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Après une saison en montagnes russes, la Baieriveraine Claudia Gagnon se prépare à vivre ses premiers championnats du monde de patinage de vitesse courte piste à Dordrecht, aux Pays-Bas, du 5 au 7 mars.
Après une saison en montagnes russes, la Baieriveraine Claudia Gagnon se prépare à vivre ses premiers championnats du monde de patinage de vitesse courte piste à Dordrecht, aux Pays-Bas, du 5 au 7 mars.

Courte piste: Claudia Gagnon se prépare pour ses premiers mondiaux

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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Membre de l’équipe nationale de patinage de vitesse courte piste, la Baieriveraine Claudia Gagnon vivra ses tout premiers championnats du monde, du 5 au 7 mars, à Dordrecht aux Pays-Bas. Mais l’athlète de 22 ans l’avoue, le chemin qui a mené jusqu’à cet unique rendez-vous de l’élite nationale a été ardu. « Ç’a été vraiment comme des montagnes russes », image-t-elle.

Depuis que le Québec a été mis sur pause en mars 2020, les athlètes de haut niveau ne l’ont pas eu facile et les membres de l’équipe nationale n’ont pas fait exception. Pas d’entraînement ensemble, mais des entraînements à la maison, retour sur une glace dans un autre aréna, puis plus de glace, retour sur glace à l’aréna Maurice-Richard, nouvel arrêt, puis camp à Halifax, retour au centre national, le tout entrecoupé de compétitions annulées. La motivation en a pris pour son rhume.

« Ce que j’ai trouvé difficile, c’est d’avoir des entraînements pour trois ou quatre semaines et tout à coup, bang ! Ça arrête et on ne peut plus pratiquer pour on ne sait combien de temps. C’est comme si on avait eu quatre ou cinq débuts de saison dans l’année. C’est vraiment spécial et c’est ce que j’ai trouvé difficile, explique celle qui termine une troisième saison complète au sein de l’équipe nationale. »

« Chaque fois, il fallait que je reparte pratiquement à zéro, alors que ce n’est pas censé être ça. C’est censé aller en montant, graduellement. Là, c’était : t’arrêtes, tu repars, tu recommences. C’était trop de zigzags pour moi ! »

Heureusement, elle a pu compter sur une équipe tissée serrée. « J’avais de la misère à aller m’entraîner, à voir comment m’entraîner pour avoir, au final, un objectif grand comme les olympiques par exemple. C’est vraiment avec les filles que ça m’a aidée, assure Claudia Gagnon. On avait la chance de pouvoir se voir tous les jours et c’est ce qui a fait que j’avais le goût d’y aller parce que sinon, je ne faisais rien de ma vie. J’étais chez moi à ne rien faire parce qu’à cause de la COVID, on ne pouvait rien faire. La possibilité de voir des gens, c’est ce qui m’a gardée motivée au final. Mais une chance que j’ai eu mes filles, ma famille et toute notre équipe parce que ç’a été vraiment une longue année difficile ! »

Cap sur les mondiaux

La Saguenéenne et ses coéquipières, Florence Brunelle, Courtney Sarault, Alyson Charles et Danaé Blais, se concentrent maintenant sur les Mondiaux. L’équipe féminine est jeune, mais même en l’absence de la vétérane Kim Boutin, les filles sont confiantes. Elles se sont entraînées en compagnie de l’Olympienne et elles la côtoient depuis deux ans en Coupe du monde. Elles ont donc une bonne base « même si faire des championnats du monde, c’est complètement différent de faire des coupes du monde. » Encore plus cette année, alors qu’il n’y aura rien de semblable à avant. « Ce sera une drôle d’expérience », avoue la Baieriveraine.

Pour sa part, Claudia prendra part aux relais. Un rôle qui lui convient parfaitement. « Je suis très satisfaite parce que c’est vraiment ce que j’aime faire. Ça me convient vraiment beaucoup. C’est sûr que je suis vraiment excitée, mais en même temps, j’ai un feeling qui est différent parce que l’ambiance là-bas sera très différente de d’habitude. On n’aura pas le droit d’aller dans les estrades pour encourager nos coéquipiers. Il faudra rester dans nos chambres et regarder les courses sur nos cellulaires comme si on était à la maison. Ça va vraiment être difficile ! », estime-t-elle.

Comme il n’y a pas eu de compétitions internationales, difficile de connaître la force des adversaires. « C’est comme si c’était la première et la dernière compétition de l’année en même temps. On y va donc le tout pour le tout. C’est pourquoi on s’entraîne vraiment fort pour avoir vraiment un très beau résultat. Je pense qu’on est capable de faire un beau top-3. En fait, j’en suis certaine et je pense même qu’on pourrait faire un top-2 avec l’équipe qu’on a. Alors, j’ai vraiment hâte de voir ! », lance-t-elle, enthousiaste.

La délégation canadienne s’envolera vers les Pays-Bas le samedi 27 février pour être de retour le lundi 8 mars. « Il n’y a pas de bulle avant. On sera vraiment isolés dans nos chambres et c’est pour ça que ce sera aréna/chambres, compétitions, et on repart après. »

Les Jeux en vue

Après cette unique compétition, tous les membres de l’équipe nationale prendront une pause de trois semaines. Puis, au retour, ce sera déjà la préparation en vue des Jeux olympiques de Pékin qui auront lieu dans moins d’un an, du 4 au 20 février 2022.

« Au retour de la pause, ce sera l’année olympique et les sélections cinq mois plus tard. Ce sera l’objectif. Personnellement, le travail sera pour dans cinq mois. Je veux être aux sélections et après, le reste va venir. Mais le travail va vraiment se faire pour ça. Ce sera la première fois que je serai en mode année olympique, souligne-t-elle. C’est la première fois que je fais un cycle complet. Ce sera ma première expérience, mais ça fait quand même trois ans que je suis dans le circuit et j’ai pris de l’expérience », de conclure Claudia Gagnon.