Le planchiste Baptiste Brochu pourra compter sur la présence de son père, Alain Brochu (à gauche) et de son frère Nataël, ainsi que l’appui de son amoureuse, Geneviève Gagné (2e à partir de la gauche) et de sa mère Valérie Villeneuve, pour ses premiers Jeux.

Des parents et des jeux

Il y aura au moins une talle de Bleuets dans les estrades de l’Ovale de Gangneung. Les parents de Marianne Saint-Gelais, Francine Privé et Gaétan Saint-Gelais, et la mère de Valérie Maltais, Martine Simard, seront les vétérans du groupe puisqu’ils en seront à leurs troisièmes Jeux olympiques (Vancouver 2010, Sotchi 2014 et PyeongChang 2018). Par contre, ce seront les premiers Jeux pour les parents de Kasandra Bradette, Nancy Bélanger et Dany Bradette, et de Samuel Girard, Martine Bouchard et Grégoire Girard. Mais peu importe qu’ils en soient à leurs premiers ou troisièmes Jeux, la fébrilité est au rendez-vous.

Il y aura au moins une talle de Bleuets dans les estrades de l’Ovale de Gangneung. Les parents de Marianne Saint-Gelais, Francine Privé et Gaétan Saint-Gelais, et la mère de Valérie Maltais, Martine Simard, seront les vétérans du groupe puisqu’ils en seront à leurs troisièmes Jeux olympiques (Vancouver 2010, Sotchi 2014 et PyeongChang 2018). Par contre, ce seront les premiers Jeux pour les parents de Kasandra Bradette, Nancy Bélanger et Dany Bradette, et de Samuel Girard, Martine Bouchard et Grégoire Girard. Mais peu importe qu’ils en soient à leurs premiers ou troisièmes Jeux, la fébrilité est au rendez-vous.

« Ce n’est jamais simple, les Olympiques. Ce sont nos troisièmes jeux et c’est beaucoup de préparation. Pour nous, c’est énorme et laborieux. Ce n’est pas normal comme voyage , avoue Francine Privé à l’autre bout du fil. On dirait que je suis plus stressée que les autres fois ! » Les parents de Marianne prendront la direction de la Corée du Sud en compagnie de leur fille aînée, Marjorie, et de son conjoint Pascal Bérubé.

Au départ, ils ne pensaient pas aller en Corée du Sud. Mais Marianne et Charles Hamelin ayant déjà annoncé que ce serait leurs derniers Jeux, il était difficile pour les Saint-Gelais de ne pas être présents. « C’est la raison pour laquelle on a décidé d’y aller, avouent les parents. On ne pouvait pas manquer les derniers Jeux. Ça va être spécial et émouvant. On commence à se le dire qu’on y a va pour la dernière fois. On dirait qu’on commence à réaliser que ce seront les derniers. »

Les Saint-Gelais ont décidé de savourer pleinement cet ultime rendez-vous en s’installant à Gangneung, à quelques kilomètres du site olympique, plutôt qu’à Séoul comme plusieurs autres parents. « Quand tu es près du site, tu as toujours cette ambiance festive. On l’a vécu à Sotchi et à Vancouver et on a tellement aimé ça ! », explique Gaétan Saint-Gelais. « On veut marcher et être sur le site et aller voir d’autres événements si on en a l’occasion. C’est vraiment le fun pour ça. C’est une fête, c’est fantastique sur les sites. Et la Maison olympique du Canada, c’est notre maison et on se sent chez nous », assure le couple de jeunes retraités.

Moins stressant

Martine Simard s’est laissée emporter par la fièvre des Jeux, car au départ, la mère de Valérie Maltais n’avait pas prévu aller en Corée du Sud. Finalement, elle a changé d’idée durant les Fêtes. « Je disais que je n’y allais pas, mais il me restait un doute dans ma tête. Je n’étais pas capable de dire non officiellement », explique celle qui en sera à ses troisièmes Jeux. « Valérie ne nous a pas influencés. Elle était en paix avec ça. Elle nous a dit que si nous y étions, elle serait bien contente et sinon, elle allait comprendre », relate Mme Simard qui ira en compagnie de son conjoint Jean-Pierre Carlos. 

Le couple fait partie du groupe composé des parents de Kasandra et de Samuel. Pour elle, ces troisièmes Jeux sont « plus faciles et moins stressants aussi. À Sotchi, c’était plus compliqué parce qu’il fallait avoir des visas. (...) À chaque Jeux, on se dit toujours que ça va coûter cher, mais on trouve toujours des alternatives. Nous sommes installés plus loin, mais ce sera plus beau à visiter », estime celle qui pourra aussi encourager l’amoureux de Valérie, Jordan Belchos, qui s’est qualifié pour le 10 000 m en patinage de vitesse longue piste.

Comme elle logera à Séoul, Martine Simard s’attend à voir moins sa fille qu’à Sotchi. « À Sotchi, on l’a vu beaucoup parce que la Maison du Canada était proche. Les athlètes pouvaient venir à pied. Mais cette fois-ci, on est loin, donc je m’attends à la voir moins. Mais à l’aréna, elle sait que je suis là et elle va me texter si elle veut me voir après », ajoute Mme Simard qui ne croit pas que ce seront les derniers Jeux de sa fille, car celle-ci n’a pas du tout parlé de retraite.

Saint-Félicien: la communauté généreuse pour les athlètes

Avec deux athlètes en patinage de vitesse courte piste à PyeongChang, Marianne Saint-Gelais et Kasandra Bradette, il est clair que Saint-Félicien vibrera au rythme des Jeux olympiques du 9 au 25 février. D’ailleurs, la communauté félicinoise a fait preuve d’une grande générosité en appuyant non seulement leurs athlètes, mais aussi leurs parents.

Francine Privé et Gaétan Saint-Gelais, ainsi que Nancy Bélanger et Dany Bradette sont très reconnaissants à leur milieu qui s’est montré généreux lors des différentes activités de financement qu’ils ont tenues. La générosité des gens les impressionne et leur fait chaud au coeur. 

Les Saint-Gelais ont notamment vendu des chandails qui ont tous trouvé preneur et les Bradette ont reçu un précieux coup de main de leur belle-soeur, Vicky Trudel, qui a organisé une soirée-spectacle country couronnée de succès. 

« Cette année encore plus (que par le passé). Lorsqu’on a décidé d’aller aux Jeux, nos commanditaires étaient prêts. Ils nous attendaient », assure Gaétan Saint-Gelais, encore impressionné par tant de générosité.

« J’ai été très honorée de voir que la Ville de Saint-Félicien appuie ses patineuses, a mis en relief Nancy Bélanger. Elle les a encouragées en leur accordant un montant chacune. » Celle-ci souligne qu’il s’agit d’un moment à marquer d’une pierre blanche pour Saint-Félicien. « On ne sait pas si on va revoir ça dans notre vie, deux filles d’une même ville, qui participent aux Olympiques, dans la même discipline de surcroît ! »

Et rassurez-vous, il n’y a pas de compétition entre les deux familles, bien au contraire ! Les parents se connaissent depuis longtemps, car leurs filles voyageaient ensemble pour les entraînements à Chicoutimi à l’époque. Et en novembre dernier, tous voyageaient ensemble pour assister au Mérite sportif régional tenu à Chicoutimi. 

Les deux familles s’entraident. Nancy Bélanger souligne d’ailleurs que les Saint-Gelais ont été « très très généreux dans le partage de leurs expériences vécues (en matière de JO). On a souvent parlé ensemble ! »

La patineuse de vitesse Valérie Maltais pourra encore compter sur la présence de sa maman, Martine Simard, pour l’encourager.

De la fébrilité dans l’air

Les parents de Kasandra Bradette et de Samuel Girard sont plus fébriles à quelques jours des premiers Jeux de leur enfant. Heureusement, ils ont eu la bonne idée de se regrouper, ce qui a réduit le stress des démarches pour l’hébergement, le transport et la barrière de langue.

Ainsi, Nancy Bélanger et Dany Bradette se sont joints aux parents de Samuel, Martine Bouchard et Grégoire Girard. Les parrain et marraine de Samuel, Jacques Tremblay et Jacynthe Bouchard, ainsi que des amis de la famille, Dominic Dallaire (qui s’est chargé de toutes les réservations) et Sylvie Laporte, et la mère de Valérie et son conjoint. « On partage l’information et on s’entraide. C’est stressant parce que ça fait beaucoup de choses à penser et que c’est dépaysant. Mais on a la chance d’avoir des gens autour de nous vers qui se tourner quand on a des questions. Je pense à Francine et Gaétan (Saint-Gelais) qui en sont à leurs troisièmes Jeux.

« On a déjà fait des voyages, mais ce sera notre première expérience aux Jeux. C’est un dépaysement total et je commence à être un peu plus anxieuse, avoue Nancy Bélanger. C’est sûr qu’une fois rendue là-bas, je vais être contente et je vais vivre une expérience extraordinaire. Il n’y a pas beaucoup de monde qui a cette chance, mais ça reste quand même angoissant ! »

« Écouter les Jeux à la télé, ce n’est pas comme être sur place et vivre les sensations, et c’est ce qui est plaisant », ajoute Dany Bradette. Leur fille leur a laissé libre choix de faire le voyage ou pas : « Si vous êtes là, je vais être hyper contente, mais ne venez pas pour moi, venez le vivre pour vous. Vous le méritez autant que moi ! » Ils se préparent d’ailleurs à vivre pleinement les Jeux et se proposent d’aller voir et encourager d’autres Canadiens en action.

Enfin, pour eux, peu importe ce qui se passera aux Jeux, « (Kasandra) sait qu’on sera à la Maison du Canada et que si elle a besoin de nous, on sera là. On va être hyper fiers, peu importe la tournure des événements. Juste de se classer c’est un exploit en soi pour un athlète. Je ne sais pas comment ça va virer. Médaille ou pas, déjà qu’elle se soit classée c’est une médaille en partant pour tous les obstacles surmontés», assure la mère de Kasandra qui vivra ces événements avec une très grande fierté. 

Pour les parents de Samuel, Grégoire Girard et Martine Bouchard, ils étaient heureux de pouvoir compter sur Dominic Dallaire qui s’est occupé des nombreuses démarches. « C’est beaucoup de travail et de préparation », confirme le paternel qui se sent rassuré par la présence de Dominic et sa conjointe, qui maîtrisent bien l’anglais. Mais ce n’est pas le voyage qui stresse le plus Grégoire Girard. « C’est quand Samuel embarque sur la glace que je deviens stressé. C’est là que le tempo du coeur embarque ! Quand la course est passée, mon pouls revient à la normale », a-t-il conclu en riant.

Pas stressé

Pour sa part, Alain Brochu, le père de Baptiste, n’est vraiment pas stressé par le voyage en Corée du Sud. Habitué à se déplacer dans plusieurs points du globe, il a amorcé ses démarches dès septembre, même si la confirmation de Baptiste au Jeux est tombée jeudi. « Avant sa blessure en mars dernier, il était 6e au monde », rappelle le paternel qui ira en compagnie de son autre fils, Nataël. En fait, Baptiste répondait déjà à tous les critères de sélection et à moins d’une catastrophe (blessure), la confirmation de sa participation à ses premiers Jeux n’était plus qu’une formalité.

Alain Brochu a donc fait ses propres démarches pour trouver un vol d’avion, de l’hébergement et même la location d’une voiture à bon prix, et il a rempli les formulaires pour avoir accès à la Maison du Canada. D’ailleurs, il se promet d’aller encourager les autres athlètes dans d’autres disciplines. En plus de son père et de son frère cadet, Baptiste pourra aussi compter sur la présence de sa mère, Valérie Villeneuve, et celle de son amoureuse, Geneviève Gagné.