Les protégés du Shihan François Khim-Gobeil (à gauche) ont récolté l’argent et le bronze lors des Championnats du monde WKU tenus en Grèce. Il pose en compagnie de Bianka Gaudreault, d’Éthan Gobeil et d’Alexis-Arthur Hamel-Fraser.

Deux régionaux sur le podium

Deux des trois athlètes de l’école Ultime Arts martiaux (Kyoku Karaté) sont montés sur le podium, dans le cadre des Championnats du monde WKU tenus à Athènes, en Grèce, à la fin octobre.

Alexis-Arthur Hamel-Fraser, 17 ans, et Bianka Gaudreault, 11 ans, ont respectivement remporté une médaille d’argent et une médaille de bronze dans leur catégorie, tandis qu’Éthan Gobeil, 12 ans, a fini au pied du podium dans la sienne.

Médaillé d’argent en light contact, Alexis-Arthur était très satisfait de sa prestation. « C’était les adversaires du calibre auquel je m’attendais. » Le jeune homme a également obtenu une 4e position en kata traditionnel, mais a été disqualifié en combat. Dans ce dernier cas, l’équipe canadienne a dû composer avec une différence dans les règlements une fois sur place. « C’était censé être du full contact dans les jambes et là-bas, c’était des coups légers. C’est pourquoi on a eu beaucoup trop d’avertissements et on a perdu des points. Nous n’étions pas les seuls. Les autres pays se sont fait avertir aussi », explique Shihan François Khim-Gobeil, propriétaire de l’Ultime Arts martiaux et entraîneur de la délégation canadienne.

Médaillée de bronze en kata armé open, Bianka avait aussi la satisfaction d’avoir atteint son objectif. « Je suis vraiment contente. Je m’attendais quand même à ça en termes d’adversaires », assure-t-elle. Là aussi, les athlètes ont dû composer avec des critères différents entre les championnats canadiens et mondiaux.

« En kata par équipe, quand on s’est classés aux Canadiens, c’était 12 ans et moins, et quand on est arrivés là-bas, c’était 17 ans et moins. On se classe dans une catégorie au Canada, et c’est autre chose aux Mondiaux. Dans les combats, ç’a été la même chose », explique Shihan Khim-Gobeil.

Quant à Éthan, il a conclu au 4e rang en combat et au 5e échelon en kata. Ce dernier était lui aussi satisfait de sa performance. « Avec l’entraînement qu’on a eu, c’était ce à quoi je m’attendais (en termes d’adversaires) », indique le jeune karatéka, qui en était à sa deuxième participation aux Mondiaux.

« Quand (Éthan) est allé à la 2e ronde, nous avons reçu encore trop d’avertissements pour coup trop fort, souligne Shihan Khim-Gobeil. Quand nous sommes arrivés là-bas, il y avait des critères totalement différents. Il y a eu un manque aux Championnats canadiens. [L’organisation] avait omis de nous en aviser. Si on se qualifie aux Championnats canadiens top-2, dans notre tête, c’est parce que nos katas sont parfaits. »

L’entraîneur remet en question une participation aux Mondiaux l’an prochain.

« Je suis en discussion avec le président du WKU canadien et si les lacunes concernant les forces de frappe ne sont pas corrigées d’ici l’an prochain, c’est sûr qu’on n’y retournera pas », ajoute-t-il.

Le Canada a fini au 4e rang, alors que l’an dernier, l’unifolié avait pris le 3e rang.

Quelque 185 pays ont participé à ce rendez-vous annuel. Le Shihan du club a tenu à remercier les commanditaires et les familles qui les ont soutenus dans la concrétisation du projet.