Natif de Chicoutimi, le gardien Olivier Rodrigue ne regrette pas d’avoir pris la direction de l’Europe. S’alignant avec les 99ers de Graz en Autriche, il est heureux d’au moins pouvoir jouer, même si là-bas aussi, la pandémie complique la vie de tout le monde.
Natif de Chicoutimi, le gardien Olivier Rodrigue ne regrette pas d’avoir pris la direction de l’Europe. S’alignant avec les 99ers de Graz en Autriche, il est heureux d’au moins pouvoir jouer, même si là-bas aussi, la pandémie complique la vie de tout le monde.

Confinement et résilience pour Olivier Rodrigue en Autriche

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Alors que l’Autriche vient de basculer dans un reconfinement complet, le gardien Olivier Rodrigue apprend à composer avec ces aléas sans toutefois se plaindre de son sort puisqu’au moins, il peut jouer. Mais en ces temps de pandémie, on peut se consoler quand on se compare à l’Europe !

Le natif de Chicoutimi s’est en effet retrouvé confiné sans droit de sortir de son appartement, au cours des dernières semaines, en raison de cas positifs au sein de son équipe, les 99ers de Graz. En fait, comme dans bien d’autres ligues de hockey, plusieurs équipes de la Ice hockey League ont dû interrompre leurs activités en raison de la présence de cas positifs.

« On a été arrêté longtemps parce que nous avions déjà une pause de 10 jours prévue durant la saison. Malheureusement, il y a eu des cas positifs dans pas mal toutes les équipes et la ligue au complet a été arrêtée pendant un bon bout de temps », confirme Olivier Rodrigue.

Une fois leur quarantaine terminée, l’équipe a pu reprendre l’entraînement pendant une semaine avant de renouer avec les matchs le 8 novembre. Ce qui n’était pas un luxe puisque les joueurs se sont retrouvés confinés dans leur appartement sans droit de sortie.

« On ne pouvait même pas aller prendre une marche ! J’ai essayé de m’entraîner par moi-même en faisant des push-up et des squats dans mon appartement, mais une chance qu’on a eu une semaine pour se remettre en “shape” avant de rejouer », raconte l’espoir des Oilers d’Edmonton.


« Imagine qu’il a fallu que je commande mon épicerie en ligne. Mais tout le site est en allemand! J’ai eu un peu de misère! »
Olivier Rodrigue

D’ailleurs, pendant le confinement, l’organisation des Oilers lui a offert un bon suivi. « J’ai été en contact avec les médecins d’Edmonton et de Bakesfield pour les tenir au courant. C’est sûr que tout le monde essaie de rester en contact, que ce soit mon agent ou l’organisation et prendre un petit peu de nouvelles », mentionne le cerbère dont le meilleur ami est FaceTime, en temps de confinement.

L’épicerie en allemand

Évidemment, le confinement a donné lieu à des moments cocasses. « Imagine qu’il a fallu que je commande mon épicerie en ligne. Mais tout le site est en allemand! J’ai eu un peu de misère! », avoue-t-il en riant.

Natif de Chicoutimi, le gardien Olivier Rodrigue ne regrette pas d’avoir pris la direction de l’Europe. S’alignant avec les 99ers de Graz en Autriche, il est heureux d’au moins pouvoir jouer, même si là-bas aussi, la pandémie complique la vie de tout le monde.

Malgré tout, il n’a pas eu trop de mauvaises surprises. « J’ai été surpris parce que j’ai quand même pas mal eu ce que je voulais, mais une chance que Google Traduction était là ! »

À huis clos

À ses débuts avec les 99ers, les spectateurs étaient permis dans les amphithéâtres. Mais depuis le confinement, l’aréna est vide. « Depuis notre confinement, on n’a plus de spectateurs et le pays vient de tomber en confinement complet (jusqu’au 6 décembre). Les restaurants sont fermés et on doit se promener avec notre petit papier signé par l’organisation qui confirme que nous sommes des joueurs professionnels et que l’on peut sortir de la maison. »

Pour avoir vécu les deux situations, l’athlète de 20 ans trouve l’ambiance moins stimulante. « C’est vraiment une ambiance de pratique, mais au bout de la ligne, c’est un match et il faut donc performer. Mais ils mettent quand même des bruits de fond dans l’aréna. Au moins, ce n’est pas le silence complet. »

Même si la situation est difficile, Olivier Rodrigue s’estime chanceux malgré tout. « On s’entend que toute cette histoire de COVID devient lourde, mais c’est une réalité de 2020 et c’est la même pour tout le monde. Je suis quand même chanceux de pouvoir jouer. J’ai des amis en Amérique du Nord qui ne savent même pas quand la saison va recommencer. Ça fait 8-9 mois qu’ils n’ont pas disputé de matchs, alors je me considère chanceux de pouvoir jouer », fait-il valoir.

Au moins, il a eu le temps de faire un peu de tourisme avant les mesures de confinement. « J’ai pu aller me promener en ville et visiter un peu. Les gars m’ont dit que c’était la deuxième plus grosse ville en Autriche. C’est une super belle ville et il y a beaucoup de musées. L’attrait touristique de la ville est une montagne en plein centre-ville avec une tour qui permet d’avoir une vue panoramique sur toute la ville. C’est génial ! », souligne-t-il.

Natif de Chicoutimi, le gardien Olivier Rodrigue ne regrette pas d’avoir pris la direction de l’Europe. S’alignant avec les 99ers de Graz en Autriche, il est heureux d’au moins pouvoir jouer, même si là-bas aussi, la pandémie complique la vie de tout le monde.

Invaincu

Dans l’équipe, il n’y a pas de gardien établi #1. « Au début de l’année, l’entraîneur m’avait rencontré parce que l’autre gardien était jeune et il voulait qu’on se sépare le travail. Mais pour l’instant, depuis mon arrivée, j’ai obtenu la majorité des départs. Je dirais que ça va quand même bien. Je suis invaincu en quatre matchs », rétorque ce pince-sans-rire lorsqu’interrogé sur sa fiche.

Cette semaine, les 99ers jouent trois matchs, incluant celui de mardi, où il a pu ajouter une autre victoire à sa fiche avec une victoire des siens à Innsbruck. Les autres matchs seront disputés vendredi à Bratislava, et dimanche, ils seront de retour à domicile pour affronter l’équipe de Linz.

« Tout le calendrier a été refait parce qu’il y a encore des équipes en confinement. Ce sont donc toujours les mêmes 6 ou 7 équipes qui jouent l’une contre l’autre en attendant que les autres aient fini leur confinement », note Olivier Rodrigue qui doit se soumettre à un test COVID chaque semaine. « Mon nez ne s’habitue toujours pas, mais on n’a pas le choix », avoue-t-il en riant.