Conditions parfaites pour les courses populaires de la Traversée

C’est sous un soleil de plomb que plus de 150 athlètes ont décidé de défier les eaux du lac Saint-Jean, lors des courses de 1, 2, 5 et 10 kilomètres organisées dans le cadre de 64e édition de la Traversée internationale du lac Saint-Jean. Au-delà du tremplin pour s’initier à la nage en eau vive, c’est aussi une occasion pour se dépasser et réaliser un défi personnel hors du commun.

« On est très content de la participation du public, lance d’emblée Pierre Pelletier, directeur de la natation pour la Traversée. On voit que le sport est en plein essor, avec la participation qui augmente d’une douzaine de nageurs par année. »

Sur le nombre total d’athlètes, on retrouvait beaucoup de jeunes nageurs qui testaient leurs aptitudes en eau vive. « Les courses populaires sont très importantes pour former la relève, ajoute M. Pelletier. Les gens commencent avec le 1 km et augmentent graduellement les distances, avant de faire le 10 kilomètres de la relève et peut-être tenter leur chance avec la traversée de 32 km. Mais c’est aussi important pour les nageurs qui veulent simplement se lancer un défi ».

C’était justement le cas de Martin Luneau, un nageur de Victoriaville qui a complété son premier 10 km en 3:29. « C’est un défi que je me suis lancé sur un coup de tête », a-t-il commenté fièrement à sa sortie de l’eau.

C’était seulement la deuxième année que la course de 10 km était offerte au grand public, remarque Pierre Pelletier. « Plusieurs nageurs nous demandaient d’ajouter cette distance olympique que l’on retrouve peu en compétition, dit-il. C’est pourquoi on a décidé d’ajouter cette course à notre programmation l’an dernier. »

Florence Aubin, 24 ans, a aussi profité de l’événement pour repousser ses limites en nageant sur une distance de 5 km pour la première fois. « Ça s’est bien passé, et je suis super contente de ma performance, mais ça m’a pris du temps avant de trouver mon deuxième souffle », a soutenu l’ambulancière de Joliette qui a choisi de participer à l’événement présenté au Lac-Saint-Jean pour sa notoriété. « Le lac Saint-Jean, c’est emblématique de la nage en eau libre et je voulais venir voir de quoi ça avait l’air », a-t-elle ajoutée.

Avec une température extérieure de 30 °C et une température de l’eau de 21 °C (70 °F), les conditions étaient « exceptionnelles » pour la présentation des courses populaires, a ajouté Pierre Pelletier. Sans compter qu’il n’y avait presque pas de vagues dans la rade de Roberval.

C’est Dania Delisle, de Saint-Félicien, qui a remporté l’épreuve d’un kilomètre, suivi de Patrice Potvin, de Chicoutimi et de Jean-François Caron de Chibougamau.

Viktor Pilon, de Montréal, a pour sa part gagné le 2 km, alors que Iarouk Abd El Rahman et Geneviève Legueux ont pris les 2e et 3e positions.

Au 5 km, Gabrielle Savard, de Dolbeau-Mistassini, a fini au premier rang, suivie d’Hubert Pilon et de Rita Vanessa Garcia.

Trois personnes ont participé au 10 km. C’est Hugo Kingsborough, 14 ans, de Portneuf, qui l’a emporté, alors que Martin Luneau a fini 2e et François Bernard Tremblay, 3e.

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DEUX NAGEURS AMATEURS COMPLÈTENT LA TRAVERSÉE DU LAC SAINT-JEAN

Deux nageurs amateurs, le français Grégory Lécrevisse, 36 ans, et Claude Davignon, 57 ans, de Repentigny, ont réussi à dompter le lac Saint-Jean à la nage.

C’est après 10 heures et 38 minutes d’effort que Grégory Lécrevisse a réussi une épreuve de taille : traverser le mythique lac Saint-Jean sur une distance de 32 kilomètres. Une heure et demie plus tard, c’est Claude Davignon qui terminait aussi l’épreuve de force, quoique son temps n’a pu être homologué, car il a traversé le lac en plus de 11 heures, soit l’heure limite officielle. Mais peu importe le temps, c’est une réussite que personne ne pourra lui enlever.

Deux autres nageurs amateurs avaient aussi tenté l’épreuve. Grégory Maitinski, 42 ans, d’Hamilton, a été contraint à l’abandon vers 14h, car il manquait d’énergie. Deux heures plus tard, c’était au tour de Stéphane Thomas, 56 ans de Mascouche, de quitter les eaux du lac avec 10 km à faire.

C’était la première fois en cinq ans que des nageurs amateurs tentaient de traverser le lac Saint-Jean à la nage.

« Nous acceptons les candidatures tous les ans, mais c’est difficile de trouver des nageurs qui sont en mesure de traverser le lac en 11 h », a remarqué Pierre Pelletier, le directeur de la natation de la Traversée du Lac-Saint-Jean.

Les nageurs avaient pris le départ de Péribonka à 6 h 30 ce matin, à Péribonka alors que l’eau de la rivière était de 18 °C (64 °F). Au milieu du lac, l’eau était toutefois plus chaude, atteignant 21 °C (70 °F).

Après cette réussite, Grégory Lécrevisse songe maintenant à nager sur une distance de 40 km à Hawaï l’an prochain. Au lieu de nager avec les ouananiches et les dorés, il serait alors accompagné de requins..

C’est Trent Grimsey, le gagnant de la traversée en 2012, qui avait motivé Grégory Lécrevisse à venir tenter sa chance au Lac-Saint-Jean.