Maxime Desruisseaux a annoncé qu’il quittait l’organisation des Élites de Jonquière, vendredi matin.
Maxime Desruisseaux a annoncé qu’il quittait l’organisation des Élites de Jonquière, vendredi matin.

Desruisseaux quitte les Élites après un an

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Cette fois, c’est la bonne pour Maxime Desruisseaux. L’entraîneur quitte son poste à la barre des Élites de Jonquière dans le midget AAA pour accepter un rôle d’entraîneur associé avec les Tigres de Victoriaville, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

C’est un retour aux sources pour Maxime Desruisseaux, qui a été adjoint des Tigres pendant six ans et qui demeure dans les Bois-Francs. Le mois dernier, il avait fait partie du processus pour diriger les Tigres, à la suite du départ de Louis Robitaille avec les Olympiques de Gatineau, mais n’avait pas été retenu. L’ancien attaquant de l’équipe Carl Malette lui avait été préféré. Ce dernier a toutefois tout fait pour le ramener dans le giron des Tigres. À Victoriaville, Desruisseaux aura des responsabilités très importantes, d’où le titre d’entraîneur associé.

«Dès l’embauche de Carl comme entraîneur-chef, Maxime était un candidat de choix pour le seconder. Il connaît très bien l’organisation, il a un bagage très étoffé et il connaît déjà plusieurs joueurs qui seront avec nous l’an prochain», a indiqué le directeur général des Tigres Kevin Cloutier dans l’annonce de l’embauche.

«L’expérience que Maxime a acquise avec les Élites l’an dernier sera à la fois bénéfique pour lui et pour notre équipe, nous sommes très heureux qu’il se joigne à nous. Lui et Carl Mallette ont développé une superbe chimie au cours des dernières saisons. Ils sauront bien développer nos joueurs et les amener au niveau supérieur», a-t-il ajouté dans son communiqué de presse.

Tous les deux originaires de Victoriaville, Carl Malette et Maxime Desruisseaux se connaissent très bien. Ils ont notamment mis sur pied une école de hockey estivale, qui vient d’être annulée en raison de la pandémie de COVID-19.

Maxime Desruisseaux avait signé un contrat de deux ans avec les Élites de Jonquière l’été dernier. À sa première saison à la barre de l’équipe, il a mené son équipe au cinquième rang du classement général de la Ligue de hockey midget AAA avec un dossier de 24 victoires, 14 revers et quatre défaites en prolongation.

«Ça fait plusieurs jours qu’on est en discussion avec lui. Il a été transparent avec nous que les Tigres étaient après lui et il voulait attendre avant de prendre sa décision. Il vient d’avoir un bébé (son 2e) et les priorités changent avec tout ce qui se passe présentement», convient le président des Élites, Michel Simard.

« C’est sûr que pour l’organisation des Élites, c’est décevant. Il est arrivé dans un contexte difficile. Il a apporté une fraîcheur. C’est une bonne personne et il avait de bonnes idées », laisse tomber le président qui devra dénicher un entraîneur-chef pour une deuxième année consécutive.

« Ce n’est pas une priorité pour le moment », annonce Michel Simard, rappelant le contexte. Quand le processus se mettra en branle, il sera accompagné dans sa recherche par le directeur général Simon Tremblay.

Progression

Pour sa part, l’ex-entraîneur-chef des Élites, Maxime Desruisseaux estime qu’il a saisi la porte qui s’ouvrait pour poursuivre sa progression. «C’était une grosse décision et je crois que pour moi et ma famille, c’était la meilleure à prendre», a-t-il indiqué.

C’est un ensemble d’éléments qui a fait en sorte qu’il a choisi de retourner au sein de l’organisation comme entraîneur associé, précisons-le, et non comme adjoint. «Je connais bien la structure des Tigres et le personnel en place, et je m’entends bien avec l’entraîneur-chef Carl Mallette qui est aussi un ami personnel. Ç’a pesé dans la balance quand c’est quelqu’un que tu connais bien et qui a un lien fort comme ça. Et le côté famille, avec tout ce qu’on vit, c’est juste du positif», a-t-il indiqué.

« Pour moi, c’était important d’avoir de l’avancement. Le fait d’être nommé entraîneur associé, ce n’est pas seulement un titre, mais c’est être impliqué dans plusieurs décisions. Je vois donc ça comme un avancement», fait-il valoir en rappelant que certains avaient vu son arrivée à la barre des Élites de Jonquière comme un pas de côté ou un pas en arrière. Lui y a vu un avancement. «J’ai progressé comme entraîneur et c’est pourquoi j’ai accepté l’invitation des Tigres», explique celui a d’ailleurs tenu à remercier tous les membres de l’organisation de lui avoir fait confiance et de l’avoir si bien traité et soutenu durant son passage avec la formation jonquiéroise.