Les représentants du MFFP rencontreront jusqu’au 17 décembre des acteurs du milieu faunique dans les 17 régions administratives du Québec pour que ces gens puissent faire connaître leurs points de vue et leurs préoccupations à l’égard de la faune du Québec.

Vers une politique de la faune

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) se met en marche pour élaborer la première politique gouvernementale sur la faune au Québec. L’État veut engager le dialogue avec la population pour assurer la pérennité de la faune, mais aussi pour savoir ce que vous voudriez qu’il soit fait dans ce domaine.

C’est le moment pour les amateurs de chasse et pêche de leur dire comment vous voulez que ce soit à l’avenir.

Si vous trouvez que c’est impossible pour vous d’aller à la chasse à l’orignal dans une forêt près de chez vous parce qu’il y a des chasseurs partout qui se sont approprié le territoire, ce sera le moment de le dire.

Si vous souhaitez avoir le droit de pêcher à deux lignes dans votre bateau ou si vous souhaitez acheter vos permis de chasse et pêche en ligne, ce sera l’occasion de le dire. Si vous êtes tannés de traîner des étuis sur votre spot de chasse parce que la loi vous oblige à la ranger dans un étui fermé après les heures de chasse et que ça vous emmerde d’avoir à traîner l’étui dans votre sac à dos pour le retour au camp en soirée, ce sera le temps de le faire savoir au MFFP. C’est aussi le temps d’exprimer votre opinion sur les coûts des permis de chasse et pêche.

Rencontre des intervenants

« La politique doit tenir compte de l’ensemble des utilisateurs de la forêt québécoise et des bénéfices sociaux et économiques auxquels la faune contribue et permettra au gouvernement de se doter d’une vision d’avenir liée aux attentes de la population et des intervenants du milieu faunique. Elle permettra également de définir les grandes orientations qui pourront répondre aux enjeux actuels et futurs des espèces et des écosystèmes », indique le ministère

Les représentants du MFFP rencontreront jusqu’au 17 décembre des acteurs du milieu faunique dans les 17 régions administratives du Québec pour que ces gens puissent faire connaître leurs points de vue et leurs préoccupations à l’égard de la faune du Québec dans le cadre d’ateliers de travail. Les principaux groupes et organismes de la région ont déjà été rencontrés, il y a deux semaines, à l’occasion de ce processus de consultation.

Participation citoyenne

Pour ce qui est des citoyens qui souhaiteraient contribuer à la réflexion entourant l’élaboration de la politique, ils peuvent consulter le site Web du ministère, où il est possible de faire part de leurs commentaires ou de répondre à un questionnaire. Cette option de participation destinée au grand public est disponible depuis le 18 novembre et se poursuivra jusqu’au 31 décembre. Le sondage comprend six questions liées au domaine faunique et vous n’avez pas à décliner votre identité et vous n’avez aucun renseignement personnel à inscrire.

Le ministère veut connaître à quelle fréquence vous pratiquez des activités liées à la faune, comme la chasse, la pêche, le piégeage, l’ornithologie, l’observation de la faune en général, la photographie et autres activités à vocation faunique.

On vous demande aussi d’indiquer à quel point vous jugez important de considérer les enjeux actuels et futurs suivants dans la future politique gouvernementale sur la faune au Québec en ce qui concerne les espèces menacées et vulnérables, la relève, la cohabitation humains-faune, l’impact des changements climatiques ainsi que l’accessibilité au territoire, entre autres.

Éléments sensibles

La troisième question touche des éléments un peu plus sensibles, car le ministère veut savoir à quel point certains éléments limitent votre participation aux activités liées à la faune comme la chasse, la pêche, le piégeage et l’observation de la faune. La nécessité d’être accompagné d’une personne expérimentée pour entreprendre la pratique d’activités liées à la faune ; la tarification des activités ; les coûts liés à l’achat de l’équipement nécessaire à la pratique de ces activités ; le fait que les milieux naturels soient éloignés de votre lieu de résidence et le fait que certains individus s’approprient le territoire.

On sent dans cette question la préoccupation du ministère à l’effet que de nombreux chasseurs ne pratiquent pas la chasse au gros gibier, car l’ensemble du territoire est déjà occupé par les chasseurs actuels. Comme le ministère considère important d’encourager la relève, il cherche probablement à rendre les secteurs de chasse plus accessibles pour les nouveaux chasseurs. La nouvelle politique de la faune devra considérer cette problématique d’appropriation du territoire pour permettre l’accès aux nouveaux chasseurs.

Des chiffres récents indiquent que du côté des locataires de terres publiques, 61 % d’entre eux ont 60 ans et plus, ce qui peut provoquer une certaine ouverture pour la relève dans les 20 prochaines années.

Dans le questionnaire, le ministère s’intéresse aussi à votre opinion concernant la complexité de la réglementation et les efforts de protection et de conservation.

La dernière question vous offre un espace libre pour indiquer vos préoccupations personnelles et vos observations à l’égard de la gestion de la faune. Je vous invite à prendre deux à trois minutes de votre temps pour remplir ce sondage ; la première politique de la faune sera déterminante pour cette industrie.