Organisateur et vétéran de la Descente du Saguenay, Michel Dufour a réussi sa 13e tentative. L'hommage à son regretté ami et mentor Robert Cossette se sera déroulé dans d'excellentes conditions.

Défi relevé pour dix nageurs

Deux jours consécutifs de beau temps ont suffi pour que les dix nageurs à tenter la Descente du Saguenay puissent relever le défi sans problème. Tous redoutaient de devoir rallier la distance entre la marina de Chicoutimi et le quai d'escale de La Baie dans des eaux glaciales. Finalement, ils ont profité d'une belle journée chaude et ensoleillée, presque sans vent, ce qui leur a permis de devancer les temps prévus pour leur exploit.
Pour leur première tentative, les membres de l'équipe composée d'Éric Morissette, d'Ariane Carrier, d'Hélène Lavoie et d'Emmanuel Colom, ont été ravis et sont prêts à retenter le coup l'an prochain.
L'équipe de Pierre Lavoie, Nancy Ratté, Jean-Pierre Gagné et Yves Faucher a été la première à rallier l'arrivée près du quai d'escale du Pavillon des croisières à La Baie. Ils ont apprécié faire la Descente du Saguenay sous de belles conditions ensoleillées.
Qui sait, peut-être que leur regretté mentor, Robert Cossette, qui a réussi cette descente à 25 reprises, a entendu leurs craintes de là-haut et qu'il s'est arrangé pour que dame Nature se fasse plus clémente. Toujours est-il que les nageurs ont pris le départ dans des eaux d'environ 63 degrés Fahrenheit (18 degrés Celsius) et tous se sont dits ravis de leur expérience. Vétéran du groupe et organisateur de cet hommage à son regretté ami, Michel Dufour a réussi sa 13e expérience en solo. Seul à nager en maillot plutôt qu'en «wetsuit», il a bouclé la quarantaine de kilomètres en 7 heures 40 minutes. « Ce n'est pas mon meilleur temps, mais je suis quand même content, car cette année, le Saguenay me faisait peur en raison du froid. Je voulais économiser mes énergies. Ça s'est bien passé dans l'ensemble.
« Mais on a quand même passé à des endroits à 58 degrés (14°C). Par contre, ce n'était pas grave parce que moi et Luc (Gagnon), on s'était entraînés dans des eaux plus froides que ça. En plus, il a fait beau et chaud. On s'était tellement préparé pour plus froid que ç'a été moins difficile qu'on pensait. C'est correct. La préparation était là », a relaté l'athlète qui nage malgré des séquelles de la polio. Il a d'ailleurs dû composer avec un problème d'équipement peu avant le départ, mais une fois lancé, il a filé sans faillir. L'an passé, M. Dufour n'avait pas fait la Descente, car il s'était consacré à la traversée du lac Saint-Jean, défi qu'il a aussi réussi. 
Son partenaire d'entraînement, Luc Gagnon, est lui aussi ravi de cette première tentative réussie en 6 heures 20 minutes. « Ç'a tellement bien été. Je craignais le froid, mais les deux jours de soleil ont fait le travail. En fait, c'était des conditions idéales pour cette épreuve », a commenté celui qui est quand même surpris de son chrono. « L'entraînement qu'on a fait au cours des trois derniers mois, à raison de six jours par semaine, ç'a payé. Ma batterie était ''full charge'' », image-t-il.
Le marathonien-nageur a tenu à souligner l'équipe qui l'a accompagné et encouragé durant la traversée. « Sans eux, je n'aurais pas été capable de réussir », insiste celui qui ne sait pas s'il retentera l'expérience l'an prochain. 
Équipes rapides 
Deux équipes de quatre nageurs ont pris part à l'événement. Celle plus expérimentée, composée d'Yves Faucher, Nancy Ratté, Pierre Lavoie et Jean-Pierre Gagné, a été la plus rapide, atteignant la rive baieriveraine après un peu plus de 5 heures d'efforts. Tous les membres de l'autre groupe de nageurs en étaient à leur premier essai. Emmanuel Colomb, Éric Morissette, Ariane Carrier et Hélène Lavoie sont eux aussi enchantés de ce baptême du feu. Ils ont conclu l'épreuve en 5 heures 37 minutes. « Nous étions tous des néophytes dans la Descente du Saguenay et nous nous sommes un peu laissés déportés dans le bras du Saguenay, ce qui nous a retardés un peu, a mentionné M. Colomb. « C'est une autre manière de découvrir les paysages du Saguenay », ajoute-t-il, heureux d'avoir nagé près d'un bateau aux couleurs du Saguenay et aussi que l'eau n'ait pas été aussi froide qu'anticipé. Il a aussi souligné le courage de sa coéquipière, Hélène Lavoie, qui s'était fracturé un bras il y a deux mois et qui ne pouvait pas vraiment forcer pour monter dans la chaloupe. Enfin, il sera du départ sans problème, si le challenge est de retour l'an prochain !