Aurélien Launière, directeur de la Réserve faunique Ashuapmushuan, et Norman Byrns, des soirées de films de chasse et pêche, posent derrière l'ours qui a fait l'objet d'un film.

Les ours de l'Ashuapmushuan

CHRONIQUE / Une des productions vedettes de la tournée de films de chasse et pêche de l'équipe Action Chasse-Pêche inc., avec les professionnels Norman Byrns et Daniel Gilbert, se déroule lors d'une partie de chasse à l'ours noir dans la Réserve faunique Ashuapmushuan dans le secteur de La Doré.
Les ours sur les sites de chasse sont appâtés avec des gâteries pour les attirer.
« Nous avons été impressionnés par la quantité et la grosseur des ours que nous avons vus sur ce territoire, c'est impressionnant et on classe la réserve dans le top trois des meilleurs endroits en province », soutient Norman Byrns que j'ai joint par téléphone à son domicile avant le dernier droit d'avril pour la présentation des huit dernières soirées de films, dont celle de Chicoutimi, le 13, à l'aréna de l'UQAC.
« Nous avons vu huit bêtes en quatre jours de tournage au printemps et nous avons récolté un ours d'au moins 315 livres (143 kg). Il pesait 270 livres (122.5 kg), éviscéré, ce qui veut dire que cette bête aurait pesé au moins 375 livres (170 kg) à l'automne », estime le chasseur professionnel qui a eu droit à des images inédites durant ce tournage.
« Nous avons vu un ours traverser un lac à la nage et surtout nous avons eu la chance de filmer une scène d'accouplement d'ours noirs, des images que je n'avais jamais eu la chance de tourner en plus de 25 ans de carrière », avoue le réputé chasseur.
L'équipe de Norman Byrns et Daniel Gilbert a été impressionnée par la qualité des sites de chasse et par l'expertise des employés de la réserve faunique. « C'est une excellente collaboration de gestion avec les autochtones de Mashteuiatsh, alors que les employés connaissent très bien le territoire », indique Normand Byrns qui réserve une surprise à couleur humoristique dans la présentation du film de chasse à l'ours.
Produit populaire
Le directeur de la Réserve faunique Ashuapmushuan, Aurélien Launière, n'est pas surpris par les images tournées par Chasse-Pêche. « Nous avons des caméras de surveillance sur nos sites de chasse appâtés et nous savons ce qui s'y passe. Nous avons des images extraordinaires et grâce à ça les chasseurs ne tirent pas sur le premier ours qu'ils aperçoivent, ils savent qu'il y en a des plus gros », dit-il.
« Nous avons aménagé 30 sites de chasse appâtés sur la réserve. La plupart des sites sont à moins de deux kilomètres de la route 167 et faciles d'accès. Nous avons trouvé des endroits sécuritaires pour les chasseurs et très invitants pour les ours que nous attirons avec des barils remplis avec une préparation de maïs et de mélasse. Il y a des miradors et des aménagements qui permettent aux chasseurs de bien observer ce qui se passe avant de récolter une bête », fait valoir le directeur qui compte sur une équipe d'employés expérimentés.
« L'an passé, comme cette année, nous avons 30 chasseurs qui ont choisi les forfaits de chasse offerts du lundi au jeudi. Nous devons gérer les activités de chasse à l'ours en même temps que les activités de pêche et ça devient très demandant pour le personnel », explique Aurélien Launière qui a reçu l'autorisation du ministère de la Faune d'augmenter l'offre au nombre de 50 chasseurs en 2018.
Forfait
Les forfaits de chasse à l'ours de la Réserve faunique Ashuapmushan sont offerts au printemps en plan européen (à l'automne, les chasseurs à l'orignal peuvent aussi chasser l'ours) pour une durée de quatre jours pour un minimum de deux chasseurs du 19 mai au 30 juin 2017. Des sites de chasse aménagés avec des guides expérimentés, un hébergement en plan européen et un excellent taux de succès permettent aux chasseurs de vivre une expérience de qualité. La chasse se pratique avec arme à feu, à la poudre noire, à l'arc ou à l'arbalète.
Le forfait comprend l'hébergement en chalet (4 nuits) avec tous les équipements pour la préparation et le service des repas, des sites appâtés, des miradors (arc et arme à feu), un service de conseillers experts, l'enregistrement des bêtes, l'entreposage de la viande et un territoire de pêche. Le prix de ce genre de forfait est de 924 $ par personne par jour. L'écorchage, la préparation de la viande et les services de taxidermistes sont aussi offerts en surplus.
Un timbre
Nous avons d'ailleurs appris cette semaine que c'est l'ours noir qui a été retenu par la Fondation de la faune du Québec comme espèce vedette de son 30e timbre de conservation. L'artiste Claudio D'Angelo, de Montréal, a remporté le concours de sélection avec son oeuvre intitulée Dans les brumes de l'été, ours noirs représentant une mère ourse avec ses petits.
L'ours noir
La fondation nous rappelle que « ce mastodonte omnivore fréquente une kyrielle d'habitats : tourbières, forêts mixte et boréale, taïga, milieux agricoles et urbains et même... les sites d'enfouissement. Ses habitudes généralistes le placent parfois dans des situations conflictuelles avec l'Homme, son unique prédateur. L'ours noir est loin d'être un plantigrade gauche et indolent : il peut atteindre 40 km/h à la course et grimper aux arbres à une vitesse impressionnante malgré sa corpulence (il peut peser jusqu'à 270 kg). »