Elliott Doyle (à droite) va porter des nouvelles couleurs la saison prochaine. Il fera partie de la nouvelle équipe Vélo Cartel, formée par Bruno Langlois.

De nouvelles couleurs pour Elliott Doyle

Elliott Doyle défendra les couleurs d’une toute nouvelle équipe en 2018. Le cycliste de Saint-Gédéon, qui s’est retrouvé sans formation après que Garneau-Québecor eut annoncé qu’elle mettait fin à ses activités au terme de la saison 2017, est un nouveau porte-couleurs du Vélo Cartel.

La nouvelle équipe a été formée par Bruno Langlois et Kevin Lynch, deux partenaires d’affaires qui ont ouvert le Vélo Cartel - Café cycliste, à Québec. Langlois est également le fondateur de BL Coaching, un centre d’entraînement à la fine pointe de la technologie pour les amateurs de vélo. Ce dernier agira à titre de capitaine de l’équipe Vélo Cartel, comme c’était le cas chez Garneau-Québecor.

Même si certains détails restent à confirmer, il est maintenant officiel qu’Elliott Doyle va rouler sous ces nouvelles couleurs. Le cycliste régional a trouvé un juste milieu qui lui plaît, puisque Vélo Cartel va surtout courir sur le circuit québécois. Doyle aura ainsi un peu plus de temps pour se consacrer sur ses études en pharmacie à l’Université Laval.

«On est tous des cyclistes, mais on a également tous les études ou un emploi qui occupent une bonne partie de notre horaire, explique Elliott Doyle. Malgré ça, on est capable de bien faire. Notre objectif pour la prochaine saison sera tourné vers les Mardis cyclistes de Lachine. Cet événement offre une très belle visibilité et il regroupe les meilleurs cyclistes au Québec.»

Les courses des Mardis cyclistes de Lachine risquent de faire l’affaire de Doyle, un spécialiste du sprint. Le circuit de Lachine étant un critérium, la course prend fin, la plupart du temps, par une arrivée en sprint massif.

Elliott Doyle avoue qu’il était heureux avec l’équipe Garneau-Québecor la saison dernière. Les dirigeants permettaient aux membres de l’équipe de s’épanouir grâce à un bel équilibre entre les études, le vélo et les loisirs.

«Je me cherchais une équipe qui répondait à mes critères, soutient Doyle. J’aurais pu faire le saut avec une autre équipe, mais je préférais me concentrer davantage sur mes études et m’entraîner ici.»

Outre les courses du calendrier québécois, le cycliste qui aura bientôt 24 ans espère être en mesure de participer aux Championnats canadiens de vélo sur route. Si une opportunité s’offre à lui, il aimerait aussi prendre part au BC Superweek, un événement sur 10 jours comprenant six critériums et deux courses sur route.

En plus de Bruno Langlois et Elliott Doyle, la nouvelle équipe Vélo Cartel comptera dans ses rangs les cyclistes Jean-Simon D’Anjou, Gabriel Boucher et Guillaume Larose-Gingras, un spécialiste en vélo de montagne qui effectue un retour sur la route. Un ou deux autres coureurs devraient être confirmés prochainement.

Aller jouer dehors

Puisque la neige est là pour rester au cours des prochains mois, Elliott Doyle va en profiter pour s’entraîner dehors. Raquettes, ski de fond et vélo à roues surdimensionnées sont au menu de son entraînement hivernal. Il se trouve présentement au domicile familial avant de recommencer sa session d’hiver en pharmacie, le 15 janvier.

«J’adore venir au Lac-Saint-Jean pour profiter du plein air en compagnie de ma famille», confie le sympathique athlète.


Notre objectif pour la prochaine saison sera tourné vers les Mardis cyclistes de Lachine. Cet événement offre une très belle visibilité et il regroupe les meilleurs cyclistes au Québec.
Elliott Doyle

Jason Lowndes était son ami

Un peu comme la planète cycliste en général, Elliott Doyle a été attristé par l’annonce de la mort de Jason Lowndes, un Australien de 23 ans décédé après avoir été heurté par une voiture vendredi dernier, dans son pays natal.

Doyle a très bien connu Lowndes, «un rayon de soleil». Lorsque l’athlète régional portait les couleurs de la Silber Pro Cycling, Lowndes évoluait avec l’équipe Garneau-Québecor. Les deux ont souvent eu à s’affronter lors des sprints en fin de course.

«C’était devenu un ami dans le peloton et on rigolait ensemble après les courses, se souvient Elliott Doyle. Il avait du fun, il était ami avec tout le monde. C’est une grosse perte pour le cyclisme, d’autant plus qu’il était super bon. Il avait tout un potentiel.» 

Jason Lowndes s’entraînait près de Bendigo, au nord de Melbourne, lorsque le tragique accident est survenu. Une voiture l’aurait percuté par l’arrière, selon ce qui a été rapporté par différents médias européens. Il s’apprêtait à joindre la formation britannique JLT Condor, une équipe continentale. Il a passé la dernière saison avec l’équipe Cycling Academy, dont fait partie le cycliste aux racines saguenéennes Guillaume Boivin.

«Il faut toujours penser à la sécurité et ça joue des deux côtés, expose Elliott Doyle. En tant que cycliste, il faut aussi penser à la sécurité des autres. C’est un devoir de citoyen, autant pour les cyclistes que les automobilistes. Si les deux se respectent, il n’y aura pas de chicane.»