Des capteurs permettent de mesurer en temps réel l’effort fourni par les jeunes. Les données peuvent ensuite être transmises aux entraîneurs.

De nouveaux équipements à la fine pointe

À sa 18e année, le Centre Lucien-Brunel a franchi la majorité en 2018. Pour le souligner, des investissements importants ont été effectués dernièrement afin de doter le centre d’équipements à la fine pointe de la technologie.

En gros, le Centre Lucien-Brunel, qui prend place dans les murs du Centre Laure-Conan, offre des services périphériques pour les athlètes des programmes sport-études et de concentration sport de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. Environ 500 jeunes athlètes franchissent donc les portes entre deux et cinq fois par semaine. « Nous pouvons avoir jusqu’à 300 jeunes par jours qui profitent de nos services », indique le responsable, Gino Roberge, indiquant que chaque année, il reçoit des collègues dans les installations ou encore des questions sur le fonctionnement du centre.

Plusieurs plateaux sont disponibles pour différents types d’entraînement. Une salle de musculation complète est supervisée par des kinésiologues. Trois gymnases sont également disponibles selon les besoins des jeunes athlètes. Une salle d’entraînement multifonctionnelle permet également de travailler des qualités physiologiques spécifiques à développer tout le long de l’année scolaire. « Nous avons beaucoup d’espace pour essayer d’optimiser les demandes des entraîneurs de nos jeunes étudiants-athlètes, nous travaillons à ce que l’athlète soit au toujours au coeur de nos priorités », fait valoir Gino Roberge.

Le centre possède une salle de kinésiologie et d’étirement, utilisées notamment pour les athlètes blessés ou faire de la prévention. « On pense souvent aux athlètes blessés, malheureusement on oublie souvent de travailler en amont. Nous essayons de plus en plus de prévenir les blessures. Il est normal, pour un lanceur de baseball, de travailler des exercices de préventions de blessure pour les épaules. Même principe pour un joueur de hockey qui sera susceptible de se blesser à l’aine au cours de la saison. »

Évaluation individuelle

Dans la salle de spinning, les efforts de tous les athlètes sont mesurés individuellement par des capteurs qui sont retransmis sur des tablettes, ce qui permet de s’assurer de l’effort physique de tout un chacun, sans tricher... « Nous avons des comptes à rendre aux entraîneurs de ces jeunes, nous devons donc être capables de valider les efforts de ceux-ci pour bien encadrer leur évolution au cours des semaines », de rappeler le responsable, ajoutant qu’une salle de yoga est spécialement aménagée avec deux enseignantes certifiées. Pour les périodes d’études, une enseignante est toujours sur place pour donner un coup de main aux jeunes. Ils ont aussi accès à un service de physiothérapie et de chiropractie sportive en plus de la possibilité de consulter un médecin. Au fil des ans, le Centre Lucien-Brunel s’est également imposé comme chef de file pour les protocoles de retour au jeu après un traumatisme crânien.

« Dans tous les sports, les services périphériques prennent de plus en plus de place. Tout a vraiment évolué rapidement dans ce milieu. Avant un athlète avait un coach qui gérait tout de A à Z. Maintenant, ça va de plus en plus vite, les jeunes se spécialisent malheureusement de plus en plus tôt, donc les entraîneurs se concentrent sur le volet spécifique à leur sport. Ils vont ensuite chercher des spécialistes dans leur domaine pour s’occuper des autres sphères de l’entraînement. Que ce soit dans les services médico-sportifs, la préparation physique, la nutrition, la préparation mentale. C’est impossible pour un entraîneur de tout gérer », de convenir Gino Roberge, rappelant que plusieurs athlètes qui ont ensuite atteint les équipes nationales sont passés par le Centre Lucien-Brunel lors des dernières années.

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UN PROJET D'ÉTUDES UNIVERSITAIRES

Ce qui était un projet d’études universitaires est devenu grand. 

Gino Roberge a fondé le Centre Lucien-Brunel alors qu’il était étudiant en éducation physique à l’UQAC. Il travaillait à l’époque au Pavillon sportif de l’UQAC, que les étudiants fréquentaient, mais la cohabitation était complexe avec la clientèle régulière. Conscient du manque de services pour les jeunes, dans le cadre d’un cours, il a développé son idée. Il l’a ensuite présentée à Alain Claveau, alors agent de développement à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, qui a donné le feu vert, et c’était parti. Au début, une vingtaine de jeunes fréquentaient le centre, ce qui a grimpé à environ 500, 18 ans plus tard. 

« J’ai eu l’idée de base, mais tout le monde s’est impliqué pour qu’on développe ce service-là. J’ai lancé l’idée, mais tout le monde a mis son grain de sel », souligne le fondateur, rendant le crédit à toutes les organisations impliquées dans l’aventure. 

Gino Roberge mentionne que les services offerts ont vraiment évolué au fil des ans alors que la préparation physique est devenue primordiale. « On a ajouté des services par rapport aux besoins. Il y a une dizaine d’années, ce n’était pas les mêmes besoins. Au niveau de la préparation physique, ce n’était pas aussi poussé. C’était important, mais il n’y avait pas une emphase mise spécifiquement là-dessus. Plus ça va, avec les années et l’expérience, dans tous les sports, ça se développe de plus en plus », de confier Gino Roberge.