Vincent Alarie-Tardif (5) n’a pas caché sa joie en soulevant la coupe Dunsmore après la victoire du Rouge et Or de l’Université Laval sur les Carabins de l’Université de Montréal.

Coupe Vanier: vers un duel entre anciens coéquipiers

Si les astres continuent de bien s’aligner, deux anciens des Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine et des Couguars du Cégep de Chicoutimi s’affronteront en finale de la coupe Vanier, le 25 novembre, à Hamilton. Vincent Alarie-Tardif, du Rouge et Or de l’Université Laval, et Grégoire Bouchard, des Mustangs de l’Université Western, n’ont plus qu’une étape à franchir avant de se retrouver sur le même terrain pour la finale du football universitaire canadien.

Dans l’une des demi-finales canadiennes, Alarie-Tardif et le Rouge et Or affronteront les Dinos de l’Université de Calgary, samedi. De leur côté, les Mustangs connaîtront leurs prochains rivaux mardi soir, après un duel entre les Huskies de Saint Mary’s et les Axemen d’Acadia.

Le Chicoutimien Grégoire Bouchard (52), joueur de ligne pour les Mustangs de l’Université Western, espère atteindre la finale de la coupe Vanier pour la première fois de sa carrière.

Les deux produits du football au Saguenay-Lac-Saint-Jean ont disputé une saison ensemble avec Dominique-Racine. Ils ont aussi joué une fois l’un contre l’autre dans les rangs collégiaux AAA, quand les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville avaient croisé le fer avec les Cheetahs du Collège Vanier.

Joueur de ligne offensive, Grégoire Bouchard termine sa quatrième saison avec les Mustangs, sa troisième comme régulier. Invaincue, son équipe a dominé la division Ontario du circuit universitaire canadien en 2017. De son côté, le Chicoutimien a trouvé une place sur la deuxième équipe d’étoiles de la division Ontario.

«J’ai connu une bonne saison, avance Grégoire Bouchard, un gaillard de 6’2’’ et 310 livres. Toute la ligne offensive de notre équipe a eu une très bonne année. Depuis le début de la saison, il n’y a pas vraiment une défensive qui nous a arrêtés au sol et on continue à miser là-dessus. Nous sommes assez polyvalents, mais l’attaque au sol a été notre grosse force cette année.»

Cette attaque au sol a fait des ravages en amassant pas moins de 428 verges, samedi dernier, en finale de l’Ontario. Les Mustangs ont alors pulvérisé les Golden Hawks de l’Université Laurier 75-32, pour enfin sortir de leur division.

«Au début de chaque saison depuis que je suis à Western, notre but est toujours la coupe Vanier, note Grégoire Bouchard. Ce n’est donc pas vraiment une surprise qu’on soit en demi-finale. Ça fait partie du plan. Nous sommes dans le Top-5 canadien depuis plusieurs années. La coupe Vanier a toujours été un objectif, mais nous n’arrivions pas à sortir de notre ligue. C’est ce que nous avons réussi à faire cette année.»

Pour le reste, Grégoire Bouchard se dit toujours heureux à Western et très satisfait de son choix. 

«J’ai maintenant une bonne connaissance du livre de jeux et je me suis établi au sein de l’équipe, précise-t-il. Tous les gars de la ligne offensive jouent ensemble depuis longtemps. Il y a une bonne cohésion entre nous.»

Dernier match à Québec

De son côté, Vincent Alarie-Tardif a disputé, samedi, le dernier match de sa carrière sur le terrain du Peps de l’Université Laval. Le demi offensif a alors récolté des gains de 113 verges en 24 courses.

«Ce fut un match très émotif, reconnaît Vincent Alarie-Tardif. En plus, les matchs contre Montréal sont toujours de gros matchs. Je me suis mis un peu plus de pression qu’à l’habitude parce que j’avais beaucoup de partisans dans les estrades pour ce dernier match à Québec, mais ça restait une partie de football. Après le match, je me suis mis à penser que c’était le dernier de ma carrière au Peps et j’étais émotif, mais il m’en reste possiblement encore deux dans l’uniforme du Rouge et Or et je vais en profiter au maximum.»

Compte tenu des circonstances, l’ancien des Mustangs et des Couguars estime que le match de samedi a été l’un de ses meilleurs de la saison.

Parlant de saison, Vincent Alarie-Tardif trace un bilan positif de sa quatrième avec le Rouge et Or même si une blessure à une cheville l’a obligé à rater deux parties à la fin de la saison régulière. Mais le bilan reste incomplet à ses yeux. Il espère pouvoir y ajouter une conclusion heureuse dans deux semaines en mettant la main sur la coupe Vanier pour la deuxième fois de sa carrière.

Les yeux vers la LCF

Samedi prochain ou le 25 novembre, dans le meilleur des scénarios, Vincent Alarie-Tardif mettra un terme à une carrière de quatre ans avec le Rouge et Or de l’Université Laval. Que lui réserve l’avenir ? Dans un monde idéal, il aimerait goûter à la Ligue canadienne de football. S’il n’y arrive pas, il sait déjà qu’il ne manquera pas de travail dans un autre domaine.

« Quelques agents sont entrés en contact avec moi, explique Alarie-Tardif. Il me reste deux semaines de football universitaire. Après, je choisirai un agent pour peut-être faire le saut dans la Ligue canadienne. Je suis éligible au prochain repêchage puisque j’en suis à ma quatrième année universitaire. Mais je n’ai pas mis tous mes oeufs dans le même panier. Le football, c’est bien beau, mais j’ai 25 ans et j’ai d’autres projets après. La CFL, c’est un rêve, mais je sais que les carrières de football sont courtes. »

Il y a quelques années, Vincent Alarie-Tardif a lancé une entreprise en compagnie d’un ancien coéquipier avec les Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine, Olivier Marcotte. Peinture Écono Pro a pris de l’expansion depuis sa création et elle touche maintenant les domaines de la peinture et de la toiture. Entre le football et l’école, Vincent Alarie-Tardif y consacre déjà beaucoup de temps et il n’a surtout pas l’intention de laisser aller son bébé.