Cette carte montre les différentes populations de saumons d’eau douce dans le monde.

La ouananiche a des semblables

CHRONIQUE / La publication récente de neuf scientifiques sur le survol mondial des populations de saumons d’eau douce, relaté par le collègue Louis Tremblay dans Le Quotidien de jeudi, nous apprend entre autres choses que notre ouananiche du lac Saint-Jean a des semblables ailleurs dans le monde.

Le document scientifique traite de la Variabilité de l’histoire biologique et le statut de conservation du saumon atlantique sans littoral (saumon d’eau douce). « Au Québec et à Terre-Neuve, où la plupart des salmo salar non anadromes (qui ne vont pas en mer sont appelées « ouananiche ». Ailleurs en Amérique du Nord, ils sont appelés « saumon enclavé » (Landlocked), « saumon Sebago » (nom du lac Sebago) ou « saumon d’eau douce ».

Saumon atlantique enclavé

Le nom ouananiche serait d’origine autochtone, «aunanish» en langue montagnaise, qui signifierait, selon les auteurs « le petit égaré » ou « celui qui se trouve partout » ou « le petit perdu » qui est en réalité un saumon de l’Atlantique vivant en eau douce.

« Les deux populations existantes de saumon non anadromes en Norvège ont deux noms distincts (sans doute trois) qui distinguent les populations riveraines des populations lacustres. « Småblank » (ou « namsblank ») décrit un saumon relativement petit, enclavé dans la partie supérieure de la rivière Namsen, au-dessus du tronçon de la rivière où vivent des saumons anadromes. Le terme « bleke » (ou « blege ») désigne des saumons légèrement plus grands, enclavés, qui ont accès à un lac du sud de la Norvège (Byglandsfjord) », indique le document scientifique.

Saumon d’eau douce non enclavé

« En Finlande, le mot "järvilohi " signifie simplement " saumon de lac ", ce qui n’entraîne aucune implication de l’accès à la mer ou à partir de son cycle de vie. Le terme le plus couramment utilisé pour décrire le saumon atlantique non anadrome en anglais est « enclavé » (Landlocked). Pourtant, de nombreux saumons dits enclavés ont un accès sans entrave à la mer », font savoir les scientifiques.

C’est donc qu’il y a des saumons d’eau douce qui ne sont pas enclavés (par un barrage ou le retrait des glaciers) et qui ne vont pas en mer comme des saumons anadromes pour se nourrir, ils auraient choisi de rester en rivière.

« Le småblank de Norvège ; où la plupart résident dans un tronçon de rivière d’environ 100 m de long et 1 m de large. Comptant moins de 500 individus, il pourrait s’agir de la plus petite population connue de salmo salar non anadrome.

Les scientifiques conviennent que chaque population de saumon d’eau douce a ses propres particularités, comme probablement les ouananiches du lacs sont différentes génétiquement en fonction de leur rivière d’origine même si elles vivent dans le même lac. Il faudra encore plusieurs autres études pour connaître davantage sur ce saumon d’eau douce qui vit aussi ailleurs qu’au lac Saint-Jean.