Le Jonquiérois Charles-Andreas Brym fait son chemin en Europe. Il est sous contrat avec la formation de Lille, en Ligue 1 française pour les trois prochaines saisons.

Des sacrifices payants pour Charles-Andreas Brym

Depuis qu’il a quitté la région pour tenter sa chance dans le monde du soccer à 13 ans, le Jonquiérois Charles-Andreas Brym a fait son petit bonhomme de chemin. L’attaquant central, qui est maintenant âgé de 19 ans, a les deux pieds chez les professionnels, ayant en poche un contrat de trois ans en Ligue 1, en France, avec la formation de Lille. Il garde toutefois les deux pieds sur terre. Pour lui, ce n’est que le début de l’aventure.

« Au départ, on ne m’avait rien promis. Je prenais des risques et je faisais des sacrifices, mais personne n’était certain que j’allais réussir. Même moi, je n’étais pas sûr. Je le souhaitais, mais je n’étais pas sûr. Au début, on n’arrive pas à s’en rendre compte directement, qu’on y est arrivé, quand on est parti de si loin. On te dit que tu es professionnel, mais tu n’as pas changé en tant que personne », raconte Charles-Andreas Brym, qui s’accorde une pause de quelques semaines dans sa famille avant de reprendre le collier à la fin du mois de juin.

« Au début, je n’avais pas réalisé. J’ai matérialisé mon rêve, mais je devais vite me concentrer sur de nouveaux objectifs. Ce n’est que le début, reprend-il. Je suis bien entouré, donc je n’ai pas le temps d’avoir la grosse tête ou quoi que ce soit. C’est juste que je veux travailler et travailler. »

Le Jonquiérois Charles-Andreas Brym fait son chemin en Europe. Il est sous contrat avec la formation de Lille, en Ligue 1 française pour les trois prochaines saisons.

En 2011, à l’âge de seulement 13 ans, Charles-Andreas Brym a déménagé une première fois pour faire sa place avec l’Académie de l’Impact. Après deux saisons, il a pris la décision de s’expatrier en Europe, en Corse, où demeurent ses grands-parents, lui qui possède la double nationalité française et canadienne. En cours de route, il a terminé ses études secondaires, évoluant pour deux équipes en Belgique, Mouscron et Waregem. Il a finalement été transféré au cours de l’hiver à Lille, puis il a signé un contrat de trois ans et demi.

Avec l’équipe de relève de Waregem, pour laquelle évoluent les jeunes joueurs prometteurs du club, le rapide attaquant avec de bonnes habiletés techniques a eu le temps de marquer 13 buts. À Lille, il a également terminé la saison avec l’équipe de réserve. « Je venais de signer mon contrat. Comme je venais d’arriver et que j’étais nouveau, ils n’ont pas voulu me brusquer. Ils m’ont fait commencer avec l’équipe de réserve pour que je m’acclimate », explique le Jonquiérois, qui célébrera son 20e anniversaire cet été.

« C’est le piège d’un contrat professionnel dans un sens. Ce n’est pas une finalité. C’est là où tu dois vraiment travailler et montrer ce que tu as dans le ventre. Les yeux sont un peu rivés sur toi, et on attend que tu exploses, fait valoir Charles-Andreas Brym, qui prévoit poursuivre sa carrière à long terme en Europe, ce qui élimine l’option de la MLS pour lui. Je suis avec le club au moins pour les trois prochaines années, même s’il arrive un problème. Ça ne me protège pas dans le fond parce que le but, c’est d’avoir du temps de jeu. Mon contrat ne me promet pas que je vais avoir tant de matchs ou avoir ma chance tant de fois. C’est à moi de travailler. »

Après une saison décevante en Ligue 1, qui a bien failli se conclure avec une relégation pour Lille, les nouveaux entraîneurs lui ont promis qu’il aurait l’occasion de se faire valoir avec le grand club. « C’est à moi de me prouver, pour être gardé dans le noyau du groupe toute l’année et avoir des chances de jouer en championnat », mentionne Charles-Andreas Brym, qui a subi une commotion cérébrale peu avant son arrivée à Lille, ainsi qu’une blessure à un pied quelque temps plus tard. Rien de grave, mais dans les deux cas, il a eu besoin de quelques semaines pour se rétablir. « Si on peut me souhaiter quelque chose, c’est de ne pas avoir de blessure. Du temps de jeu, mais ne pas avoir de blessure avant tout », espère celui qui a ramené dans ses bagages quelques cadeaux pour ses amis, dont des maillots de son équipe.