Les coureurs devaient passer à travers ce jardin de roches à pleine vitesse.

Cranduro 2019: pour améliorer les sentiers

Même si la 3e édition du Cranduro, une course de vélo de montagne tenue dimanche à Saint-Félicien, a accueilli moins de compétiteurs que prévu, la communauté locale a pu s’en donner à coeur joie dans les tracés aménagés pour l’occasion. Les organisateurs estiment que l’organisation d’un tel événement permet d’ailleurs de développer les sentiers de vélo de montagne.

« En plus de rassembler la communauté, le Cranduro crée un bon prétexte pour développer les sentiers de vélo de montagne, en ajoutant de nouveaux sauts, des nouvelles lignes et de nouvelles passerelles en bois », soutient Fabrice Boutin, organisateur de l’événement avec son frère Youri, tous deux propriétaires de la boutique de vélo Atelier 1.

Contrairement aux courses de cross-country, qui durent généralement plus de 30 minutes, le Cranduro présente plutôt des courses de vélo enduro. « Ce sont des courses plus courtes, principalement en descente, qui se font en plusieurs stages », explique Youri Boutin. Contrairement aux vélos de descente qui sont très lourds, les vélos d’enduro sont plus légers pour permettre de monter les montagnes par ses propres moyens au lieu de prendre un télésiège. « Et ils ont un plus gros débattement que les vélos de cross-country », ajoute-ce dernier.

À travers des jardins de roches, les pentes abruptes, les sauts, tout en roulant à toute vitesse sur les crans de roches qui font la renommée du centre de vélo de montagne de Saint-Félicien, les coureurs du Cranduro 2019 devaient faire six étapes, de 3 à 4 minutes, dans la catégorie sport, et huit étapes dans la catégorie expert.

Victor Verreault, qui est spécialisé dans les courses de cross-country, apprécie également le vélo d’enduro. « J’en fais beaucoup en fin de saison, après les compétitions, pour changer de rythme et pour vivre d’autres expériences », a-t-il souligné. Et le Félicinois a bien performé, remportant la première position dans la catégorie expert, devant Louis Dumas et Éric Dubois.

Dans la catégorie sport, Gabriel Leblanc a pris la première place devant Jean-Michel Pagé et Jérôme Leclerc.

Chez les femmes, Rose-Alice Lepage a remporté l’événement.

Ce type de course fait de plus en plus d’adeptes à la grandeur du Québec, dont Louis Dumas, qui a participé à la série Wildside cet été. « Ça permet de faire des intervalles très courts qui sont très physiques et techniques », a commenté l’adepte natif de Saint-Félicien, qui estime que les sentiers du Tobo-ski sont idéaux pour présenter de tels événements. « Ici, on a tout, ça descend, ça pédale, et c’est ‘‘rough’’ dans les roches par moment », dit-il. Tout ce qu’il faut pour plaire aux adeptes d’enduro, de plus en plus populaire chez les jeunes.

Pour certains cyclistes, comme Stéphane Hébert de Dolbeau-Mistassini, c’était l’occasion de venir profiter des belles pistes du Tobo-ski, sans se donner trop de pression. « Je vais probablement finir dernier, mais c’est un super bel événement », a souligné l’homme qui fait la tournée des centres de vélo de montagne du Québec en été. Alors que 50 personnes avaient participé à l’événement l’an dernier, seulement 18 adeptes ont relevé le défi de la dernière course enduro présentée cette année au Québec. « On a réussi à rejoindre la communauté locale, mais les gens de l’extérieur ne sont pas venus, cette année », a expliqué Fabrice Boutin. Malgré cette petite déception, il estime que l’organisation en a valu la chandelle pour améliorer le site. « L’an prochain, on va présenter des courses dans d’autres pistes pour améliorer le site », ajoute-t-il. De plus, les organisateurs souhaitent développer de nouvelles catégories pour ouvrir l’événement à un plus grand public.