Guylaine Tremblay, Sarah Bouchard et l'ancien entraîneur de Valérie Maltais, Luc Dufour, assistent, impuissants, à la chute de la Baieriveraine dans le dernier virage de la demi-finale du 1000m, ratant de peu une place en finale.

Chute crève-coeur dans le virage final

«À un coup de patin près...», a laissé tomber Luc Dufour, l'ancien entraîneur de Valérie Maltais, lorsqu'il a vu sa protégée accrocher sa lame dans le dernier virage de la demi-finale du 1000m. Bien placée en deuxième position, la fierté de La Baie a vu ses espoirs de médaille s'envoler cruellement, hier, alors qu'elle n'était qu'à quelques mètres de l'arrivée. La chute de la Saguenéenne si près du but a eu l'effet d'une douche d'eau froide sur la quarantaine de supporteurs enthousiastes de nouveau réunis au restaurant Lorri-Ann de La Baie.
Malgré cet autre coup du sort, Valérie Maltais a réalisé la meilleure performance des Canadiennes sur 1000m en prenant le 6e rang au classement final. Sa coéquipière, Marie-Ève Drolet de Laterrière, avait auparavant été stoppée en quart de finale pour prendre le 12e rang.
Déçus pour elle et non d'elle
L'entourage de Valérie était déçu pour elle, et non pas de sa performance. «Je suis déçu pour elle parce qu'elle avait fait une course parfaite. Ce n'était pas une question de stratégie, la sienne était parfaite. C'est vraiment une ''badluck''. Elle a accroché son patin arrière et ça a dû faire une coche à sa lame. Quand elle a déposé son patin sur la glace, tu as vu son patin lâcher. C'est épouvantable», a convenu Luc Dufour, qui conserve des liens tissés serré avec son ancienne protégée.
«C'est sûr qu'elle devait être déçue et en larmes. Elle va s'en remettre et faire la finale B. Ce n'est pas comme si elle avait été déclassée. Elle était rendue et elle était vraiment dedans. De la façon dont elle courait ce matin (hier), j'étais convaincu qu'elle aurait une médaille (après cette étape). Elle était toujours dominante, bien positionnée. La confiance était là», a-t-il souligné. Cela dit, Luc Dufour est convaincu que Valérie sait maintenant qu'elle est parfaitement capable de rivaliser avec les meilleures de la planète sur cette distance.
Que de sacrifices
La meilleure amie de Valérie, Sarah Bouchard et sa mère Guylaine Tremblay, ont revécu l'adrénaline des compétitions en courte piste. Sarah a pratiqué ce sport pendant 13 ans. À l'époque, les deux «petites démones» brûlaient les différents circuits de leur catégorie. «Ça me rappelle des souvenirs! Mes compétitions et ma complicité avec Val. Je suis avec elle et je vis les émotions autant qu'elle: la déception, la joie. On s'était vues dans le temps des Fêtes et je lui avais dit que je serais avec elle», confie Sarah, alors que Valérie venait de se qualifier pour la demi-finale.
Lorsque Valérie a chuté, la mère de Sarah était visiblement atterrée pour l'olympienne. «Je sais combien elle a travaillé (pour participer à ces Jeux). À Vancouver, elle avait mangé une maudite claque et elle avait dit que ça ne lui arriverait plus. Elle a travaillé fort pendant quatre ans de temps. Elle s'est entraînée avec les gars tout l'hiver. Tout était là», a-t-elle commenté, triste pour Valérie qu'elle aurait bien aimé voir gagner une médaille individuelle en guise de récompense pour tous les efforts et sacrifices déployés au cours des dernières années.