La série entre les Saguenéens et l'Océanic s'annonce inégale à bien des points de vue. La balance penche fortement du côté de l'Océanic.

David contre Goliath

La série entre les Saguenéens et l'Océanic s'annonce inégale à bien des points de vue. La balance penche fortement du côté de l'Océanic.
Honnêtement, il est bien difficile de trouver des éléments favorisant les Saguenéens dans cette série. Un total de 42 points sépare les deux équipes au classement général et au moins une dizaine de joueurs des Sags ne trouveraient pas place dans l'alignement bien garni de l'Océanic.
À l'attaque, les représentants du Bas-Saint-Laurent comptent sur six marqueurs de plus de 50 points. Dans le camp des Sags, il n'y en a que deux, dont Laurent Dauphin et sa saison est terminée. Ce n'est pas une cachette pour personne que depuis la perte de Dauphin, les buts viennent difficilement pour les Sags qui n'ont touché la cible que 12 fois en neuf rencontres. Défensivement, l'avantage est flagrant pour l'Océanic avec Jimmy Oligny, Samuel Morin, Jan Kostalek et Ryan MacKinnon.
Pour avoir la moindre chance de remporter ne serait-ce qu'un match dans cette série, les Chicoutimiens devront fermer le jeu à outrance et espérer que Julio Billia réalise des miracles. Le match de mercredi dernier au centre Georges-Vézina est un exemple probant de la stratégie des régionaux qui ont laissé les joueurs de l'Océanic travailler à leur guise en périphérie. Le résultat a été bon puisque les visiteurs l'ont emporté 2-1 à la suite d'un bon match de hockey. Ces performances devront se répéter pour que la série ne soit pas chose du passé après quatre matchs. L'Océanic n'a peut-être pas la force de frappe des Mooseheads, mais les erreurs des Sags se transformeront souvent en buts.
Les Saguenéens peuvent s'inspirer des séries éliminatoires de 2010 pour trouver un peu d'encouragement. Cette saison, 14 points avaient séparé les Sags et l'Océanic qui avaient croisé le fer en première ronde. Bien peu de personnes croyaient que les Chicoutimiens avaient la moindre chance. Pourtant, grâce au brio de Christopher Gibson qui avait été magistral, les Sags avaient poussé la série en sept parties et la prolongation avait été nécessaire dans ce duel ultime. L'Océanic a une formation très supérieure à l'édition 2010 et arrive dans les séries en pleine confiance après avoir remporté 16 victoires consécutives avant de s'incliner contre les Remparts au dernier match de la saison.
Il faut être réaliste. L'entraîneur-chef des Sags, Patrice Bosch, n'a pas les chevaux pour menacer sérieusement l'Océanic. Les victoires des Sags risquent de se calculer davantage en terme de bonnes performances que dans le tableau.
Les deux dernières équipes qui ont terminé au 13e rang du classement général ont surpris l'équipe de 4e position. L'an dernier, l'Océanic a trébuché contre les Olympiques de Gatineau. Certainement que l'entraîneur Serge Beausoleil et ses troupiers ont tiré des leçons de cette douloureuse expérience. Toutefois, si les Sags réussissent à surprendre et aller chercher une des deux premières rencontres en fin de semaine à Rimouski, les souvenirs remonteront à la surface. Une série quatre de sept, c'est long, mais à la fois très court quand ça se met à mal tourner.
La bonne nouvelle pour les Sags, c'est qu'ils n'ont absolument aucune pression. Toutefois, advenant deux matchs à haut pointage à l'avantage de l'Océanic en fin de semaine, la confiance des joueurs en aura pris pour son rhume.
PRÉDICTION OCÉANIC EN CINQ