De nouvelles approches pour des compétitions nationales

Les dirigeants de Judo Québec ont l’intention de modifier leur approche dans leurs tentatives futures d’obtenir des compétitions nationales.

Dans une sortie la semaine dernière dans Le Progrès, après l’obtention des Championnats canadiens ouverts par Calgary pour les trois prochaines années, le directeur technique du Club Judokas Jonquière, Roger Tremblay, avait pointé du doigt directement l’organisme provincial. Réagissant à cette affaire, le président de Judo Québec, Vincent Bouchard, indique d’entrée de jeu que la candidature de Jonquière était la meilleure des trois provenant du Québec, les deux autres étant Montréal et Saint-Hyacinthe. 

« Ce n’est pas un problème d’organisation. Jonquière a tout le temps fait de bons tournois, que ce soit provincial, national et même international avec les Championnats universitaires. Le problème n’était pas là », affirme-t-il. 

« Est-ce qu’on aurait pu faire plus ou moins ? De toute évidence, on ne pouvait pas faire moins parce qu’on n’a pas eu les canadiens. Est-ce qu’on aurait pu faire plus, nous pensons que oui », admet-il, précisant que le même support avait été offert aux trois candidatures, soit une offre de service d’environ 50 000 $ avec les tatamis, la main-d’œuvre, le transport et un appui de la candidature.

Concernant l’enveloppe de 20 000 $, dont Roger Tremblay disait ne jamais avoir été mis au courant, Vincent Bouchard répond qu’elle n’existe tout simplement pas et n’a jamais été votée par les membres du conseil d’administration de l’organisation. Ce malentendu découle d’une conversation entre les deux hommes où le président de Judo Québec avait évoqué la création d’un tel fonds destiné à obtenir des compétitions d’envergure. Du même souffle, il annonce que le gouvernement albertain offre jusqu’à 250 000 $ par année pour des événements nationaux. « C’est la grosse grosse différence avec le Québec », indique-t-il, précisant que le gouvernement du Québec offre entre 10 000 $ à 15 000 $. « Ce n’est pas tellement énorme », admet-il. 

« Avec les enveloppes gouvernementales, surtout dans une province riche comme l’Alberta, c’est assez dur à battre. Ça ne veut toutefois pas dire qu’on n’est pas de taille », poursuit-il, assurant que l’aspect monétaire ne représente pas le seul critère d’évaluation.

Dans une sortie la semaine dernière dans Le Progrès, après l’obtention des Championnats canadiens ouverts par Calgary pour les trois prochaines années, le directeur technique du Club Judokas Jonquière, Roger Tremblay, avait pointé du doigt directement l’organisme provincial.

Sortir des sentiers battus

Le président de Judo Québec, Vincent Bouchard, estime que l’organisme doit revoir le processus et sortir des sentiers battus afin de s’impliquer plus tangiblement. 

L’une des pistes de solutions envisagées serait de choisir au préalable la meilleure candidature et ensuite assurer l’accompagnement tout au long du processus. « La grosse affaire, c’est qu’on a gardé la même méthode pendant les 20 dernières années. On n’a pas été assez proactifs », reconnaît M. Bouchard, avouant que l’organisme qu’il dirige a sous-estimé l’impact de la mise en place des soumissions. 

« Les gens de l’Ouest veulent l’avoir autant que le Québec. Ils vont s’organiser pour donner une offre supérieure. C’est à nous maintenant d’essayer d’avoir une offre supérieure à Calgary, Edmonton ou Vancouver », reprend-il, indiquant qu’un certain système d’alternance, établi au fil des années, n’était pas officiel, mais plutôt le fruit du hasard. Il rappelle qu’avant l’octroi des Championnats canadiens ouverts à Calgary, les cinq éditions précédentes avaient eu lieu dans l’est du pays. « Ils se sont déplacés aussi », admet-il, niant vigoureusement tout froid entre Judo Québec et Judo Canada. 

« Ni d’un côté ni de l’autre, on ne se sent en chicane. On n’a peut-être pas les mêmes visions ni les mêmes objectifs à long terme. En étant une association provinciale et une association nationale appuyée par Sport Canada qui regarde beaucoup les médailles olympiques, ce n’est pas tout à fait pareil comme organisations. Les visions et les mandats ne sont pas tout à fait les mêmes, mais on fait tout notre possible pour les arrimer ensemble », insiste Vincent Bouchard. 

Présent à Calgary, cette semaine, pour les Championnats canadiens ouverts, il aura des pourparlers avec ses homologues pour implanter officiellement un système d’alternance pour les Championnats canadiens, mais également pour les deux autres grosses compétitions nationales qui seront au Québec en 2018, l’élite 8, qui met en lutte les huit meilleurs de chaque compétition, ainsi que la Coupe Canada.