On l’a vu encore face aux Bombers, nous avons d’excellents receveurs de passe. Ici, Jake Wieneke (9) célèbre avec Eugene Lewis (87) après avoir marqué le touché qui créait l’égalité à la fin du quatrième quart.

Oui, nous sommes pour vrai !

CHRONIQUE / Quel match ! Non, mais sérieusement, quel match !

Oui, vous savez de quel match je vous parle. Je vous ramène à notre victoire de samedi, au stade Percival-Molson, face aux Blue Bombers de Winnipeg. Étiez-vous parmi les 19 000 spectateurs qui ont assisté à la remontée historique que nous avons effectuée ?

Nous tirions de l’arrière par 24 points et nous l’avons emporté 38-37. Je ne sais pas si les Bombers s’en sont remis…

Pour nous, en tout cas, c’est difficile de redescendre sur terre après cette victoire toute spéciale, après toutes les émotions que nous avons vécues. Mais il va falloir puisqu’il y a déjà un match qui nous attend samedi prochain en Colombie-Britannique, à l’autre bout du pays, face à une équipe qui vient tout de même de remporter ses deux dernières rencontres.

Le football m’a fait vivre de beaux moments. Les deux triomphes à la Coupe Vanier, dans l’uniforme du Rouge et Or de l’Université Laval, demeurent des souvenirs exceptionnels. Mais la victoire face aux Bombers a un goût très, très spécial…

Nous étions tellement heureux, tellement fiers de nous. La sensation était incroyable. Mais je revois encore nos partisans, qui étaient si contents eux aussi. J’ai même vu des gens dans les gradins pleurer de joie. Tout ça était beau à vivre et beau à voir.

Après le match, notre entraîneur Khari Jones nous a livré un discours très, très émotif. Je le revois et l’entends encore nous dire : « Ils ne nous connaissent pas ! Nous sommes pour vrai ! »

Et moi aussi, aujourd’hui, je vous le dis : oui, nous sommes pour vrai. Les Alouettes partent de loin, plusieurs nous prédisaient encore tous les malheurs du monde en début de saison, mais notre fiche est de sept victoires et cinq défaites et nous nous permettons même de battre les meilleures équipes de la Ligue canadienne.

Nous n’avons encore rien gagné, c’est clair, mais je pense que nous sommes en train de construire quelque chose de vraiment solide.

On a de bons joueurs à toutes les positions et l’équipe est bien dirigée. Mais ce qui rend ce groupe très spécial, ce sont les individus qui sont dans le vestiaire. C’est un vestiaire très uni, très tissé serré, formé de gars qui s’entendent bien et qui sont préoccupés par le sort de leurs coéquipiers. C’est ma cinquième saison dans la Ligue canadienne et je pense que c’est le meilleur groupe de joueurs auquel j’ai appartenu.

On a certainement lancé un message très fort aux huit autres équipes de la LCF et à tous les amateurs de football du pays en fin de semaine. Mais maintenant, il faut continuer.

Football scolaire : beaucoup de réactions

Ma chronique de la semaine dernière sur les difficultés rencontrées par notre football scolaire a fait beaucoup réagir. C’est l’fun de constater que vous me lisez.

Cette semaine, dans le cadre du programme de certification MontréAls, j’irai à Sorel-Tracy et à Joliette afin de rencontrer de jeunes footballeurs et leurs entraîneurs.

Ce programme créé par les Alouettes permet aux équipes de football scolaire de peaufiner leur jeu, de jouer de façon sécuritaire et il requiert également un engagement de la part des clubs à faire les choses de la bonne façon.

Je crois en mon sport et je crois au football dans nos écoles. Et la pluie va finir par faire place au beau temps. Regardez les Alouettes ! Il a plu longtemps, mais il fait de plus en plus beau…

Propos recueillis par Michel Tassé