La Ligue nord-américaine de hockey devra se trouver un nouveau commissaire. Entré en fonction en juin 2018, Jean-François Laplante a causé une surprise en remettant sa démission, jeudi soir.

Démission du commissaire de la LNAH

Le commissaire Jean-François Laplante a causé une surprise, jeudi soir, en remettant sa démission, lui qui était à la barre de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) depuis un peu plus d'un an. Un différend avec les propriétaires des six formations quant à certains investissements à faire pour poursuivre le développement du circuit l’aurait incité à mettre fin à son association avec la ligue.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, le financement de la webdiffusion sur LNAH.TV posait problème en raison de la commandite insuffisante. Instaurée l’an dernier, la webdiffusion a connu beaucoup de succès en séries, mais elle n’a pas généré les revenus suffisants pour assurer son retour automatiquement.

De même, le commissaire aurait aimé que la ligue embauche un vice-président hockey pour l’épauler dans sa tâche. Mais ces deux propositions auraient commandé une augmentation des dépôts de garanties de chacune des équipes.

Joint à ce sujet, le directeur général de la LNAH, Gilles Rousseau, qui assure la direction de la LNAH par intérim, a expliqué que pour maintenir la webdiffusion, le commissaire avait anticipé des revenus sans être en mesure de préciser aux propriétaires les commanditaires ciblés.

« Ses demandes ont fait monter les dépôts de garanties à trois ou à quatre reprises durant la saison, et ce n’était pas encore garanti. C’était un irritant pour lui. Et il y avait aussi le fait qu’il souhaitait avoir un vice-président hockey pour l’assister dans sa fonction et la somme offerte au v.-p. hockey ne passait pas non plus auprès des propriétaires. C’était donc une question monétaire, car les équipes adhéraient à ses plans. Il aurait fallu trouver des commanditaires majeurs et il n’en avait pas trouvé jusqu’à maintenant », relate celui qui devrait effectuer le transfert de dossier avec M. Laplante dimanche.

Car quelques dossiers sont en cours, dont le renouvellement des ententes avec les officiels et les négociations avec des commanditaires. De plus, même si les démarches pour ajouter d’autres clubs vont bon train, il faudra poursuivre les discussions entamées en attendant la nomination d’un nouveau commissaire.

Candidats

Pour une troisième fois en autant d’années, Gilles Rousseau assumera la direction de la ligue en attendant de dénicher un nouveau commissaire. L’offre d’emploi devrait être publiée sous peu. M. Rousseau espère être en mesure de réunir les propriétaires lundi.

Il a quelques candidats potentiels en tête et il espère même être en mesure de faire des entrevues avec certains d’entre eux lors de la rencontre de lundi. Du nombre, il y aurait des candidats qui avaient déposé leur candidature pour succéder à Richard Martel, mais aussi certains noms qui lui ont été soumis.

Vendredi, le nom de l’ancien directeur général des Marquis de Jonquière Marc Boivin a circulé sur les médias sociaux. Joint à ce sujet, Marc Boivin a indiqué qu’il ne disposait pas d’assez de temps pour s’occuper de ce mandat. Il ne croit pas que sa nomination ferait le bonheur de toutes les équipes du circuit.

Le nom d’un vieux routier du circuit a aussi été évoqué, mais il reste à savoir si ce dernier est toujours intéressé.

Troisième intérim

Gilles Rousseau travaille au sein de la LNAH depuis 2001. Pilier du circuit ayant occupé plusieurs fonctions durant ces années, il a assuré l’intérim pendant trois mois à la suite du départ du commissaire Michel Godin. Puis, Richard Martel est entré en poste, avant de délaisser la fonction pour se lancer en politique, de sorte que de janvier à mai, c’est encore M. Rousseau qui a fait la jonction jusqu’à l’entrée en poste de Jean-François Laplante.

Avec le départ de ce dernier, M. Rousseau se retrouve encore une fois à l’intérim. Toutefois, il mentionne qu’il n’est pas éternel et laisse entendre que le prochain commissaire devra sans doute lui trouver un successeur à lui aussi. « Comme disait mon commissaire, je prends de l’âge, et il faudra trouver quelqu’un pour me remplacer, mais jusqu’à maintenant, ils n’ont pas trouvé », souligne-t-il.

« Si je tombe malade, ils vont être dans le pétrin », a-t-il conclu en riant.