Pour une deuxième fois en carrière, Anne-Marie Fortin, entraîneure-chef du programme d’athlétisme à l’UQAC, fera partie du personnel d’entraîneurs de la délégation québécoise en athlétisme aux Jeux du Canada de 2021. Elle pose ici en compagnie de l’un de ses protégés, Samuel Larouche.
Pour une deuxième fois en carrière, Anne-Marie Fortin, entraîneure-chef du programme d’athlétisme à l’UQAC, fera partie du personnel d’entraîneurs de la délégation québécoise en athlétisme aux Jeux du Canada de 2021. Elle pose ici en compagnie de l’un de ses protégés, Samuel Larouche.

Deuxième expérience pour Anne-Marie Fortin aux Jeux du Canada

Pour une deuxième fois en carrière, Anne-Marie Fortin, l’entraîneure-chef du programme d’athlétisme des Inuk à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), fera partie du personnel d’entraîneurs qui encadrera la délégation québécoise d’athlétisme des Jeux du Canada qui auront lieu dans la région de Niagara, en Ontario, en 2021.

La Saguenéenne sera principalement responsable des athlètes paralympiques, mais elle donnera aussi un coup de main à ses collègues dans les autres disciplines, surtout qu’elle a déjà engrangé un bon bagage d’expérience entre autres avec les Jeux du Canada en 2017, où elle avait oeuvré en compagnie du grand manitou du club Jakours, Jean-Marc Normandin, qui avait été nommé entraîneur-chef de l’équipe du Québec. Cette fois-ci, elle travaillera avec l’entraîneur-chef Marc-André Roy (Sherbrooke) en compagnie de quatre autres entraîneurs et de deux gérants. Lors du dévoilement du personnel d’entraîneurs, la Fédération québécoise d’athlétisme a d’ailleurs souligné que « son leadership, sa capacité à travailler en équipe, sa polyvalence ainsi que son expérience avec l’Équipe du Québec lors des Jeux du Canada 2017 seront des atouts de taille pour la délégation québécoise. »

Actuellement en congé maternité, la nouvelle maman n’était pas surprise d’être nommée puisque cela s’inscrit dans un processus qu’elle a amorcé avec Parasport Québec depuis quelque temps. Elle reçoit d’ailleurs un montant forfaitaire pour se perfectionner avec de la formation et, bien sûr, agir comme entraîneur aux Jeux du Canada.

« Ce montant me permet d’accompagner mes athlètes du Québec en vue des Jeux du Canada. J’avais donc un engagement et, cet été, je devais accompagner les athlètes en fauteuil roulant aux Jeux du Canada, explique-t-elle à l’autre bout du fil. J’avais donc une liste d’athlètes que je devais suivre et faire un suivi avec leurs entraîneurs pour savoir comment ça allait. Je savais donc que je serais entraîneure aux Jeux. »

Pour une deuxième fois en carrière, Anne-Marie Fortin, entraîneure-chef du programme d’athlétisme à l’UQAC, fera partie du personnel d’entraîneurs de la délégation québécoise en athlétisme aux Jeux du Canada de 2021. Elle pose ici en compagnie de l’un de ses protégés, Samuel Larouche.

Bien sûr, le report des Jeux du Canada à l’an prochain ne change en rien sa tâche, mais elle avoue que dans son cas, ce ne sera pas une mauvaise chose puisque sa petite fille, qui aura un an à la fin juillet, aura eu le temps de grandir un peu. « C’est sûr que ce sera un défi un peu différent, mais je suis bien épaulée par mon conjoint et ma famille. Avec le report des Jeux, je dirais que ce sera mieux que si ça avait été cet été. C’est un gros défi pour les entraîneures féminines de concilier le travail avec la famille. Ce n’est pas pour rien que la communauté de femmes entraîneures dans le monde reste un défi. Il y a deux ans, quand ils m’avaient approchée pour aller ‘coacher’ aux Jeux du Canada, c’était parce qu’il n’y avait pas énormément de femmes au Québec et au Canada qui avaient leur niveau d’entraîneur comme celui que j’avais. »

Expérience et polyvalence

Le travail de la Jonquiéroise au sein de la délégation québécoise ne se limitera pas seulement à la supervision de ses athlètes en fauteuil roulant. « C’est tellement plus que ça! On est un peu partout. Je suis extrêmement polyvalente et ç’a toujours été ma force, fait-elle valoir. Dans mon projet d’entraîneur, je fais un peu de tout. Donc, je travaille souvent en renfort quand on arrive dans d’autres épreuves. Par exemple, si un entraîneur est déjà occupé avec les épreuves de haies et qu’il se court un 100m sprint en même temps, je peux l’aider. En étant polyvalente, je suis capable de donner un coup de main dans toutes les épreuves. »

Même si elle s’occupera principalement des épreuves en fauteuil roulant, elle croit que le défi sera stimulant en soi parce que chaque athlète a ses particularités. « On a une liste de huit ou neuf athlètes au Québec qui auront la possibilité de participer aux Jeux du Canada. »

« Toutefois, aux Jeux du Canada, les épreuves en fauteuil ont ceci de particulier que tous les athlètes, peu importe leur handicap, courent sans distinction dans la même épreuve. Que l’athlète en fauteuil roulant soit quadriplégique ou paraplégique ne change rien. Ç’a l’avantage de ne pas exclure d’athlète en fonction de sa catégorie », souligne celle qui, dans la région, travaille avec l’inspirant Samuel Larouche.

Pour une deuxième fois en carrière, Anne-Marie Fortin, entraîneure-chef du programme d’athlétisme à l’UQAC, fera partie du personnel d’entraîneurs de la délégation québécoise en athlétisme aux Jeux du Canada de 2021. Elle apparaît au centre, à l’avant, avec le personnel d’entraîneurs en athlétisme de l’édition 2017 des Jeux du Canada.À l’époque, Jean-Marc Normandin du club Jakours (2e rangée, 2e à partir de la gauche), agissait comme entraîneur-chef.

En septembre, la Saguenéenne devrait donc reprendre son poste à la direction du programme d’athlétisme de l’UQAC. Elle avoue d’ailleurs commencer à s’ennuyer de ses athlètes.