Dominic Piché et Camil Tremblay ont accepté de se salir, en fin de semaine, au Raid international Gaspésie.

Des régionaux repoussent leurs limites

La Raid international Gaspésie était une nouvelle occasion d’aller au bout de soi-même au cours des trois derniers jours et six athlètes de la région ont accepté de se frotter à l’imposant défi. Même si la nature a parfois eu le dessus, les trois équipes ont pu dire mission accomplie.

Les participants devaient franchir une distance de 100 kilomètres et plus de 2000 mètres de dénivelé positif par jour, entre vendredi et dimanche, soit à la course, en vélo de montagne ou en canot. À travers un parcours sans ravitaillement, chaque équipe devait retrouver son chemin de façon autonome. Cette année, la sixième édition de l’événement se passait dans la vallée de la Matapédia.

Des trois équipes du Saguenay–Lac-Saint-Jean inscrites, Oz team/Coraction, composée de Mario Couture et de Sylvain Desgagnés, a été la meilleure avec une 14e place au classement masculin. Frédéric Girard et Jean-Claude Girard, de l’équipe Kilotech Contrôle/Mécanique G2, ont suivi en 16e position, et finalement, Dominic Piché et Camil Tremblay, de Vo2/Rocoto, n’ont pas obtenu de classement puisqu’ils sont arrivés à l’extérieur des délais lors de la première journée. Malgré tout, ils ont pu être du départ pour les deux autres journées, réussissant des temps plus que respectables.

«C’est un mélange de forme physique, de force mentale et d’orientation, a résumé Dominic Piché, joint au téléphone en début de soirée dimanche. Le copropriétaire de la boutique Vo2 et son partenaire venaient de conclure la dernière journée en un peu plus de 11 heures.

Les participants du Raid international Gaspésie devaient faire entre 10 et 15 km de canot chaque jour, ce qui permettait d’offrir des points de vue intéressants.

«Il faut également ne pas avoir peur de se salir, a-t-il ajouté. Disons qu’il faut avoir le profil sauvage. Par exemple, ce matin (dimanche), on a remonté un ruisseau pendant 1h30. Pendant trois jours, on est mouillés cinq minutes après le départ et on le demeure pendant 10 heures.»

En résumé, les équipes amorçaient la journée très tôt le matin. Ils devaient parcourir entre 10 et 15 kilomètres en canot, environ 60 km en vélo de montagne et le reste se faisait à la course, dans des sentiers pas toujours invitants. Des segments à la boussole faisaient également partie de l’aventure, alors que les participants devaient retrouver leur chemin en plein coeur de la forêt. Les aventuriers devaient aussi affronter des secteurs à l’aide de tyroliennes.

Mercredi, avant d’amorcer le raid, chaque équipe recevait les inscriptions et une carte des parcours pour les trois journées. Même si la préparation d’une telle épreuve demande plusieurs mois, Dominic Piché a fait remarquer que les participants font souvent face à l’inconnu, d’autant plus qu’ils doivent aménager eux-mêmes un campement adéquat pour dormir.


« Tu ne sais pratiquement jamais où tu es. »
Dominic Piché

«Tu ne sais pratiquement jamais où tu es, a-t-il partagé. À certains moments, on se demandait si on était perdus, puis finalement, on atteignait un des 25 points de contrôle du parcours. On franchit parfois une plus grande distance qu’on devrait et ça peut devenir démoralisant, mais on s’en est bien sorti. C’est vraiment un raid d’orientation.»

Pour la petite histoire, c’est une équipe de la région de la Gaspésie qui a remporté le Raid international Gaspésie, avec un temps cumulatif de 22h39min08sec. À titre comparatif, la meilleure équipe régionale, Oz team/Coraction, a mis 39h03min33sec pour franchir les 300 kilomètres. Des participants du Brésil, du Danemark, de la France, de la Belgique et des États-Unis étaient inscrits.