Jérémy Tremblay capture de deux à trois belles truites mouchetées par expédition quand il n’est pas en compagnie du chroniqueur chasse et pêche.

Le meilleur est à venir au lac

CHRONIQUE / Les plus belles journées de pêche de l’hiver sont à venir sur les glaces du lac Saint-Jean. « Il reste encore une quarantaine de jours au calendrier et depuis les 10 dernières années nous n’avons jamais retiré nos cabanes avant le 31 mars », assure Charles Dufour de la Pourvoirie Pêche blanche sur le lac.

« Depuis l’ouverture de la saison hivernale, le 20 décembre, on ne peut pas dire que c’est notre meilleure saison. Nous avons fait des sapristies de belles pêches certaines journées, alors que d’autres fois nous avons fait patate », avoue humblement le spécialiste de pêche d’hiver au lac.

« Admettons que le plan saison a été moins stable que l’an passé, mais le meilleur reste à venir. Le doré commence à se réactiver les trois dernières semaines du mois de mars en vue de sa période de fraie printanière et la fin de saison risque d’être excitante », soutient le pourvoyeur qui a connu une bonne fréquentation au cours de l’hiver.

Truites et éperlans

La Pourvoirie Pêche blanche du lac offre des forfaits de pêche au doré sur les glaces du Piékouagami et des excursions pour la truite et l’éperlan sur le lac Vert à Hébertville. J’ai profité de la journée ensoleillée et venteuse de vendredi pour découvrir cette activité en compagnie du guide accompagnateur Jérémy Tremblay, un maniaque de pêche d’Alma qui travaille comme guide de chasse et pêche au pavillon les Portes-de-l’Enfer dans la Réserve faunique des Laurentides l’été et l’automne.

Jérémy a installé une petite cabane à pêche sur le lac Kénogamichiche situé dans le bassin versant de la Belle-Rivière et du lac Saint-Jean à Hébertville. Ce lac fait partie de la route des fourrures qui reliait Tadoussac au lac Ashuapmushuan.

Le site est facilement accessible, on stationne la voiture en bordure de route, près du pont de fer à Hébertville et on se rend à la cabane à pêche à pied à moins d’une minute de marche. Le guide vous installe deux cannes pour pêcher au chaud à l’intérieur de la cabane, mais c’est dans les trous percés à l’extérieur que l’action se déroule.

Chaque pêcheur a droit à cinq lignes à l’eau et votre guide de pêche se fait un devoir de ratisser tout autour de la cabane pour couvrir le plus de territoire possible.

Le guide Jérémy Tremblay installe cinq lignes par pêcheur pour les garder en action.

« Là-bas il y a de l’herbe, la truite se met à l’affût et attend qu’un éperlan passe dans le coin. C’est un bon spot. Là-bas sous le pont, il y a un petit ruisseau qui coule à longueur d’année, on a souvent pris de grosses truites à cet endroit », raconte le guide pour vous motiver tout en perçant des trous.

« Généralement, pour une journée de pêche, on capture environ de 15 à 20 éperlans (certains mesurent 20 cm) et deux à trois belles truites mouchetées, dont certains gros spécimens de plus de trois livres et même plus », certifie le guide avec photos à l’appui.

Il installe des brimbales qui s’activent avec le vent pour faire un mouvement de va-et-vient sous la glace. « Les truites aiment bien quand c’est actif. Ça les attire », fait-il valoir.

Malgré tous nos efforts, le poisson ne s’est pas pointé dans la journée de vendredi pour une sortie de pêche de quatre heures. Je vais prendre ma revanche samedi, nous n’avons pas dit notre dernier mot. On ne peut pas revenir bredouille deux fois.

Pour ceux que ça intéresse, la Pourvoirie Pêche blanche du Lac offre des activités jusqu’à la fin mars pour le doré, la truite et l’éperlan ; toutes les informations sont disponibles sur leur siteInternet.

Ailleurs sur le lac

Lors de la saison de pêche 2018, on comptait 159 cabanes à pêche sur le lac Saint-Jean, pour une moyenne de 187 depuis 2013 selon le rapport annuel de Corporation LACtivité pêche (CLAP).

Dans un sondage réalisé par la CLAP, 91 % des 1113 pêcheurs interviewés pêchaient à partir d’une cabane, 85 % recherchaient exclusivement le doré, 12 % le doré et la lotte et 3 %, la lotte uniquement. Ce chiffre de 3 % est, selon la CLAP, une proportion nettement sous-estimée puisque les pêcheurs de lotte quittent généralement le lac après avoir visité leurs lignes.

Par temps froid, les pêcheurs peuvent profiter du confort de la cabane à pêche pour capturer truites mouchetées et éperlans.

La CLAP estime que les pêcheurs hivernaux ont capturé environ 4700 dorés, du 10 janvier au 31 mars 2018. Environ 4400 dorés ont été récoltés, comparativement à 52 500 en été. Les résultats de 2019 seront connus bientôt.