L’entraîneur-chef des Gaillards, François Laberge (en mortaise), s’attend à un match âprement disputé, samedi, face au Cégep de Saint-Hyacinthe, sur le terrain du Cégep de Jonquière. Les deux équipes croisent le fer en séries pour une troisième année consécutive. Les membres de l’attaque des Gaillards ont fait du temps de plus avant l’entraînement de jeudi soir.

Demi-finale entre deux vieux rivaux

Les Gaillards du Cégep de Jonquière retrouveront un vieux rival, samedi après-midi, devant leurs partisans, en demi-finale de la division 3 du football collégial, avec la visite des Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe.

Les deux équipes ont croisé le fer lors des deux dernières séries éliminatoires. En 2017, les Gaillards ont eu le dernier mot sans problème, pour ainsi accéder à la finale du Bol d’Or, qu’ils ont ensuite remporté. Les Lauréats ont pris leur revanche la saison dernière, cette fois en finale, pour mettre la main sur le titre provincial. Ces derniers s’amènent donc à Jonquière en tant que champions en titre.

«C’est notre plus gros défi de la saison, annonce d’emblée l’entraîneur-chef des Gaillards, François Laberge, rencontré avant l’entraînement de jeudi soir. Sans parler de revanche, parce que ce sont deux équipes différentes, on veut gagner ce match-là à domicile. On veut aller jusqu’au bout, et ce sont les Lauréats qui sont devant nous. Maintenant, c’est l’équipe qu’il faut battre. Nos objectifs sont clairs et on sait qu’on a un gros défi samedi.

Les membres de l’attaque des Gaillards ont fait du temps supplémentaire avant l’entraînement de jeudi soir.

«Dans la vie, c’est rare que tu as une deuxième chance. Pour les vétérans qui étaient là l’an dernier et qui se sont inclinés face à l’excellente équipe de Saint-Hyacinthe, c’est une deuxième chance qui leur est offerte, et en plus, à domicile. C’est quelque chose qui n’arrive pas souvent dans une vie. Ce sont eux qui vont devoir mener le bateau pour que les joueurs de première année, qui n’ont pas vécu ce match-là, aient seulement à embarquer et à les suivre», d’exprimer François Laberge.

Avec les autres membres du personnel, il a longuement analysé ses adversaires de samedi et grosso modo, il sait à quoi s’attendre face à une formation qui possède beaucoup de profondeur, de bons athlètes et de la vitesse. «On a ciblé certains joueurs sur lesquels on devra porter une attention particulière. On n’aura pas beaucoup de marge d’erreur. On prépare les gars pour jouer le match le plus parfait possible, parce qu’on pense que ça va se jouer sur quelques possessions, qui vont faire la différence en fin de compte», estime François Laberge.

Le quart-arrière recrue Frédéric Clements sera à son poste, lui qui a cumulé plus de 1400 verges en saison régulière. Il sera bien appuyé par l’attaque au sol, en plus d’une unité défensive à maturité, note l’entraîneur. «On a une équipe qui est prête à affronter ce défi», assure-t-il, rappelant que la température maussade devrait également avoir des répercussions sur l’affrontement.

«Si on a la chance de forcer des revirements, on va devoir les créer et ramasser les ballons échappés. La défensive, l’attaque et les unités spéciales vont toutes avoir un mot à dire dans le succès qu’on veut avoir lors de ce match», d’analyser François Laberge.

Les Gaillards ont connu peu d’adversité en saison, ainsi qu’au premier tour éliminatoire, duel remporté 46-7 face à La Pocatière. Jusqu’ici, sept des neuf matchs de la formation jonquiéroise se sont conclus par un écart de plus de 35 points. Afin d’éviter que la complaisance s’installe, les entraîneurs ont été très exigeants. «Comme entraîneurs, on les a tellement fouettés pendant toute l’année. On n’était jamais satisfaits. Ç’a été notre mandat, d’identifier François Laberge. On espère que ça va payer samedi. Le but, c’était que les gars aient toujours faim.»