La patineuse de vitesse courte piste Victoria Gareau a eu une belle surprise en apprenant qu’elle a été sélectionnée pour faire partie de l’équipe nationale de développement. Revenue à Saguenay pour s’entraîner sur glace au Centre Marc Gagnon, elle repart jeudi pour rejoindre le groupe de l’équipe nationale.
La patineuse de vitesse courte piste Victoria Gareau a eu une belle surprise en apprenant qu’elle a été sélectionnée pour faire partie de l’équipe nationale de développement. Revenue à Saguenay pour s’entraîner sur glace au Centre Marc Gagnon, elle repart jeudi pour rejoindre le groupe de l’équipe nationale.

Courte piste: Victoria Gareau joint l’équipe nationale de développement

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Belle surprise au sein de la relève régionale du patinage de vitesse courte piste, puisque la Chicoutimienne Victoria Gareau fait maintenant partie de l’équipe nationale de développement. Elle ira donc s’entraîner aux côtés de la Baieriveraine Claudia Gagnon, membre de l’équipe nationale qui évolue sur le circuit mondial depuis deux saisons déjà.

L’athlète de 17 ans, qui amorçait sa deuxième année au Centre régional canadien d’entraînement (CRCE) à Montréal, a fait un pas de géant, elle qui, l’an dernier, faisait partie du programme Next Gen.

« L’an passé, je n’avais pas été sélectionnée comme Relève, Élite ni Excellence, mais j’avais été retenue pour Next Gen qui est quand même un bon niveau aussi. De plus, j’avais fini 6e (aux sélections nationales juniors), à deux positions de pouvoir faire les Championnats du monde juniors. Ça, ça m’a donné de bons résultats qui m’ont permis de me classer cette année sur l’équipe de développement », explique-t-elle en entrevue téléphonique.

Cela dit, l’ancienne porte-couleurs des Comètes avoue avoir été surprise lorsqu’elle a appris sa sélection sur l’équipe de développement. Elle a dû relire le courriel deux fois ! « J’étais au chalet de mon amie et je n’avais pas de réseau. J’ai reçu le courriel. Tout le monde me textait et me félicitait, mais moi, je venais de le savoir, raconte-t-elle en riant. Ç’a été un beau moment ! »

L’avantage d’être sur l’équipe de développement, c’est qu’en plus de s’entraîner avec l’équipe nationale, elle bénéficiera d’un brevet d’athlète (carding) et pourra se concentrer sur son sport et ses études collégiales. Pour la Chicoutimienne, ce saut avec l’équipe de développement la « stresse un peu, mais c’est une belle opportunité et une belle marque de confiance », ajoute celle qui rêverait bien sûr de participer un jour aux Jeux olympiques.


« J’étais au chalet de mon amie et je n’avais pas de réseau. J’ai reçu le courriel. Tout le monde me textait et me félicitait, mais moi, je venais de le savoir. Ç’a été un beau moment ! »
Victoria Gareau

Elle compte poursuivre sur sa lancée « en essayant de se rendre le plus loin possible ». D’ici là, elle pourra tenter sa chance pour les Mondiaux juniors pendant au moins deux autres années et prendre de l’expérience en compétition de haut niveau.

Enfin, à l’instar d’autres athlètes qui s’entraînaient à Montréal, elle est de retour dans la région afin d’être en mesure de reprendre l’entraînement sur glace au Centre Marc Gagnon (CMG), sous la supervision de l’entraîneur-chef David Simard.

Même si sa quarantaine était terminée, elle devra toutefois plier bagage à nouveau jeudi puisqu’elle doit rejoindre les autres membres des équipes nationales. Ces derniers partent le 1er novembre pour aller dans un lieu où ils pourront s’entraîner aussi sur glace.

Partie remise pour Justin Bergeron

Pour sa part, Justin Bergeron fait partie des sept athlètes classés Élite, lui qui l’an dernier faisait partie du groupe Relève. L’Almatois visait une place sur l’équipe nationale de développement, mais dans son cas, ce n’est que partie remise et c’est en quelque sorte un mal pour un bien. La saison dernière, les blessures, dont une commotion cérébrale, l’ont empêché de se faire valoir lors des compétitions importantes.

Quatre athlètes du Centre Marc Gagnon ont été sélectionnés dans les groupes élites de la relève du patinage de vitesse en courte piste. L’Almatois Justin Bergeron (photo) ainsi que la Péribonkoise Karina Montminy ont été identifiés Élite tandis que le Chicoutimien Émilien Blackburn fait partie des sept patineurs en Relève.

« Je suis déçu de ne pas avoir eu la chance de compétitionner (pour être sélectionné). En raison de la COVID, ils ont pris les athlètes déjà en poste et ils ont comblé les places restantes avec les deux meilleurs juniors des Championnats canadiens juniors. Moi, aux Championnats, j’ai subi une commotion et je n’ai pas pu me faire valoir », explique celui qui n’a pas perdu ses ambitions pour autant.

À sa troisième saison au CRCE, il en profitera pour se concentrer sur ses objectifs. « Cette année, je vais me concentrer sur moi pour m’améliorer. Et comme il n’y a pas de compétition, on peut se pousser plus à l’entraînement et je vais me concentrer à améliorer ma technique », a indiqué le Jeannois qui en est à sa dernière année en Sciences de la santé au Cégep Maisonneuve.

« Je prends cela plus comme une année de transition pour arriver prêt pour les compétitions. Parce que ce seront des années importantes (à venir) si je veux me qualifier pour les Coupes du monde d’ici deux ou trois ans. Ce sera vraiment important de se concentrer et de s’améliorer. »

Lui aussi est de retour à Alma afin de pouvoir recommencer l’entraînement sur glace au CMG. Il croise les doigts pour que la région reste en zone orange. Il aurait aimé pouvoir continuer à s’entraîner à Montréal, car même si c’est une zone rouge, il souligne qu’au CRCE, il n’y a eu aucun cas positif. « Les règles (sanitaires) sont ultra sévères à l’entraînement. On porte le masque dès que l’on entre dans l’aréna », fait-il valoir.

Karina Montminy et Émilien Blackburn

Deux autres athlètes de la région ont été promus. Chez les filles, la Péribonkoise Karina Montminy fait partie des sept membres féminines identifiées Élite. Elle s’entraîne maintenant au Centre québécois de développement de Montréal, mais elle aussi fait un retour en région pour reprendre l’entraînement sur glace au CMG.

Quant à Émilien Blackburn de Chicoutimi, il fait partie des sept athlètes masculins de la classe Relève.