Malgré quatre participations en Coupe du monde de dards, Diane Gobeil de Larouche (à droite) ne tient surtout rien pour acquis avec la formule virtuelle. Mais plus elle dispute de matchs, plus elle prend de l’assurance. Elle s’est d’ailleurs imposée en première ronde.
Malgré quatre participations en Coupe du monde de dards, Diane Gobeil de Larouche (à droite) ne tient surtout rien pour acquis avec la formule virtuelle. Mais plus elle dispute de matchs, plus elle prend de l’assurance. Elle s’est d’ailleurs imposée en première ronde.

Coupe du monde virtuelle de dards: Diane Gobeil quasi parfaite

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Le format virtuel de la Coupe du monde de dards n’a visiblement pas trop déstabilisé Diane Gobeil de Larouche. La représentante du Canada s’est en effet imposée lors de la première ronde du tournoi international en remportant sept des huit matchs qu’elle a disputés jusqu’à maintenant. Avec un seul duel à jouer d’ici le 21 octobre, contre une Américaine, elle est pour ainsi dire assurée de passer à l’étape suivante puisque les quatre premières de chaque section poursuivent leur route.

Lundi soir, le fleuron de l’Association de dards du Saguenay a ajouté deux victoires à son palmarès en l’emportant contre Mernel Brown (Jamaïque) et Monica Da Costa Nunes Robeiro (Brésil). Après avoir remporté son premier duel le 5 octobre, Mme Gobeil a joué un match le 7 octobre et un autre le 8, pour ensuite en jouer deux de suite le dimanche 11 octobre et deux autres lundi.

« Le premier match a été difficile parce que c’était la première fois sous cette formule pour toutes les deux. Il fallait ajuster le Skype et la cible », relate la résidante de Larouche.

Est-elle surprise de n’avoir qu’une défaite? « Oui et non. Le premier match, j’étais vraiment sur les nerfs parce que je ne savais pas à quoi m’attendre. Mais plus ça avance, plus je prends de l’assurance. J’ai perdu seulement le deuxième match parce que je connais trop mon adversaire (l’Américaine Robin Curry), explique Mme Gobeil. On a quasiment commencé à jouer en même temps et on s’est connues dans les nationaux et on a évolué ensemble. On se connaît depuis longtemps. C’était 2-2 et Robin Curry a réussi à fermer pour l’emporter. C’était vraiment serré! »

Par contre, la Jeannoise est surprise de voir autant de pays participants, car c’est tout de même une première édition virtuelle. Les joueuses de 47 pays sont réparties dans huit blocs et pour la 2e ronde, du 21 octobre au 1er novembre, le nombre passera à 32. Dans le groupe de Mme Gobeil, les 9 autres joueuses sont dans un fuseau horaire similaire.

« On communique par Skype et elles peuvent nous dire qu’elles sont prêtes tout de suite ou qu’elles seront disponibles à telle heure, telle journée. » Une seule exception, son adversaire de la Jamaïque a déménagé en Australie. « Pour moi, il était 20h, mais pour elle, il était 11h le matin! »

Appui apprécié

Malgré quatre participations à des Coupes du monde, rien n’est pareil cette fois-ci pour la Jeannoise. « La fatigue n’est pas la même que quand tu commences un tournoi et que tu “travailles” toute la journée. En fait, rien n’est pareil. Il faut que tu sois tout de suite prête dès que tu commences à jouer. Ce n’est pas facile, souligne-t-elle. C’est ce que je trouve difficile. Ça et le silence total dans la maison. »

En plus du soutien logistique de son gendre et entraîneur, Maxime St-Pierre, Diane Gobeil est agréablement surprise de l’intérêt que suscite sa participation au tournoi virtuel.

« C’est spécial, mais c’est plaisant. J’ai un bon support du Saguenay sur Facebook. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de monde qui allait suivre que ça. Mais on est dans une période de temps difficile et je pense que les gens sont contents de se rattacher un peu à quelque chose. »

Diane Gobeil espère être en mesure de disputer son 9e match en fin de semaine pour confirmer sa place dans la 2e ronde. « J’ai confiance pour la 2e ronde. D’ailleurs, il faut que j’aie confiance même si c’est de l’inconnu. »

Malgré son expérience, elle ne tient rien pour acquis. « On prend un match à la fois, partie par partie. Car un tournoi, c’est jamais pareil. Il ne faut pas arriver stressée et il ne faut pas trop manger non plus, rappelle-t-elle. C’est vrai que ç’a l’air de rien et que ç’a l’air facile, mais c’est pas parce que t’es une bonne joueuse que tu vas tout le temps faire des 180 ou des 140. C’est pas comme ça que ça marche. C’est psychologique! »