Gabriel Tremblay a deux compétitions nationales à son horaire pour le début de l’année 2019. Il participera aux Jeux du Canada à Red Deer en février et le Championnat canadien à Victoria en avril.

Deux compétitions nationales et la Tunisie à l’horaire pour Gabriel Tremblay

Le début de l’année 2019 sera déterminant pour la jeune carrière de Gabriel Tremblay. Le boxeur chicoutimien participera coup sur coup aux Jeux du Canada puis au Championnat canadien avec, dans la mire, une place sur l’équipe nationale junior. D’ici là, il participera à deux camps préparatoires avec l’équipe du Québec, dont un en Tunisie.

Gabriel Tremblay a obtenu sa place pour les deux compétitions en remportant la compétition des Gants dorés dans la division 81 kilos à la fin du mois d’octobre. La boxe effectue un retour aux Jeux du Canada, après une pause de plusieurs années. Il en sera à sa toute première participation à ce rendez-vous du sport, mais sa quatrième aux Championnats canadiens, où il espère mettre la main sur une première médaille d’or. Le jeune protégé de l’entraîneur Michel Desgagné a deux médailles d’argent à son actif, dont une l’an dernier à sa première année dans la division junior. «Je suis quand même habitué de me battre au niveau national. Ce n’est pas ma première expérience. Cette année, je pars avec un certain avantage parce que c’est ma dernière année chez les juniors. Je suis donc dans les plus vieux de la catégorie. On vise l’or et cette année, on va l’avoir», avance l’athlète de 17 ans, qui est à la recherche de commanditaires pour l’appuyer pour la suite de sa carrière.

Dans sa préparation pour les deux compétitions nationales, Gabriel Tremblay se rendra à Montréal la semaine prochaine en compagnie des cinq autres membres de l’équipe du Québec des Jeux du Canada pour un camp sous la supervision des deux entraîneurs, Mike Moffa et Benoit Martel. La délégation s’envolera au début janvier pour la Tunisie pour un autre camp avec une équipe locale. Ce sera une belle occasion pour les représentants québécois de comparer leurs aptitudes avec des boxeurs d’une autre nation. «Ça permet de voir d’autres façons de boxer. C’est complètement une autre culture», fait valoir Gabriel Tremblay qui sortira du pays pour une première fois grâce à son sport.

Olympiques

Avec une médaille d’or lors du Championnat canadien, Gabriel Tremblay gagnerait du même coup sa place sur l’équipe nationale junior, ce qui le mènerait vers des compétitions internationales. «C’est la récompense. L’équipe nationale, ce n’est pas seulement la compétition, mais aussi d’en faire partie. C’est gros pareil», de souligner Gabriel Tremblay. Pour lui, une place sur l’équipe nationale représenterait également un premier pas dans son parcours vers les Jeux olympiques, l’accomplissement majeur des boxeurs amateurs. «C’est l’objectif ultime. Ça reste un rêve. C’est quand même envisageable, mais ce ne sera pas en 2020», précise le Chicoutimien, qui estime légitimes ses chances pour 2024.

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DANS LE RING EN FAMILLE

La boxe est une partie importante de la vie quotidienne chez les Tremblay. 

Le père, Jasmin, et les deux enfants, Gabriel et Félix (14 ans), font tous les trois de la boxe. La mère des deux enfants, Marie-Claude Simard, s’implique également au sein du Club de boxe de Chicoutimi. 

Le paternel a été le premier à mettre les pieds au gymnase et dans le ring il y a une dizaine d’années. «J’ai amené Gabriel qui faisait du soccer et du football. Il a transféré avec moi à 12 ans et Félix a débuté à 10 parce qu’il a suivi son frère là-dedans», raconte Jasmin Tremblay, précisant que le plus jeune, qui a deux combats à son actif, fait partie du programme sport-études. 

«On se suit toute la famille là-dedans. Ça donne une dynamique familiale. Tout le monde s’entraîne au club», indique le paternel de 40 ans, qui continue à faire de la compétition active. Comme son fils Gabriel, il devait combattre lors des Gants dorés, mais faute d’adversaire, a été couronné sans opposition. «Je les refais l’année prochaine, c’est sûr», lance-t-il sans hésiter. 

«C’est ça qui nous garde jeune. C’est exutoire et thérapeutique en même temps. C’est un sport qui nous apprend l’humilité et j’ai rencontré tellement des gens de qualité. Je me fais juste des amis dans la boxe», de témoigner Jasmin Tremblay, soulignant le respect sur et hors du ring entre les partenaires d’entraînement, mais aussi les adversaires. 

Le mandat principal de Jasmin Tremblay se fait toutefois comme entraîneur, ce qui lui a donné l’occasion de vivre des moments particuliers avec son fils. «Aux Gants dorés, il était dans mon coin avec Michel Desgagné et aussi dans le vestiaire avant mon combat. C’est rassurant même si je ne suis pas quelqu’un de stressé», d’exprimer Gabriel Tremblay. 

«On vit les mêmes choses. On a le même entraînement. On se comprend», poursuit Jasmin Tremblay, convenant avec le sourire que l’élève a maintenant dépassé le maître. «Le plus dur, c’est d’accepter que ton fils te sacre une volée dans le ring», annonce-t-il, avouant qu’il savait depuis quelques années que ce n’était qu’une question de temps.