Guillaume Roy

Plus de 1000 dorés par semaine !

CHRONIQUE / Quand on goûte au succès de pêche dans les lacs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, on y retourne année après année. Après avoir tenté plusieurs destinations, c’est le constat qu’ont fait un groupe d’amis venus passer quelques jours au Domaine Poutrincourt récemment. Un lac où l’on peut pêcher plus de 1000 dorés par semaine !

À la fin juin, de vieux amis du secondaire m’ont contacté pour me dire qu’ils venaient pêcher au Domaine Poutrincourt, une pourvoirie qui se situe au nord du Lac-Saint-Jean, à mi-chemin entre Saint-Félicien et Chibougamau. À défaut de pouvoir me libérer plusieurs jours, j’ai tout de même pris une journée de congé pour aller taquiner le doré avec eux dans les eaux poissonneuses de la grande forêt boréale, sur un domaine de pêche exclusif. Et je n’ai pas été déçu.

La pêche est fructueuse au Domaine Poutrincourt.

À mon arrivée au Domaine Poutrincourt, je demande aux guides sur place où se trouve le chalet de mes amis. On m’invite alors à mettre mes bagages et ma canne à pêche dans une énorme chaloupe, pour me rendre à l’un des chalets satellites répartis aux quatre coins du lac.

« C’est un des meilleurs endroits pour la pêche sur le lac Poutrincourt, qui fait 20 km de long », raconte le guide.

Marc-André Vézina a pêché un brochet de 40 pouces.

« Et il y a beaucoup de poissons dans le lac ? », lui demandai-je.

« La semaine dernière, le groupe qui était à ce chalet a pêché plus de 1000 dorés ! », qu’il me répond.

Le lac Poutrincourt est un domaine exclusif de pêche et il fait plus de 20 km de long. On y retrouve des chalets satellites aux quatre coins du lac.

Mille dorés en une semaine, ça fait beaucoup de poissons. Si on fait le calcul en divisant 1000 poissons en huit pêcheurs et sept jours de pêche, ça fait près de 18 poissons par jour. Si on calcule deux sorties de pêche par jour, ça fait quand même neuf dorés par sortie de pêche.

Selon un des copropriétaires, Éric Cauchon, les pêcheurs qui connaissent les endroits les plus poissonneux récoltent de 30 à 40 poissons par jour. En groupe de huit, ça en fait plus de 2000 en une semaine. Avec autant de poissons à gérer, personne n’ose dire que la pêche est ennuyante !

La pêche est bonne et les spécimens sont gros.

Et là, on ne parle pas de petits poissons, car la majorité des prises sont grosses. Je n’ai fait qu’une seule pêche et capturé « seulement » six dorés, mais quatre d’entre eux faisaient plus de 15 pouces. Nicolas Bergeron a sorti un doré de 26 pouces et Marc-André Vézina a pêché un brochet de 40 pouces. Des monstres.

Au-delà de l’idée de pêcher des monstres, l’important, c’est d’avoir de l’action quand on va à la pêche. Et l’action n’était carrément pas au rendez-vous pour la petite gang de pêcheurs que je suis allé rejoindre au cours des cinq dernières années. « On a dû pêcher 10 poissons en cinq ans à la gang », a lancé Marc-André Vézina, exagérant « seulement » un tout petit peu, comme on s’attend d’un vrai pêcheur.

Après la pêche, il faut préparer le poisson.

Plein de facteurs peuvent expliquer la malchance des dernières années, comme la mauvaise saison pour la pêche, une faible densité de poissons ou la méconnaissance du territoire, mais une chose est certaine: la pêche du Domaine Poutrincourt a été quasi miraculeuse. Lors de leur séjour de trois nuits, les sept gars ont fait deux journées et demie de pêche, récoltant plus de 350 poissons. En fait, ils n’ont pas gardé le compte exact, mais un calcul rapide a permis de valider le nombre. Avec un séjour de sept nuits, il aurait pêché près de 1000 dorés, sans trop connaître le lac Poutrincourt.

« Pêcher sur un territoire exclusif fait toute la différence », estime Frédéric Jourdain, l’organisateur de la sortie de pêche cette année.

Ce sentiment est d’ailleurs partagé par tout le groupe de pêcheurs.

« La réservation est déjà faite pour l’an prochain, aux mêmes dates », ajoute ce dernier.

Le Domaine Poutricourt n’est pas une exception dans le nord du Lac, car plusieurs autres lacs offrent un potentiel similaire. Mais un domaine exclusif de pêche vient rajouter une touche de succès supplémentaire.

Avec la pandémie de COVID-19, la clientèle américaine, qui représente 50 % des réservations, ne peut pas encore venir en visite dans la région, car les frontières sont fermées, jusqu’au 31 juillet.

Résultat : il reste encore de la disponibilité, même pendant les semaines de la construction.