Les connaissances sont essentielles

CHRONIQUE / L’année 2019 sera importante au chapitre des acquisitions de connaissances dans le domaine de la faune. Plusieurs espèces de poisson destinées à la pêche sportive méritent qu’elle soit mieux documentée pour mettre en valeur les activités de pêche.

Ouananiche en vedette

Le bureau régional du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a consacré beaucoup d’énergie et d’argent pour la ouananiche ces 20 dernières années. Notre emblème animalier régional a fait l’objet de plusieurs projets de recherche. L’existence d’une structure comme l’aire faunique communautaire du lac Saint-Jean gérée par la Corporation LACtivité pêche (CLAP) a permis le financement en bonne partie de ces projets de recherche.

On connaît bien maintenant le cycle proie et prédateur qui détermine les cycles d’abondance et de rareté dans le lac. Il va rester à déterminer quels sont les impacts sur les populations de ouananiches de l’aménagement de frayères à éperlans dans le lac Saint-Jean.

Mystères du Saguenay

Les spécialistes du ministère ont maintenant d’autres tâches de recherche à accomplir. Le fjord du Saguenay est un immense cours d’eau et les espèces comme l’éperlan arc-en-ciel, le bar rayé, le sébaste et la truite de mer sont des espèces très courtisées par les pêcheurs.

Les biologistes et les chercheurs ont commencé à s’intéresser à l’éperlan et au bar rayé l’été dernier sur le fjord. Contrairement aux années passées, le bar ne s’est pas présenté en très grand nombre dans le Saguenay. Les biologistes du ministère espéraient en capturer plus de 300 dans leurs filets, mais ils en ont capturé à peine une trentaine pour évaluer les contenus stomacaux et savoir de quoi ils se nourrissent. Des tests d’ADN seront également effectués pour déterminer la provenance des bars qui migrent dans le Saguenay, à savoir s’ils proviennent de la rivière Miramichi ou du fleuve Saint-Laurent.

Éperlans

Pour ce qui est de l’éperlan du Saguenay, on sait peu de choses à son sujet, à part la situation de quelques sites de fraye. Il a été moins présent que d’habitude, l’hiver dernier au bout des lignes des pêcheurs sous les glaces de la baie des Ha! Ha! et a montré quelques signes d’encouragement, cet automne, au bout du quai de croisière où les pêcheurs ont connu du succès avant que les glaces ne s’installent.

L’éperlan représente une source de nourriture importante pour plusieurs espèces. L’acquisition de connaissance permettra une meilleure gestion de ce poisson-fourrage. Je n’ai jamais compris pourquoi la limite de capture était de 120. Peut-être que 50 suffirait. Ce sont les recherches et la connaissance qui vont permettre aux gestionnaires de prendre les décisions qui s’imposent pour chaque espèce.

Plan pour la truite

Les biologistes ont également réalisé un sondage sur la truite mouchetée, qu’on appelle aussi l’omble de fontaine, l’année dernière. On devrait connaître les résultats de ce sondage portant sur la satisfaction des pêcheurs quant à la qualité de la pêche sportive au cours de l’année 2019. Je suis impatient de savoir ce que pensent les pêcheurs au sujet de la pêche. C’est à partir de ces données que les spécialistes élaboreront le premier plan de gestion de l’omble de fontaine.

Pour ce qui est de la truite de mer, les adeptes du Saguenay ne cessent de rapporter sa rareté. Les spécialistes du ministère se basent sur les carnets des pêcheurs et un ancien sondage sur le terrain pour évaluer les taux de capture et les taux de succès. Les gestionnaires de la rivière à Mars ont commencé, cette année, l’ensemencement d’alevins de truites de mer, un effort qui devrait se poursuivre au cours des cinq prochaines années.

Poisson de fond

Pour le moment, la nouvelle année débute avec l’ouverture de la pêche au poisson de fond sur le Saguenay. Les avis scientifiques des spécialistes ont déterminé que la pêche hivernale au poisson de fond dans le Saguenay débuterait le samedi 12 janvier pour se terminer le dimanche 12 mars, ce qui donnera une saison de 58 jours de pêche pour les amateurs. Les conditions gagnantes semblent être en place pour que les glaces soient suffisamment épaisses pour accueillir les cabanes quelques jours avant l’ouverture.

Les responsables du souper de l’ouverture de la pêche blanche prévu pour le vendredi 11 janvier au Vieux Théâtre de La Baie, m’informent qu’il reste seulement 25 billets à vendre pour le souper spectacle. Seulement 25$. Réservation 418 545-3330 ou sur le réseau Réservatech.

Chasse

Pour ce qui est de la chasse à l’orignal, 2019 sera une année permissive et la prochaine saison sera l’occasion de voir si le plan de gestion de l’orignal a atteint sa limite et si les récoltes, à la hausse depuis plus de dix ans, finiront par se stabiliser. On constate que la chasse à l’ours gagne énormément en popularité, non seulement dans la région, mais partout au Québec. On verra en 2019 si cette tendance se maintient.