Après près de quatre mois sans pouvoir accéder à une patinoire, les jeunes hockeyeurs s’en sont donné à coeur joie sur la patinoire de la glace Dean Bergeron, seul aréna ouvert à ce temps-ci de l’année à Saguenay.
Après près de quatre mois sans pouvoir accéder à une patinoire, les jeunes hockeyeurs s’en sont donné à coeur joie sur la patinoire de la glace Dean Bergeron, seul aréna ouvert à ce temps-ci de l’année à Saguenay.

De petites concessions pour le bonheur de s’entraîner sur glace

Avoir accès à une patinoire, en ces temps de COVID-19, nécessite une bonne gestion logistique et des concessions de part et d’autre pour que tout se déroule rondement. Ainsi, Gino Roberge, propriétaire de G.I. Performance, a mis en place des règles qui font en sorte de faciliter la transition et le fonctionnement de ses groupes de hockeyeurs durant la période d’entraînement sur la patinoire de la glace Dean Bergeron de La Baie.

Chaque année, G.I. Performance regroupe de jeunes hockeyeurs qui désirent s’entraîner et développer leurs habiletés sous la supervision d’entraîneurs et de préparateurs physiques reconnus, dont Olivier Bouchard (Espoirs SagLac), Chris Ferland (Hockey mineur Saguenay), Gino Roberge (préparateur physique des Sags), et pour le powerskating, Isabelle Proteau et David Simard (bien connu aussi comme entraîneurs en patinage de vitesse).

Cette année, malgré la pandémie, 70 jeunes se sont inscrits. « On veut leur donner l’opportunité de toucher à la glace et depuis plusieurs années, on a la chance d’avoir une belle collaboration avec l’Association de hockey mineur de Saguenay, ce qui fait qu’on est capable d’avoir des heures de glace. Ce soir (lundi), on a deux groupes Élite Espoir (15 ans et plus) et demain, on aura un groupe de jeunes nés en 2007 et 2008 qui embarqueront sur la glace », explique Gino Roberge.

« Présentement, on a même accueilli des jeunes de Jonquière qui ne s’entraînent pas avec nous durant l’été. Ce sont des jeunes qui ont été repêchés junior majeur et qui veulent s’entraîner sur la glace. On les a invités à se joindre à nous et nous sommes bien contents qu’ils soient là. »

Pour accélérer les choses et éviter l’accès déjà limité aux vestiaires, les jeunes inscrits au programme de G.I. Performance ont opté pour enfiler leur équipement de hockey à l’extérieur, avant de sauter sur la patinoire de la glace Dean Bergeron.

Certains joueurs établis comme Rafaël Harvey-Pinard (capitaine des Sags) et Mathieu Tremblay (qui joue en France) font aussi partie du groupe qui s’entraîne.

Logistique

Comme il n’y a pas d’accès aux vestiaires ni aux douches, les joueurs ont opté pour enfiler leur équipement sur le stationnement extérieur de l’aréna, de sorte qu’il ne leur reste que leurs patins à chausser.

« On ne donne pas accès au banc des joueurs et chaque joueur a sa propre bouteille d’eau. C’est plus facile pour les gens qui nous précèdent et qui nous suivent », fait valoir Gino Roberge. De fait, l’employé municipal sur place n’a pas à prévoir un temps additionnel pour la désinfection des vestiaires et bancs puisque les joueurs n’y vont pas.

Sur la glace, même s’il n’y a pas de limite imposée, l’organisation a établi un maximum de 20 personnes sur la patinoire, incluant les entraîneurs. Pendant qu’un groupe s’entraîne à l’intérieur, un autre attend à l’extérieur. Lorsque l’entraînement est terminé, le premier groupe et les accompagnateurs sortent de façon à éviter de croiser le groupe qui entre.

Même si c’est plus compliqué que par le passé, Gino Roberge assure qu’il n’a entendu aucun chialage. « De toute manière, c’est ça ou il n’y a pas de glace. Et ils avaient tellement hâte! Tantôt, je les regardais embarquer sur la glace et ils avaient les yeux grands comme des deux dollars tellement ils étaient contents. »

Dans les circonstances, le propriétaire du club d’entraînement s’estime déjà chanceux de pouvoir accéder à une glace et de n’accuser que deux semaines de retard pour l’entraînement sur glace par rapport aux années précédentes.