Le directeur général du Chinook de Chicoutimi, Maxime Pépin-Larocque, voit d'un bon oeil la fusion des quatre clubs de soccer de Saguenay.

Clubs de soccer: rencontre en vue pour la fusion

Une rencontre impliquant des représentants de Saguenay et des quatre clubs de soccer de la ville aura lieu au cours des prochaines semaines. À l’ordre du jour : la fusion des organisations.

À l’instar du hockey mineur, l’administration municipale aimerait regrouper les clubs de Jonquière, Chicoutimi, Shipshaw et La Baie.

Comme le confirme le directeur général du Club de soccer de Chicoutimi, Maxime Pépin-Larocque, cette fusion est dans l’air depuis un certain temps. L’annonce de la construction du centre multisport de Jonquière, à l’intérieur duquel sera aménagé un stade de soccer, a fait en sorte que le dossier est revenu à l’avant-plan. Lors de la conférence de presse officialisant la participation financière de Québec au projet, à hauteur de 7,5 millions $, le président de la commission des sports et du plein air de Saguenay, Michel Thiffault, a confirmé au Progrès que ce dossier figure dans les cartons de la Ville.

S’il confie avoir eu des réserves par le passé, Maxime Pépin-Larocque voit le tout d’un bon oeil. Selon lui, l’existence d’un seul et unique club, doté d’infrastructures de qualité, aura un effet positif sur les inscriptions. Et qui dit plus de joueurs dit nécessairement plus d’argent et de meilleurs services. Selon le DG, c’est tout le monde du soccer régional qui en profiterait puisque la formation d’équipes d’élite en serait favorisée. De surcroît, la fusion faciliterait l’embauche et la rétention de personnel qualifié. Le club de soccer de Saguenay compterait autour de 2500 joueurs, ce qui le placerait dans le palmarès des 25 plus grosses organisations au Québec, sur un nombre estimé de 240. Bon an mal an, autour de 5000 adeptes du ballon rond s’activent sur les terrains de la région, ce qui en fait le sport le plus pratiqué au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Ça fait des années que la Ville nous parle de façon non officielle d’une fusion. Nous, on leur disait, donnez-nous notre nanane avant. Maintenant qu’on aura notre centre multisport, nous, à Chicoutimi, on voit ça positivement », met en contexte Maxime Pépin-Larocque, qui dirige le Chinook et ses quelque 1000 sportifs.

De nombreux avantages
Selon le directeur, qui ne veut pas parler au nom du Mistral de Jonquière et des clubs de La Baie et de Shipshaw (environ 300 joueurs pour les deux), les avantages d’un tel regroupement sont incommensurables.

L’enseignement du soccer sur le périmètre du Royaume gagnerait en qualité.

La construction du stade multisport et la fusion des clubs permettraient en effet de bonifier le programme sport-études. En ce moment, les assises sont à Alma, alors que Jonquière et Chicoutimi offrent chacun des concentrations. Le « foot » deviendrait donc un pôle officiel à Saguenay, tout en permettant à Alma de conserver ses acquis.

« Ça nous allume. C’est un beau projet », renchérit Maxime Pépin-Larocque.

Le haut taux de roulement du personnel, un enjeu qui touche les clubs régionaux, serait sans doute atténué par l’implantation d’une structure unique. À Jonquière, la direction technique a connu quelques remous au cours des dernières années, avec des départs successifs.

« Le poste de directeur technique est très prenant. Avec des horaires atypiques, ça peut être très dur. Dans certains gros clubs, il y a des directeurs techniques administratifs. Ces gens-là sont hautement qualifiés et on peut les garder parce qu’on peut se permettre de leur offrir un horaire et un salaire qui a plus de bons sens », note-t-il.

Quant à la composition de la future structure, tout est possible, mais on peut imaginer que le C.A et la direction soient formés de membres de chacun des clubs.

À Jonquière, la directrice générale, Lynda Martel, n’a pas eu vent d’une rencontre à venir concernant la fusion. Elle y voit aussi des avantages, notamment en matière de formation, mais rappelle l’importance, pour les clubs, de « garder leurs bases ».