Arno Blacquière est un des athlètes de la région qui voit sa saison être affectée par la propagation du COVID-19.

Compétitions internationales: le COVID-19 cause des annulations

La propagation du COVID-19 a forcé l’annulation de plusieurs compétitions internationales un peu partout à travers la planète, dont les Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste en Corée du Sud, la Coupe d’Europe Junior de judo au Portugal et le Grand Prix de judo de Rabat au Maroc, où devait respectivement compétitionner les régionaux Claudia Gagnon, Arno Blacquière et Antoine Bouchard.

L’annulation des Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste en Corée du Sud a secoué plus d’un Québécois qui devaient se rendre à Séoul pour conclure leur saison. L’annonce est venue confirmer les craintes des dernières semaines. Si l’événement devait être repris, rien ne serait fait avant la mi-octobre.

La formation canadienne, dont fait partie la patineuse baieriveraine Claudia Gagnon, était en salle de musculation lorsqu’elle a été conviée à une réunion inattendue. « On savait déjà ce qui allait se dire et que notre saison était terminée », a raconté Charles Hamelin au réseau Sportcom.

Après la dernière Coupe du monde de la saison présentée à Dordrecht, aux Pays-Bas, les patineurs canadiens s’entraînaient sans savoir s’ils allaient bel et bien participer aux Mondiaux. « On était tous en mode attente. On patinait, mais on ne savait pas trop pourquoi on le faisait. C’était un drôle de feeling ! On le faisait quand même parce qu’il y avait encore des chances que la compétition ait lieu », a expliqué Hamelin.

Les équipes féminine et masculine avaient de grandes ambitions et comptaient bien boucler leurs saisons. Kim Boutin, Danaé Blais, Claudia Gagnon, Alyson Charles et Courtney Sarault ont mis la main sur cinq médailles cette saison, dont une d’or, la première depuis la campagne 2014-2015 pour le relais féminin en Coupe du monde. En montant sur la deuxième marche du podium sans Kim Boutin aux Pays-Bas, les patineuses n’étaient pas rassasiées et visaient le sommet pour les Mondiaux.

Chez les hommes, Charles Hamelin, Steven Dubois, Pascal Dion, Jordan Pierre-Gilles et Cédrik Blais venaient non seulement de prendre part à une première finale A, mais ils avaient raflé la médaille d’or à Dordrecht et souhaitaient répéter l’exploit aux Mondiaux.

« Toute la saison, on offrait de meilleures performances compétition après compétition. Ça aura été un coup d’épée dans l’eau. On s’entraîne et au final, ça ne sert à rien. C’est un peu comme ça que je me sens en ce moment, même si ce n’est pas comme ça qu’il faut que je le prenne ! », a confié Hamelin.

judokas affectés

Le COVID-19 arrive à un bien mauvais moment pour Antoine Bouchard. Le Jonquiérois, qui vise une qualification olympique pour les Jeux de Tokyo cet été, devra lui aussi faire une croix sur une compétition importante. Bouchard devait se battre sur les tatamis de Rabat au Maroc du 6 au 8 mars.

Bouchard avait de grandes ambitions pour ce week-end, lui qui a vu sa saison 2019 écourtée par une blessure à l’épaule. Bouchard a besoin d’engranger un maximum de points pour obtenir son billet pour Tokyo. Par ailleurs, les Jeux olympiques sont aussi en danger. Bien qu’ils soient toujours maintenus pour le moment, le COVID-19 pourrait bien forcer les organisateurs à retarder, voire même annuler les Jeux.

De son côté, Arno Blacquière devra encore patienter avant de reprendre les compétitions d’envergure avec l’annulation de la Coupe d’Europe junior de judo au Portugal, laquelle devait se tenir à Coimbra les 14 et 15 mars. Le Baieriverain, victime d’une blessure au genou droit en décembre, avait déjà raté le Championnat canadien élite 8, présenté à Montréal en janvier. L’athlète de 18 ans attend de savoir si d’autres compétitions seront annulées.