Fondateur de ARTECYCLE, le Saguenéen d’origine Jean-François Boulianne est un professionnel du Flatland BMX. Il participe à une compétition internationale, E-FISE, qui se déroule en ligne en raison de la pandémie, et le vote du public compte pour 50 % du résultat. D’où l’idée de solliciter l’appui de la population des la région pour récolter le plus de votes en faveur de sa performance sur vidéo d’ici dimanche.
Fondateur de ARTECYCLE, le Saguenéen d’origine Jean-François Boulianne est un professionnel du Flatland BMX. Il participe à une compétition internationale, E-FISE, qui se déroule en ligne en raison de la pandémie, et le vote du public compte pour 50 % du résultat. D’où l’idée de solliciter l’appui de la population des la région pour récolter le plus de votes en faveur de sa performance sur vidéo d’ici dimanche.

Compétition de BMX: JF Boulianne a besoin des votes de la région

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Professionnel du Flatland BMX, le Saguenéen d’origine Jean-François Boulianne souhaite obtenir l’appui du plus grand nombre possible d’internautes de la région, d’ici dimanche, pour augmenter ses chances d’accéder à la finale du E-FISE Montpellier, une compétition internationale qui s’est tournée vers une formule en ligne pour tenir la présente édition, en raison de la pandémie.

Fils de Serge Boulianne et d’Hélène Gilbert, JFB exerce son art depuis 20 ans et il a même créé sa propre entreprise, ARTECYCLE, qui offre des démonstrations ainsi que des initiations dans les disciplines du BMX et du skateboard.

« J’ai travaillé en Chine pendant trois ans en faisant des démonstrations de BMX dans un parc d’attractions. Puis, je suis revenu à Montréal et j’ai démarré ma propre entreprise, il y a cinq ans. Je suis encore de niveau professionnel, mais je ne fais plus tout le circuit international comme je l’ai fait par le passé pendant quatre ou cinq ans. Je veux montrer aux jeunes que si on travaille fort dans quelque chose qu’on aime, c’est possible de réussir », explique l’athlète de 35 ans en entrevue téléphonique.

Parfaire son art

La pandémie n’a pas eu que de mauvais côtés pour cet as de la chorégraphie de BMX au sol, qui « est un peu comme du breakdance, mais avec un vélo » image-t-il.

Le pro du BMX a en effet profité de la pause forcée pour parfaire sa maîtrise de nouvelles routines qu’il a enchaînées avec succès dans la vidéo qu’il a soumise au E-FISE. « Au lieu de me pratiquer à faire des figures de spectacles, je me suis entraîné à faire des figures plus difficiles que j’ai apprises et maîtrisées. J’ai réussi à les enchaîner sans tomber », souligne-t-il, fier de sa performance.

Mais malgré ses prouesses techniques et artistiques, le résultat final ne dépend pas que de l’appréciation des juges. En effet, la note des juges compte pour 50 % du résultat final et l’autre moitié proviendra du vote du public.

« Il y a des gars qui sont commandités par Redbull et des milliers de personnes les suivent sur les médias sociaux. (Pour la première étape de la compétition), ce sont les huit premiers qui vont poursuivre en finale qui sera elle aussi en ligne. Moi, je suis très fier de ma routine. Je pense qu’elle a un excellent potentiel pour que je me hisse parmi les cinq premiers ou parmi les huit premiers. »

Même s’ils ne sont que deux Canadiens en lice, il sait bien qu’il doit trouver une façon d’aller chercher le maximum de votes dans la population. D’où l’idée de solliciter l’appui des gens de sa région natale où il compte encore beaucoup de membres de sa parenté. À son avis, s’il réussit à obtenir l’appui de 1000 personnes, il sera en mesure de passer à la finale.

Les gens qui désirent l’appuyer n’ont qu’à aller voter en cliquant ICI. Du même coup, ils pourront visionner l’habile chorégraphie qu’il a mise au point. Les résultats de cette étape seront publiés sur le site E-FISE le lundi 31 août.

Cette première ronde de vote est d’autant plus importante que pour la finale, seules les personnes qui auront voté à cette étape-ci auront le droit de voter lors des finales, qui auront lieu le 13 septembre sur les réseaux sociaux FISE.

En bref

• Jean-François Boulianne admet que la COVID-19 n’est pas facile pour son entreprise. De 40 contrats l’an dernier, il n’en a eu que deux avant que la pandémie paralyse les activités publiques. Il misait sur la rentrée scolaire pour aller partager son art avec des spectacles et des initiations au BMX auprès des jeunes comme par le passé, mais il semble qu’il devra prendre son mal en patience pour l’instant...

• Malgré tout, le Bleuet d’origine s’estime chanceux parce que contrairement à d’autres athlètes, il a pu continuer à s’entraîner durant le Québec sur pause. « Je me suis considéré chanceux de pouvoir sortir de chez nous, de prendre mon bike et d’avoir encore cette liberté-là quand d’autres sports n’avaient plus ce droit. Ça m’a vraiment aidé au niveau mental à passer à travers tout ça. Même si j’ai eu beaucoup moins de contrats, le fait de pouvoir pratiquer et faire de l’activité physique, ça m’a fait un grand bien. »

• Pour ceux qui ont visité le Salon du vélo et de la course à pied, au printemps 2019, c’était son entreprise qui s’était chargée des démonstrations et des initiations de BMX (Flatland et Freestyle)...

• Jean-François Boulianne a fait son primaire à Chicoutimi avant que sa famille déménage à Montréal. Son grand-père, Jean-Paul Boulianne, conduisait la Zamboni au Centre Georges-Vézina à l’époque...