Michel Simard (au centre), l’auteur du livre De Birchdale au Golf Lac-Saint-Jean est entouré de deux des trois professionnels associés à l’histoire du club jeannois, André Harvey (à gauche) et Serge Thivierge. M. Simard raconte leur impressionnant parcours, en plus de celui du pro actuel et DG du club, Keven Fortin-Simard, qui participe à l’Invitation Bromont en fin de semaine.

«De Birchdale au golf Lac-Saint-Jean» : un tremplin de belles carrières

Deux natifs du quartier Saint-Georges d’Alma, Serge Thivierge et André Harvey, font partie des trois professionnels qui ont eu droit à un chapitre particulier dans le livre de Michel Simard sur l’histoire du club de golf De Birchdale au Golf Lac-Saint-Jean. Le duo de professionnel était présent pour le lancement du livre, vendredi, au club basé à Saint-Gédéon pour découvrir la version finale.

Les deux professionnels de golf ont en commun d’avoir grandi à proximité du défunt club Birchdale. En plus d’y avoir fait leurs premiers élans sur le terrain, ils ont aussi en commun d’y avoir oeuvré comme ‘‘caddies’’. 

Les deux ont aussi renoncé à des emplois sûrs et très bien rémunérés pour vivre leur passion pour le golf. Une décision que les deux gentlemen assurent n’avoir jamais regrettée, même si c’était au grand dam de leur entourage. 

Car laisser un emploi chez Alcan et Price, c’était un peu de la folie à l’époque. Mais dans leur cas, le coeur l’a emporté sur la raison et ils ont connu un dénouement heureux.

Michel Simard a amorcé en septembre dernier ses recherches pour l’écriture de son livre sur l’histoire du club de golf de Birchdale qui a débuté en 1929 à Alma, lequel deviendra plus tard le Club de golf Lac-Saint-Jean à Saint-Gédéon. Le produit final a été dévoilé vendredi, lors d’un 5 à 7 tenu au Club de golf Lac-Saint-Jean. Il reste environ une centaine d’exemplaires disponibles.

André Harvey a été le premier à avoir fait carrière comme professionnel. Il a remporté le championnat junior provincial en 1961. 

Retraité depuis 2001, le Gatinois d’adoption a lui aussi fait ses premières armes sur le terrain de Birchdale. Tout jeune, il fabriquait ses propres bâtons, ‘‘comme des maillets de polo’’ pour jouer dans des trous de golf improvisés sur la terre agricole avoisinante. 

« C’est devenu plus sérieux vers l’âge de 16-17 ans. J’étais le ‘‘caddie’’ de M. Éric Dissing qui était membre au club de golf. C’était un droitier et moi, j’étais gaucher. Quand il a changé ses bâtons, il m’a donné son ancien ‘’set’’ de Spalding et j’ai changé de bord ! », raconte le sympathique golfeur.

Ce dernier a d’ailleurs eu l’occasion de revoir son bienfaiteur lors d’un séjour en Floride. « J’avais su qu’il était en Floride, pas loin d’où j’étais. Je lui ai donc amené un ensemble pour le remercier », se souvient-il avec émotion. « Ç’a été un beau moment de ma vie », ajoute celui qui ne l’avait pas revu depuis qu’il avait quitté Birchdale.

Plusieurs personnes ont assisté au lancement du livre de Michel Simard consacré à l’histoire du club de golf Bichdale d’Alma qui allait ensuite être transféré à Saint-Gédéon pour devenir le Club de golf Lac-Saint-Jean. C’est d’ailleurs à cet endroit qu’a eu lieu le lancement officiel vendredi.

André Harvey a ensuite fait ses armes dans les tournois locaux, avant de se présenter au tournoi provincial junior. « J’ai gagné le championnat junior du Québec. Personne ne m’avait vu venir. Je n’étais même pas dans leur mire ! Je les ai pas mal surpris ! », rigole-t-il en entrevue.

« Ç’a été le tremplin. Deux ans plus tard, au Duc de Kent à Québec j’ai fini à égalité au premier rang et j’ai perdu en trou supplémentaire. Ça m’a forcé à prendre une décision. 

À ce moment-là, j’étais permanent chez Alcan. » Il a tout quitté pour aller au club de golf de Beloeil comme adjoint. « Je faisais 35 $ par semaine, mais j’étais logé nourri », plaide-t-il. Deux ans plus tard, il est allé au nouveau terrain La Vallée du Richelieu comme adjoint, puis au club de golf Saint-Jean sur Richelieu où il a été pro en chef de 1974 à 2001. Il a ensuite poursuivi sa carrière à Gatineau tout en remportant sa part de tournois. 

Parmi ceux qui lui sont chers, il y a le tournoi des Caraïbes, qu’il a joué quand il était assistant pro. En plus de jouer dans des conditions de rêve, toutes dépenses payées en prime, ce fut décisif dans la suite de sa carrière. 

« Ça m’a décidé à savoir si je serais un professionnel de club ou de tournoi », explique celui qui a préféré la première option.

Lancement livre sur le golf de Michel Simard

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UN TALENT NATUREL

(JSTP) — Serge Thivierge n’a jamais suivi de cours de golf. Il possédait un talent naturel qui l’a bien servi. Sa passion pour le golf a pris naissance au club de Birchdale. 

« De chez moi au vert du trou # 2, c’était à peu près 150 verges. J’ai commencé à l’âge de huit ans. Je n’ai jamais eu de bâtons à moi avant l’âge de 15 ans. Je jouais avec les bâtons de tout le monde. Je suis rentré membre du club à l’âge de 11 ans en 1967. C’est le président du club de golf qui m’avait fait enter membre. À l’époque , ça coûtait 10 $, mais nous étions 19 dans ma famille », raconte celui qui était le 15e de la fratrie. Il passait ses journées sur le terrain de golf, faisant parfois l’école buissonnière. Puis, alors qu’il avait 16 ans, sa mère lui a remis 325 $ pour qu’il aille s’acheter des bâtons de golf. 

Une véritable petite fortune à l’époque. Un cadeau précieux qui allait poser un premier jalon de sa fructueuse carrière. « C’est là que c’est parti. J’ai gagné le Championnat juvénile amateur en 1972, puis, en 1974, le championnat junior amateur du Québec. Je suis tourné pro en 1976 », raconte celui qui a depuis remporté tous les titres possibles des tournois canadiens : trois fois champion canadien des assistants professionnels, champion canadien des professionnels en titre et depuis l’an dernier, à 63 ans, il a jouté les deux seuls titres qui manquaient à son palmarès : le championnat canadien senior 50 ans et plus, ainsi que le championnat canadien super senior des 60 ans et plus. 

Ambassadeur du club La Vallée du Richelieu, il est flatté de voir un chapitre qui lui est consacré. « Ça fait chaud au coeur, convient-il en entrevue. Ça va faire un beau souvenir. Pas juste pour moi, mais pour bien des gens qui vont acheter le livre. Bien souvent, ils vont le donner à leurs petits-enfants. C’est un souvenir qui va rester longtemps », de conclure celui qui en fera de même pour les siens.

Exemplaires disponibles

Sur les 300 exemplaires mis en vente, il en reste environ une centaine disponibles au coût de 60 $ taxes incluses. Les personnes intéressées à s’en procurer une copie peuvent communiquer avec l’auteur, Michel Simard, via sa page Facebook entre autres.