je l’ai vu s’entraîner au Stade IGA et elle a l’air en pleine forme. Elle s’entraîne vraiment fort », a fait valoir M. Milloy en conférence de presse. L’athlète de 22 ans en sera à une 5e présence à Saguenay.

Carol Zhao a elle aussi dû composer avec son lot de blessures, au cours des derniers mois. Elle n’est revenue au jeu qu’en juin dernier. Zhao prendra part au tournoi de Saguenay pour la sixième fois et a notamment été couronnée championne du double en 2017 aux côtés de Bianca Andreescu.

Un peu de Bleuet

Fille de Johanne Demers et Denis Collard, Mélodie Collard a un peu de sang de Bleuet par son père, un Chicoutimien d’origine. Pour la Gatinoise, il s’agira seulement de son cinquième tournoi professionnel. Cette année, elle a signé de bons résultats chez les juniors, accédant notamment à la demi-finale du double des Internationaux juniors des États-Unis et récoltant deux titres de simple et deux de double sur le circuit junior de l’ITF.

Un autre laissez-passer pour le tableau principal ainsi que ceux pour les qualifications seront annoncés plus tard. À noter que la joueuse canado-américaine Carson Branstine a dû déclarer forfait en raison d’une blessure, de même que Rebecca Marino, blessée à un pied.

Têtes de séries

Pour l’instant, le duo belge de Kirsten Flipkens (101e et 23e en double) et Ysaline Bonaventure (115) sont les deux premières favorites. En 2013, Flipkens avait atteint un sommet en se hissant au 13e échelon après avoir pris part à la finale de Wimbledon. Ce sera sa première présence à Saguenay. Sa compatriote Ysaline Bonaventure en sera à une troisième présence à Saguenay après avoir accédé à la demi-finale du simple et remporté le titre du double en 2014.

Les Américaines Francesca Di Lorenzo (139) et Usue Maitane Arconada (140), la Néerlandaise Bibiane Schoofs (154), l’Américaine Sachia Vickery (165), la Luxembourgeoise Mandy Minella (169), l’Américaine Robin Anderson (173), la Française Jessika Ponchet (186) et la finaliste de 2018, la Néerlandaise Quirine Lemoine (231) constituent le top-10.

Enfin, la championne de l’an dernier, Katherine Sebov, vient de recommencer à jouer, mais ne sera pas à Saguenay pour défendre son titre.

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L'ÉVÉNEMENT A LE VENT DANS LES VOILES

(JSTP) — Président du comité organisateur, Jean Delisle avait de bonnes nouvelles à annoncer quant à l’avenir du Challenger Banque Nationale de Saguenay. Les succès masculin et féminin des Canadiens et de la nouvelle star, Bianca Andreescu, ne sont pas étrangers au bel erre d’aller de l’organisation. La seule incertitude semble être le renouvellement de l’entente avec Saguenay pour les prochaines années. 

Ainsi, M. Delisle a indiqué que le contrat avec Tennis Canada, qui était à échéance, était pratiquement renouvelé pour trois ans. Et comme Tennis Canada a conclu une entente de quelques années avec la Banque Nationale, l’institution bancaire reste donc un partenaire de choix pour l’organisation du Challenger de Saguenay. 

Concernant les partenaires privés, M. Delisle a souligné avec fierté l’engagement pour les quatre prochaines années, incluant celle-ci, des commanditaires Argent, soit l’hôtel Le Montagnais, La Voie Maltée et le Centre de chirurgie maxillo-faciale et d’implantologie du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce dernier a bonifié son appui, passant de commanditaires Bronze à Argent. 

L’organisation a aussi recruté un nouveau partenaire dans le volet Bronze avec l’arrivée de Stéphane Laforge des rôtisseries St-Hubert de Jonquière, Chicoutimi et Chicoutimi-Nord. Il s’ajoute à Elkem, Tanguay et à Me Jean-Marc Fradette. « Ça veut dire qu’à moyen terme, la situation est belle », résume Jean Delisle.

Le gouvernement du Québec a lui aussi réjoui le comité organisateur en confirmant à nouveau l’octroi d’un montant de 25 000 $ pour la présente édition.

Appui de Saguenay

Comme bien des événements sportifs et communautaires, le Challenger a lui aussi fait l’objet d’une réévaluation de la contribution de Ville de Saguenay. Pour la dernière année d’une entente de trois ans, Promotion Saguenay versera une contribution de 25 000 $ tandis que Saguenay octroie une aide 20 000 $. Mais les discussions sont en cours pour les prochaines années.

« C’est la fin du contrat avec Saguenay. Il y a des pourparlers amorcés. Ça se déroule bien, mais ce n’est pas finalisé », a indiqué M. Delisle, qui espère avoir au moins un appui semblable à ce qui avait été accordé par le passé.

« Dans la vague des coupures, on était touchés nous aussi. Est-ce parce qu’on a bien travaillé ou est-ce nos performances et la notoriété du tournoi qui ont fait en sorte qu’ils ont revisé (leur position) ? Personnellement, je pense que ça se présente bien, même si ce n’est pas encore paraphé. On était pas loin du 50 000 $ d’avant et il y a des services que la Ville nous fournit. Nous sommes capables d’arriver avec ce montant », assure le grand manitou du Challenger.

L’organisation peut compter sur l’appui du conseiller municipal du secteur, Carl Dufour, qui recommandera le maintien de l’aide financière. « Le tournoi a une vitrine mondiale très intéressante et c’est une organisation à maturité. (L’organisation) a fait la preuve qu’ils sont capables d’aller chercher de l’argent dans la communauté. On le voit avec les commanditaires et je pense que c’est ce qui fait la force d’une bonne organisation », dit-il en rappelant qu’il est le 4e plus important tournoi au Canada et qu’il est très prisé par les citoyens.