Membre de l’équipe de développement de l’équipe canadienne de télémark, le Jonquiérois Renaud Bouchard a fait fort belle impression, lors de sa participation au Championnat nord-américain de freeride, au Nouveau-Mexique.

Dion-Bouchard impressionne au Nouveau-Mexique

Malgré sa jeunesse, le Jonquiérois Renaud Dion-Bouchard fait partie de l’élite provinciale et nationale du télémark. L’athlète de 16 ans, qui a terminé au sommet sur le circuit junior nord-américain, revient tout juste du Championnat Rocky Mountain Freeride Series, au mont Taos, au Nouveau-Mexique, où il a conclu les deux jours de compétition avec une 13e position au total des épreuves chez les juniors.

Membre depuis cette année de l’équipe canadienne de développement de Télémark Canada — et depuis trois ans Télémark Québec —, l’Arvidien pointe actuellement au premier rang du classement junior canadien ainsi que de la United State Telemark Ski Association (USTSA) pour les courses sprint classique (GS).

L’athlète de 16 ans a d’ailleurs impressionné, au Nouveau-Mexique, lors de la compétition annuelle qui comportait deux rondes cumulatives.

« Ç’a super bien été pour la première ronde. J’ai fait le deuxième meilleur score. Mais la deuxième journée, ç’a moins bien été (chute à la toute fin), de sorte que j’ai fini 13e au cumulatif. Je suis super content, car nous étions 30 jeunes de 15 à 18 ans. C’était la grosse catégorie de la fin de semaine », souligne le jeune télémarkeur. « Mon but était surtout de comparer mon niveau aux autres compétiteurs qui sont des skieurs de grosses montagnes du Colorado. Je suis plus que satisfait », soutient en entrevue celui qui se passionne pour le freeride plutôt que le volet plus classique (descente avec portes).

À ce chapitre, le jeune télémarkeur a de quoi revenir à la maison gonflé à bloc. « La première journée, ils ont été impressionnés de voir un p’tit gars de l’est du Canada, du Mont-Édouard, avec une butte de 300 mètres, finir deuxième sur une course de freeride », raconte son père, Hugues Bouchard. « Les coachs lui ont dit que c’était lui le plus fort, avec le meilleur ski. Ça l’a motivé et encouragé parce que ce qu’il aime vraiment, c’est la partie freeride. »

Prochain défi

L’étudiant de 5e secondaire en arts-études (batterie) à l’école polyvalente Arvida se prépare maintenant pour la 18e édition du Festi Ski Haute Route & Télémark qui aura lieu au Mont-Édouard du 16 au 18 mars. « J’en serai à ma troisième participation et cette année, je veux la gagner. J’avais fini 4e la première fois et 3e la deuxième fois », mentionne celui qui s’est initié au télémark vers l’âge de neuf ans, sous les conseils de l’ancien Anjeannois Jean-François Lanoue, alors entraîneur de l’équipe nationale.

Si les astres s’alignent, il pourrait également prendre part à une compétition à Jay Peak, au Vermont. « Ce serait plus une forme d’entraînement, car c’est une course de ski alpin. Le but est d’essayer de bien “scorer” même si on est en télémark contre des skieurs alpins. On ne vise pas vraiment de hauts pointages ni positions », explique Dion-Bouchard qui serait pleinement satisfait s’il réussissait un top-10.

Cela dit, comme dans bien des sports, l’argent reste le nerf de la guerre pour permettre à une athlète de progresser. Et le télémark fait office de parent pauvre de la Fédération internationale de ski. Ce sport n’a pas été retenu pour figurer parmi les disciplines au programme des Jeux olympiques de 2024, alors il y a peu de chance que le télémark puisse compter sur un nouvel octroi d’argent. Ses adeptes doivent donc miser sur des commandites. Dans le cas du jeune Bouchard, il a obtenu l’appui de Xalibu Skis Conception, d’Absolute Telemark et d’Alpagas Aventures.