Les zecs sont encore en hiver

CHRONIQUE / C’est en fin de semaine que les Zones d’exploitation contrôlée (zec) ouvrent leur poste d’accueil pour donner accès à leur territoire, sauf que les lacs sont encore gelés et que les routes secondaires sont accessibles seulement en motoneige. Il n’y a pas que le lac Saint-Jean qui tarde à caler, les territoires des zecs ne devraient pas dégeler avant deux bonnes semaines.

«Les opérations forestières ont ouvert le chemin principal, mais il y a entre un et trois pieds de neige bien foulée dans les chemins secondaires. Des villégiateurs se déplacent encore en motoneige dans le secteur de la Hache, c’est pire que l’an passé», a fait savoir Mario Vaillancourt, assistant à la protection de la Faune pour la Zec Onatchiway.

C’est à peu près le même portrait pour les dix zecs du territoire qui comptent deux ou trois lacs de calés à l’entrée du territoire alors que partout ailleurs c’est la neige qui recouvre le territoire. Il faudra attendre au début du mois de juin pour profiter des plaisirs de la villégiature et de la pêche sportive.

Les zecs sont devenues de plus en plus accessibles au cours des dernières années pour les pêcheurs occasionnels. Les gestionnaires offrent la possibilité de louer des chaloupes qui sont déjà sur le bord de certains lacs en plus d’avoir aménagé des emplacements sur le bord de quelques plans d’eau pour pratiquer la pêche à gué.

Des terrains de camping avec service et des espaces de camping sauvage sont aussi disponibles. Il est important de rappeler que les amateurs d’aventure peuvent poser leur tente à proximité des lacs qu’ils veulent pêcher La Zec Martin-Valin a même aménagé un quai pour personnes à mobilité réduite sur un des lacs près du poste d’accueil.

24 mai pour le doré du lac

Si le lac Saint-Jean était encore un gros bloc de glace pour l’ouverture hâtive de la pêche à la ouananiche, le piekougami devrait être libéré de ses glaces pour l’ouverture de la saison de pêche au doré qui est prévue pour le vendredi 24 mai. Les pêcheurs pourront alors pêcher dans la rivière Métabetchouan dans le secteur de Desbiens et dans tous les secteurs stratégiques autour du lac.

Les adeptes de pêche au doré doivent s’attendre à du nouveau de la part de la Corporation LACtivité pêche (CLAP) qui a convoqué une conférence de presse pour mercredi 22 mai au Pavillon du camping municipal de Saint-Gédéon. La CLAP entend dévoiler un outil de sensibilisation pour améliorer la conservation du doré jaune et la qualité de pêche au lac Saint-Jean.

Hommage pour Pascal Sirois

Le gouvernement du Québec a rendu hommage, jeudi, à Pascal Sirois, professeur titulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées (CREAE) au département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Contribution des sciences à la faune en lui décernant un prix dans la catégorie Contribution des sciences à la faune à l’occasion de la deuxième édition des Prix Harfang des neiges. Ce prix remis par le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, reconnaît l’engagement et la contribution de personnes ou d’organisations œuvrant à la conservation, à la gestion et à la mise en valeur de la faune.

«La CREAE a pour objectif d’acquérir de nouvelles connaissances orientées vers le développement et l’optimisation d’outils de gestion des stocks de poissons sportifs. La Chaire est un modèle de partenariat unique au Québec entre le gouvernement et le milieu universitaire. Les recherches réalisées par le professeur Sirois et son équipe de la CREAE ont des retombées directes et concrètes sur les stocks de poissons au Québec et pour les utilisateurs», indique-t-on dans le communiqué de presse.

Pascal Sirois et son équipe de recherche sont à l’origine de plusieurs études sur la ouananiche, l’éperlan arc-en-ciel, l’omble de fontaine et le bar rayé entre autres. C’est également lui qui notamment fait savoir que les cycles de la ouananiche au lac sont essentiellement liés à un rapport proie-prédateur et qu’interdire la pêche n’est pas la bonne chose à faire pour équilibrer l’abondance de la ressource.

Coup de coeur pour Alma

L’école Jean-Gauthier d’Alma qui offre le programme pédagogique Ressources fauniques pour la relève en chasse, pêche et piégeage dans une perspective éthique et responsable a reçu le prix Coup de cœur Relève pour un groupe à l’occasion de la deuxième édition des Prix Harfang des neiges. «Depuis plus d’une décennie, ce programme est offert aux élèves de la première à la cinquième année du secondaire et leur permet de bouger et de se dépasser dans le cadre d’expériences concrètes dans la nature, contribuant ainsi à prévenir le décrochage scolaire», peut-on lire dans le communiqué émis vendredi.

«Plusieurs activités sur le terrain permettent aux jeunes de développer leurs compétences et leurs connaissances dans le domaine faunique ce qui permet de les sensibiliser à la protection de la faune, au respect de la réglementation et aux effets néfastes du braconnage. Ressources fauniques attirent des nouveaux élèves et enseignants chaque année en plus d’inspirer d’autres écoles à élaborer un programme similaire. La pérennité du programme est assurée par l’implication de partenaires importants, d’enseignants compétents et d’élèves motivés qui développent des liens entre eux autour d’une passion commune», indique-t-on sur le site du Prix Harphang des neiges.