Un quota de trois ouananiches

CHRONIQUE / Les amateurs de pêche à la ouananiche au lac Saint-Jean et au lac à Jim ont appris cette semaine que la saison de pêche ouvrirait le vendredi 11 mai, une ouverture hâtive comme l’an dernier. Une nouveauté s’ajoute cependant, la limite de prise quotidienne passera de deux à trois ouananiches par pêcheur dans l’Aire faunique communautaire (AFC) du lac Saint-Jean.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et la Corporation LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean (CLAP) ont pris cette décision en raison de l’abondance de ouananiches dans le Piékougami en se fiant au nombre important de reproducteurs qui ont remonté les rivières l’automne dernier.

« À la passe migratoire de la rivière Mistassini, nous avons compté 1642 géniteurs. Il s’agit de la deuxième plus importante montaison depuis 1975 et nous ne sommes pas loin du record de 1997, alors que 1721 géniteurs avaient remonté la rivière soutenue par un important programme d’ensemencement. Ça représente trois fois plus de géniteurs que la cible idéale fixée par le comité scientifique. L’augmentation du nombre de prises est une des mesures pour ramener le nombre de géniteurs le plus près de la cible », fait valoir Marc Archer, directeur général de la Corporation LACtivité pêche qui gère la pêche sportive dans l’AFC.

Rappelons qu’en 1997, on avait estimé à cette époque que plus de 9000 géniteurs avaient migré dans les rivières tributaires du lac, ce qui avait provoqué la fermeture de la pêche en 2003, car il n’y avait plus assez d’éperlan pour nourrir toutes les nouvelles ouananiches engendrées par ces milliers de géniteurs.

« Pour l’instant, j’aime mieux gérer les bonnes nouvelles. Nous sommes encore dans un cycle d’abondance et nous savons que 11 des 25 frayères aménagées ont produit des éperlans l’an dernier. Il y a encore beaucoup de questions sans réponse concernant la production d’éperlans et on ne contrôle pas tout avec la nature. Les fortes crues printanières et des printemps froids peuvent avoir un impact sur la production d’éperlan, ce sont des données qui restent à étudier », explique Marc Archer qui suit le dossier de la ouananiche depuis près de 40 ans.

6200 captures en 2017

« Les pêcheurs sportifs ont capturé plus de 6200 ouananiches en journée au lac Saint-Jean en 2017, à raison de 0,07 capture/heure en moyenne et en vertu d’un effort de 15 400 jours/pêcheurs. Huit pour cent des captures furent remises à l’eau volontairement et près de 5800 ouananiches ont été récoltées, d’un poids moyen de 1,6 kg (3,5 livres). La récolte comptait plus de 3400 prises de grande taille (plus ou moins 40 cm de longueur) pour 55 % des captures. Et les pêcheurs à la mouche en rivière ont connu une saison record, en récoltant plus de 500 ouananiches », indique-t-on dans le rapport annuel de la CLAP.

« Pour des raisons qu’on ignore, le succès de pêche ne reflète pas l’abondance de la ressource et le nombre de géniteurs qui ont remonté les rivières démontre que la ouananiche était abondante. On constate que la pêche au bord est moins fructueuse et que les pêcheurs qui connaissaient un meilleur succès étaient plus au large », fait savoir le directeur général de la CLAP.

saison de pêche

« La période de pêche au doré jaune et aux autres espèces reste inchangée et débutera le vendredi 25 mai. La date de fin de la pêche estivale pour toutes les espèces demeure le 9 septembre. Le devancement de l’ouverture de la pêche à la ouananiche ne s’applique pas à la rivière Grande-Décharge, à Alma, en aval du barrage d’Isle Maligne, ni à la rivière Saguenay », indique le ministère.

L’assemblée générale de la CLAP aura lieu le jeudi 26 avril à compter de 19 h à l’Hôtel Château Roberval.


« À la passe migratoire de la rivière Mistassini, nous avons compté 1642 géniteurs. Il s’agit de la deuxième plus importante montaison depuis 1975 et nous ne sommes pas loin du record de 1997, alors que 1721 géniteurs avaient remonté la rivière soutenue par un important programme d’ensemencement.  »
Marc Archer

AU BOUT DE LA LIGNE

Nouvelles modalités de réservation à la Sépaq

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) met en branle ses nouvelles modalités de réservation pour la pêche quotidienne dans les parcs et réserves fauniques du Québec à compter du samedi 7 avril, 10 h (13 h pour la Réserve faunique des Laurentides).

Les adeptes sont invités à s’inscrire sur le site Internet de la Sépaq pour choisir une date et un lac pour les expéditions de pêche qu’ils entendent faire cet été. L’ancienne formule de réservation voulait qu’on réserve quatre mois à l’avance, une façon de faire qui était difficile à planifier pour les gens qui ignoraient leurs dates de vacances estivales. La Sépaq espère ainsi faciliter le choix pour ses clients et vendre plus de journées de pêche dans l’un des 500 lacs offerts pour la pêche quotidienne.

«Une salle d’attente virtuelle sera en fonction lors des réservations en ligne. Similaire à ce qui existe sur les sites de vente de billets de spectacle ou d’événements sportifs, ce nouvel outil vise à offrir une chance égale d’accéder aux meilleurs lacs du réseau lors des périodes les plus recherchées. Les réservations par téléphone continueront à se faire selon le principe du premier arrivé, premier servi au 1 (800) 665-6527», précise la Sépaq sur son site de réservation.