En date du 29 juin 2018, la Société de sauvetage a recensé 16 noyades pour l’année 2018.

Jamais sans ma « flotte »!

CHRONIQUE / En canot, en kayak ou à bord d’une chaloupe, je porte toujours ma veste de flottaison individuelle (VFI). Dans mon bateau de pêche, sur le lac Saint-Jean, en début de saison et quand le lac est agité, je la porte toujours aussi. Mais, des fois, l’été, quand le lac est comme un miroir et que le mercure marque 30 degrés Celcius, j’ai le réflexe de m’asseoir dessus en l’accrochant après mon pantalon avec un mousqueton.

Heureusement, il y a ma blonde et des amis sur le rivage qui vont me crier : « Mets ta flotte ! » Ce que je fais.

Quand le lac est calme, l’été, je porte, la plupart du temps, une VFI qui est plus légère et moins encombrante.

On connaît tous de tristes histoires de noyade impliquant des personnes qui ne portaient pas leur « flotte ». On ne peut pas être négligent à cet égard, et ça me fait toujours un pincement au coeur quand je vois des pêcheurs en canot ou en chaloupe sur un lac qui ne portent pas leur VFI.

Thérèse Laroque, membre de la patrouille Eurêko!, était à l’accueil de la zec du Lac-Brébeuf, la semaine dernière, pour sensibiliser les utilisateurs du territoire forestier sur l’importance de ne pas laisser de déchet en forêt. Eurêko! est un organisme environnemental à but non lucratif qui oeuvre à sensibiliser les citoyens à l’importance d’améliorer leur empreinte environnementale dans leur quotidien par des gestes simples.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) et le Conseil canadien de la sécurité nautique (CCSN) profitent de la Semaine nationale de la pêche, du 30 juin au 8 juillet, au Canada, pour nous rappeler, avec une note d’humour, que « porter son gilet de sauvetage est bien plus important que porter son « chapeau chanceux ».

Trop de noyades
Le CCSN fait valoir que « plus de la moitié des embarcations de plaisance vendues au Canada sont destinées à la pêche, et cela sur une base régulière. »

Il faut s’assurer que la VFI possède une étiquette de conformité de Transports Canada et qu’elle soit bien ajustée à sa taille.

Je sais que c’est embarrassant, que ça limite nos mouvements, mais il est inutile de courir ce risque. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Un mauvais mouvement, le ferrage d’un poisson qui provoque un déséquilibre, une vague qui nous prend par surprise, une perte d’équilibre qui enclenche la puissance du moteur, une rafale, la tentative de rattraper une casquette qui part au vent... Bref, il y a plein de situations qui peuvent nous faire tomber à l’eau.

En date du 29 juin 2018, la Société de sauvetage a recensé 16 noyades pour l’année 2018, comparativement à 23 à pareille date en 2017. Même si la tendance est à la baisse, on enregistre, au Québec, entre 60 et 100 noyades par année (97 en 2004 et 57 en 2016). Il faut développer le réflexe de porter sa VFI comme on a le réflexe d’attacher sa ceinture en automobile.

N’oublions pas que la grande majorité des victimes de noyade au Québec sont des hommes (8 sur 10), alors vigilance, messieurs les pêcheurs !