La conférence de presse s’est déroulée en présence de Yan Guertin, capitaine adjudant du 62e régiment, Martin Lavallée, adjoint au commissaire, Annie Pronovost, mairesse de Saint-Tite, Christian Gagnon, directeur adjoint du Service de l’activité physique et sportive de l’UQTR, Roger Lavergne, président des Cataractes et du comité organisateur de la Classique hivernale, et Tommy Luneau, capitaine des Estacades midget AAA.

Classique hivernale: une grande fête du hockey

Saint-Tite — Conscients d’avoir produit de la magie avec la Classique hivernale en 2015, les Cataractes reviennent avec une deuxième édition beaucoup plus étoffée en 2019 aux Grandes Estrades Coors Banquet de Saint-Tite. Pendant 10 jours, entre le 30 janvier et le 10 février, le site aménagé va devenir un lieu de rassemblement pour une grande fête du hockey.

La pièce de résistance des festivités reste évidemment les deux matchs de hockey junior, programmés le vendredi 8 février face à l’Océanic et le samedi 9 février face aux Remparts. Mais autour, en plus du tailgate, tous les niveaux de hockey seront intégrés.

«Ça fait 50 ans qu’on vit une histoire d’amour avec le hockey et nos partisans. Pour nous, c’était naturel de faire profiter aux plus de gens possible ce site qui sera unique. On a donc bâti un horaire très chargé, convaincu que les fans vont s’approprier l’événement», expliquait Roger Lavergne.

Les Patriotes disputeront un match face aux Ravens de Carleton, un duel qui promet étant donné la rivalité bâtie entre les deux programmes depuis quelques années. À quelques jours du début des séries, les Estacades de Trois-Rivières midget AAA seront eux aussi présents pour livrer bataille aux étudiants du Séminaire Saint-François. Du hockey mineur, adulte, scolaire ont également leur portion réservée. De même que du patinage libre pour la population de Saint-Tite.

De plus, les Cataractes innovent en présentant, de concert avec la Fondation Fusée, un match de hockey luge pour des gens handicapés. L’activité sera suivie d’un deuxième match de hockey luge, cette fois avec les Forces armées canadiennes.

«Notre conseil d’administration souhaitait élaborer une grande fête régionale. On voit que c’est réussi», soulignait le directeur-gérant Martin Mondou. «Je me souviens que nous étions au même endroit en 2015, se demandant ce qu’aurait l’air des matchs en plein air ici. Maintenant, on le sait à quel point c’est féérique. En 2015, les gens ont pu voir un jeune comme Samuel Girard participer à la classique en tant que recrue. En 2019, c’est au tour des Bourque, Beaudoin, Coulombe et Bourgault de vivre un tel événement. Je peux vous dire que nos joueurs ont bien hâte. C’est un privilège qu’ils vont partager avec les joueurs de l’Océanic et des Remparts.»

Si les Cataractes avaient fait de la première Classique hivernale un succès financier, le défi reste colossal sur ce plan. Parlez-en à la Ville de Drummondville, qui a rédigé ses comptes à l’encre rouge l’an dernier. «C’est vrai que c’est une idée un peu folle!», convient Lavergne. «Mais pour nous, ça va au-delà des revenus et des dépenses. Nos assistances sont très enviables depuis quelques années pour un petit marché, et on pense que c’est dû en partie parce que nous tentons toujours de trouver des façons de se démarquer et de créer de nouveaux liens. Cette Classique hivernale, dans le cadre du 50e, tombe pile dans ce rayon.»

Lavergne souligne du même souffle que les Cataractes auront besoin d’atteindre à nouveau le chiffre des 13 000 spectateurs pour rentabiliser le projet. «C’est ce qu’on avait eu en 2015 et en faisant passer l’activité à 10 jours, c’est sûr que nous avons plus de frais. Mais nous avons aussi plus de temps pour s’amuser et tripper tous ensemble. Les fans vont nous appuyer j’en suis convaincu.»